5 – INHIBITION ET ACTIVATION DES ENZYMES
173
unité n’affecte pas l’activité des autres. En faisant ces hypothèses, les enzymes
multimériques peuvent être traités de la même manière que les enzymes
monomériques, excepté que m représente alors le nombre de groupes essentiels par
sous-unité, même si l, g et x sont toujours définis par monomère (NORRIS et
BROCKELHURST, 1976).
f 1/nessentiel
0,5
13 groupes
modifiés
3 groupes non-essentiels
rapidement modifiés
1
0
Nombres de groupes modifiés
03691 2
15
n essentiel = 3
n essentiel = 2
n essentiel = 1
5.18 - Le graphique de TSOU pour la détermination du nombre
de groupes essentiels dans un enzyme
Le graphique présente les données de PATERSON et KNOWLES (1972) pour l’inactivation de la
pepsine par le trimethyloxonium fluoroborate, un réactif qui réagit spécifiquement avec les
groupes carboxyliques. La variable F représente la fraction de l’activité persistant après la
modification du nombre de groupes montrés, et est augmentée à une puissance 1/m, où
m = 1, 2 ou 3. La droite observée avec m = 2 indique qu’au moins 2 groupes carboxyliques
sont essentiels pour l’activité de la pepsine, parmi un total de 13 groupes modifiés. La
droite horizontale au début du graphique indique qu’il y a trois groupes réagissant
rapidement qui ne sont pas nécessaires pour l’activité catalytique.
Les groupes importants du site actif peuvent également être mis en évidence dans
des expériences de protection par un substrat ou par un inhibiteur compétitif. En
effet, en présence d’un substrat ou d’un inhibiteur compétitif à une concentration
suffisamment élevée pour que l’enzyme existe essentiellement sous la forme de
complexe enzyme-substrat ou enzyme-inhibiteur, les résidus du site actif sont protégés et la réaction de modification par un agent chimique ne peut pas se dérouler.
Dans le passé, la tentative d’identification d’un groupe modifié était souvent suivie
par l’hydrolyse partielle de la protéine et le séquençage du fragment peptidique
contenant le résidu modifié, dans l’espoir d’obtenir des informations sur la
structure du site catalytique. Les techniques modernes d’ingénierie génétique ont
Précédent

- 173/463

Suivant