3 – INTRODUCTION À LA CINÉTIQUE ENZYMATIQUE - RÉACTIONS À UN SUBSTRAT ET UN PRODUIT
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Dans leur publication, MICHAELIS et MENTEN reconnaissaient l’importance des
travaux de HENRI : Les expériences de HENRI sont particulièrement importantes,
parce qu’il est parvenu à une conception rationnelle de la nature de l’action
enzymatique qui a permis une formulation mathématique de l’évolution de l’action
d’un enzyme qui rende compte des observations sur de nombreux points.
L’équation [3.15] dérivée par MICHAELIS et MENTEN est une simple variante de
l’équation de vitesse [3.14] proposée par HENRI (1903) et peut être obtenue
directement à partir de l’équation de HENRI en multipliant le numérateur et le
dénominateur par K a :
v
kE
A
K
K
A
K
K
kE
A
KA
a
a
a
a
a
=
+
⎛
⎝
⎜
⎞
⎠
⎟
=
+
20
20
1
[]
[]
[]
[] []
[]
[3.16]
L’équation [3.15] est parfois appelée l’équation de HENRI, MICHAELIS et MENTEN
mais parce que les expériences de MICHAELIS et MENTEN ont été réalisées dans des
conditions mieux définies et mieux contrôlées, ces chercheurs sont généralement
reconnus comme les fondateurs de l’enzymologie moderne, et l’équation de vitesse
d’une réaction enzymatique simple est généralement connue comme l’équation de
MICHAELIS et MENTEN. En plus du côté historique, l’utilisation généralisée de la
forme de MICHAELIS et MENTEN, tient dans la simplicité de son écriture et de son
analyse. Comme nous le verrons dans le § 3.5, elle peut facilement être écrite sous
différentes formes linéaires.
Maud MENTEN (1879-1960) 2
Maud MENTEN est née à Port Lambton dans l’Ontario et est devenue en 1911 la première
femme canadienne à recevoir un doctorat en médecine. Son travail avec MICHAELIS sur
l’invertase n’était qu’un intermède dans sa carrière essentiellement dévolue à la
pathologie et aux aspects médicaux de la biochimie et de la physiologie. Elle a passé la
majeure partie de sa carrière à l’Université de Pittsburgh, mais elle est retournée au
Canada après sa retraire.
2. Pour la biographie de Leonor MICHAELIS, voir chapitre 8.
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Dans leur publication, MICHAELIS et MENTEN reconnaissaient l’importance des
travaux de HENRI : Les expériences de HENRI sont particulièrement importantes,
parce qu’il est parvenu à une conception rationnelle de la nature de l’action
enzymatique qui a permis une formulation mathématique de l’évolution de l’action
d’un enzyme qui rende compte des observations sur de nombreux points.
L’équation [3.15] dérivée par MICHAELIS et MENTEN est une simple variante de
l’équation de vitesse [3.14] proposée par HENRI (1903) et peut être obtenue
directement à partir de l’équation de HENRI en multipliant le numérateur et le
dénominateur par K a :
v
kE
A
K
K
A
K
K
kE
A
KA
a
a
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=
+
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⎝
⎜
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⎟
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+
20
20
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[3.16]
L’équation [3.15] est parfois appelée l’équation de HENRI, MICHAELIS et MENTEN
mais parce que les expériences de MICHAELIS et MENTEN ont été réalisées dans des
conditions mieux définies et mieux contrôlées, ces chercheurs sont généralement
reconnus comme les fondateurs de l’enzymologie moderne, et l’équation de vitesse
d’une réaction enzymatique simple est généralement connue comme l’équation de
MICHAELIS et MENTEN. En plus du côté historique, l’utilisation généralisée de la
forme de MICHAELIS et MENTEN, tient dans la simplicité de son écriture et de son
analyse. Comme nous le verrons dans le § 3.5, elle peut facilement être écrite sous
différentes formes linéaires.
Maud MENTEN (1879-1960) 2
Maud MENTEN est née à Port Lambton dans l’Ontario et est devenue en 1911 la première
femme canadienne à recevoir un doctorat en médecine. Son travail avec MICHAELIS sur
l’invertase n’était qu’un intermède dans sa carrière essentiellement dévolue à la
pathologie et aux aspects médicaux de la biochimie et de la physiologie. Elle a passé la
majeure partie de sa carrière à l’Université de Pittsburgh, mais elle est retournée au
Canada après sa retraire.
2. Pour la biographie de Leonor MICHAELIS, voir chapitre 8.
