12 – ESTIMATION DES CONSTANTES CINÉTIQUES
12.1. L'EFFET DES ERREURS EXPÉRIMENTALES
DANS L'ANALYSE DES DONNÉES CINÉTIQUES
Au cours des 60 dernières années, la majorité des expériences de cinétique enzymatique a été analysée au moyen de graphiques linéaires décrits dans le § 3.5.2 et
parmi ceux-ci, le plus populaire est sans aucun doute le graphique en double
inverse dans lequel l'inverse de la vitesse est porté en fonction de l'inverse de la
concentration de substrat (§ 3.5.2.1). Depuis le début des années 1980, l'apparition
des micro-ordinateurs dans les laboratoires a conduit à l'utilisation de programmes
pour l'analyse des données.
Il peut sembler que tous les graphiques utilisables devraient donner les mêmes
résultats, avec uniquement de légères variations subjectives provenant de la manière de tracer la meilleure courbe, et donc que l'utilisation de l'ordinateur devrait
également fournir les mêmes résultats avec un accord encore plus général dû à
l'élimination du caractère subjectif. Cela serait le cas si les expériences pouvaient
être réalisées avec une précision parfaite mais, en réalité, l'erreur expérimentale est
toujours présente et les différentes méthodes utilisées fournissent des valeurs
différentes des paramètres, parce qu'elles sont différemment influencées par les
erreurss.
Cette situation est illustrée par quelques exemples de calculs présentés dans le
tableau 12.1. La première moitié supérieure du tableau montre l'effet sur 1 v et sur
[] Av d'une même incertitude additive de + 0,1 dans chacune des 5 observations
s'étalant sur la gamme allant de K m 5 à 5 K m . Il faut noter que si les incertitudes
sur les valeurs de v sont toutes identiques, les incertitudes résultantes sur 1 v
varient entre elles d'un facteur supérieur à 20, et celles sur [] Av d'un facteur
presque égal à deux (cette différence importante explique pourquoi la longueur des
barres d'erreur qui sont présentées dans la figure 3.11 est très variable alors que
celle de la figure 3.12 l'est beaucoup moins). De plus, comme le montre la moitié
inférieure du tableau, les résultats ne sont ni proportionnels, ni même
qualitativement les mêmes quand les incertitudes sur v correspondent à une
proportion constante de leurs véritables valeurs.
12.1. L'EFFET DES ERREURS EXPÉRIMENTALES
DANS L'ANALYSE DES DONNÉES CINÉTIQUES
Au cours des 60 dernières années, la majorité des expériences de cinétique enzymatique a été analysée au moyen de graphiques linéaires décrits dans le § 3.5.2 et
parmi ceux-ci, le plus populaire est sans aucun doute le graphique en double
inverse dans lequel l'inverse de la vitesse est porté en fonction de l'inverse de la
concentration de substrat (§ 3.5.2.1). Depuis le début des années 1980, l'apparition
des micro-ordinateurs dans les laboratoires a conduit à l'utilisation de programmes
pour l'analyse des données.
Il peut sembler que tous les graphiques utilisables devraient donner les mêmes
résultats, avec uniquement de légères variations subjectives provenant de la manière de tracer la meilleure courbe, et donc que l'utilisation de l'ordinateur devrait
également fournir les mêmes résultats avec un accord encore plus général dû à
l'élimination du caractère subjectif. Cela serait le cas si les expériences pouvaient
être réalisées avec une précision parfaite mais, en réalité, l'erreur expérimentale est
toujours présente et les différentes méthodes utilisées fournissent des valeurs
différentes des paramètres, parce qu'elles sont différemment influencées par les
erreurss.
Cette situation est illustrée par quelques exemples de calculs présentés dans le
tableau 12.1. La première moitié supérieure du tableau montre l'effet sur 1 v et sur
[] Av d'une même incertitude additive de + 0,1 dans chacune des 5 observations
s'étalant sur la gamme allant de K m 5 à 5 K m . Il faut noter que si les incertitudes
sur les valeurs de v sont toutes identiques, les incertitudes résultantes sur 1 v
varient entre elles d'un facteur supérieur à 20, et celles sur [] Av d'un facteur
presque égal à deux (cette différence importante explique pourquoi la longueur des
barres d'erreur qui sont présentées dans la figure 3.11 est très variable alors que
celle de la figure 3.12 l'est beaucoup moins). De plus, comme le montre la moitié
inférieure du tableau, les résultats ne sont ni proportionnels, ni même
qualitativement les mêmes quand les incertitudes sur v correspondent à une
proportion constante de leurs véritables valeurs.
