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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
pondait à une quantité de substrat transformée par unité de temps et qui pouvait
être différente selon l’enzyme étudié. En 1961, l’Union Internationale de Biochimie a donné une définition standard de l’unité d’activité enzymatique. Une unité
d’enzyme représente la quantité d’enzyme qui catalyse la transformation d’une
micromole de substrat par minute dans des conditions standards. Dans ce cas, la
température devra être mentionnée et si possible être de 25
o C. Les autres conditions, telles que le pH, la force ionique et la concentration de substrat devraient, si
cela est pratiquement possible, être optimales. L’unité d’enzyme est aujourd’hui
abandonnée dans les publications scientifiques mais elle est encore parfois utilisée
par certaines compagnies spécialisées dans la production d’enzyme. L’unité
internationale (SI) acceptée aujourd’hui pour représenter l’activité enzymatique est
le katal qui est défini comme la quantité d’enzyme suffisante pour catalyser la
conversion d’1 mole de substrat en produit en 1 seconde dans des conditions
standards. Un argument généralement évoqué contre l’utilisation de cette unité est
que 1 katal est une quantité excessivement grande : une activité enzymatique
typique dans un extrait cellulaire est de l’ordre de 1 unité mL
–1 ou de 20 μkat L
–1
.
Toutefois, des objections plus sévères n’ont pas empêché l’utilisation du farad
comme unité de capacité bien que ses sous-multiples soient plus couramment
utilisés. Similairement, il existe des sous-multiples du katal, tout comme le μkat,
égal à 60 unités ou le nkat, égal à 0,06 unités, qui pourraient être aisément utilisés
au laboratoire.
3.5. MÉTHODES D’ANALYSE DES DONNÉES CINÉTIQUES
3.5.1. Le graphique de v en fonction de [A]
Quand une série de vitesses initiales est mesurée à différentes concentrations de
substrat, il est souhaitable de représenter les résultats sous une forme graphique, de
sorte que les valeurs des paramètres cinétiques puissent être estimées et que la
précision de ces déterminations soit établie. La manière la plus directe de porter ces
données en graphique consiste à tracer le graphique de v en fonction de [] A
comme dans la figure 3.7. Comme nous en avons déjà discuté au § 1.2.7, il est
évident que la détermination précise des paramètres cinétiques peut être obtenue
par ajustement paramétrique non-linéaire de ce graphe sur l’équation de MICHAELIS
et MENTEN [3.36]. Néanmoins, d’un point de vue didactique, ce graphique n’est
pas entièrement satisfaisant pour diverses raisons :
il est difficile de dessiner avec précision une hyperbole rectangulaire,
il est difficile de déterminer la position des asymptotes (en général, on est tenté
de les placer trop près de la courbe),
il est difficile de percevoir les relations qui existent entre différentes courbes et
il est difficile de détecter des déviations de la courbe par rapport à une courbe
théorique.
CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
pondait à une quantité de substrat transformée par unité de temps et qui pouvait
être différente selon l’enzyme étudié. En 1961, l’Union Internationale de Biochimie a donné une définition standard de l’unité d’activité enzymatique. Une unité
d’enzyme représente la quantité d’enzyme qui catalyse la transformation d’une
micromole de substrat par minute dans des conditions standards. Dans ce cas, la
température devra être mentionnée et si possible être de 25
o C. Les autres conditions, telles que le pH, la force ionique et la concentration de substrat devraient, si
cela est pratiquement possible, être optimales. L’unité d’enzyme est aujourd’hui
abandonnée dans les publications scientifiques mais elle est encore parfois utilisée
par certaines compagnies spécialisées dans la production d’enzyme. L’unité
internationale (SI) acceptée aujourd’hui pour représenter l’activité enzymatique est
le katal qui est défini comme la quantité d’enzyme suffisante pour catalyser la
conversion d’1 mole de substrat en produit en 1 seconde dans des conditions
standards. Un argument généralement évoqué contre l’utilisation de cette unité est
que 1 katal est une quantité excessivement grande : une activité enzymatique
typique dans un extrait cellulaire est de l’ordre de 1 unité mL
–1 ou de 20 μkat L
–1
.
Toutefois, des objections plus sévères n’ont pas empêché l’utilisation du farad
comme unité de capacité bien que ses sous-multiples soient plus couramment
utilisés. Similairement, il existe des sous-multiples du katal, tout comme le μkat,
égal à 60 unités ou le nkat, égal à 0,06 unités, qui pourraient être aisément utilisés
au laboratoire.
3.5. MÉTHODES D’ANALYSE DES DONNÉES CINÉTIQUES
3.5.1. Le graphique de v en fonction de [A]
Quand une série de vitesses initiales est mesurée à différentes concentrations de
substrat, il est souhaitable de représenter les résultats sous une forme graphique, de
sorte que les valeurs des paramètres cinétiques puissent être estimées et que la
précision de ces déterminations soit établie. La manière la plus directe de porter ces
données en graphique consiste à tracer le graphique de v en fonction de [] A
comme dans la figure 3.7. Comme nous en avons déjà discuté au § 1.2.7, il est
évident que la détermination précise des paramètres cinétiques peut être obtenue
par ajustement paramétrique non-linéaire de ce graphe sur l’équation de MICHAELIS
et MENTEN [3.36]. Néanmoins, d’un point de vue didactique, ce graphique n’est
pas entièrement satisfaisant pour diverses raisons :
il est difficile de dessiner avec précision une hyperbole rectangulaire,
il est difficile de déterminer la position des asymptotes (en général, on est tenté
de les placer trop près de la courbe),
il est difficile de percevoir les relations qui existent entre différentes courbes et
il est difficile de détecter des déviations de la courbe par rapport à une courbe
théorique.
