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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
nom est attribué à cette valeur, l'élasticité, qui est représentée par le symbole ε,
pour exprimer son importance centrale dans l'analyse du contrôle métabolique :
e []
[]
[]
[]
A
v
v
A
Av
vA
≡
∂
∂
≡
∂
∂
ln
ln
[10.4]
L'exposant v dans le symbole peut sembler suffisamment évident pour être superflu, mais l'analyse du contrôle métabolique est toujours appliquée à des systèmes
qui contiennent plusieurs enzymes, et un exposant est donc nécessaire pour spécifier
quelle vitesse est considérée.
Si nous examinons l'équation [10.4] en relation avec le § 1.2.3 de ce manuel, nous
pouvons raisonnablement avoir le sentiment qu'il s'agit là d'une manière détournée
d'introduire un nouveau nom pour représenter un ancien concept, puisque l'élasticité d'une réaction est connue de tous les biochimistes comme l'ordre de la réaction.
La seule différence est que, alors que les recommandations de l'IUBMB (IUB,
1992) découragent l'utilisation de ce terme lorsque les valeurs ne sont pas des
entiers et proposent d'utiliser le terme d'ordre apparent, rien, ni dans l'équation [10.4], ni dans la manière dont elle est dérivée, ne suggère que la quantité ainsi
définie doive être un entier. Cependant, cette recommandation n'a pas été collégialement suivie ; elle a été créée pour éviter les conflits avec les nouvelles recommandations de l'IUPAC (1981), mais peu de biochimistes s'opposent à l'existence
d'ordres variables. La courbe définie par l'équation de MICHAELIS et MENTEN dans
le § 3.3.4 peut être interprétée comme une transition graduelle partant d'un ordre un
vis-à-vis du substrat pour les faibles concentrations de substrat, passant par des
ordres intermédiaires et approchant un ordre zéro à saturation, avec un passage par
un ordre 0,5 pour une concentration de A correspondant à la demi-saturation de E.
Il est facile de confirmer, en fixant [] P = 0 dans l'équation [10.3], que l'élasticité
se comporte exactement de la même manière ; elle est, en réalité, identique à la
quantité normalement désignée par les biochimistes comme l'ordre de la réaction.
Le terme élasticité a été emprunté à l'économétrie, où il désigne une quantité similaire à celle utilisée dans l'analyse du contrôle métabolique, mais avec un signe
opposé : l'élasticité pour une marchandise représente un pourcentage de diminution
dans la demande divisé par le pourcentage d'augmentation de son prix qui est à
l'origine de la diminution de la demande. Il s'agit d'une origine obscure pour définir
un terme biochimique et le terme d'ordre cinétique utilisé dans la théorie des
systèmes biochimiques (SAVAGEAU, 1976), une approche alternative qui couvre
environ le même domaine que l'analyse du contrôle métabolique, est bien meilleur.
Néanmoins, nous continuerons d'utiliser le terme élasticité dans ce chapitre,
puisque avec son synonyme le coefficient d'élasticité, il est utilisé universellement
dans le domaine de l'étude du contrôle métabolique.
En revenant à l'équation [10.1], nous pouvons la différencier vis-à-vis de chaque
concentration pour obtenir l'ensemble complet des élasticités, qui seront maintenant
exprimées comme des différences entre les termes d'écart par rapport à l'équilibre
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