5 – INHIBITION ET ACTIVATION DES ENZYMES
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En principe, si plusieurs droites sont tracées pour différentes valeurs de [] A , elles
devraient toutes se couper au même point ; en pratique, les erreurs expérimentales
provoquent habituellement quelques variations.
Il faut noter que les termes renfermant K iu s’éliminent dans l’équation de [5.17] pour
donner l’équation [5.18]. En conséquence, le graphique de DIXON fournit une valeur
de K ic quelle que soit la valeur de K iu , c’est-à-dire qu’il donne une mesure de la
composante spécifique de l’inhibition que celle-ci soit compétitive, mixte ou purement non-compétitive. La coordonnée horizontale du point d’intersection ne permet
pas de distinguer parmi ces trois possibilités, mais puisque les deux constantes
d’inhibition contribuent à la définition de la coordonnée verticale, la position de ce
point par rapport à l’axe des abscisses donne une information qualitative : l’intersection au-dessus de l’axe indique que la composante compétitive de l’inhibition est
plus forte que la composante anti-compétitive et vice versa. Dans le cas d’une
inhibition anti-compétitive, quand K ic est infini, le graphique de DIXON produit des
droites parallèles.
Bien que le graphique de DIXON ne fournisse pas la valeur de la constante
d’inhibition anti-compétitive K iu , une dérivation similaire montre que cette
constante peut être obtenue en traçant le graphique de [A] v en fonction de [] I à
plusieurs concentrations de A (CORNISH-BOWDEN, 1974). Dans ce cas, un
ensemble différent de droites est obtenu, qui se croisent en un point où [] IK iu
=
et
[]
–(
)
A
v
KK K
V
mi u
i c
=
[
]
1
.
Les deux types de graphique sont représentés schématiquement pour les différents
types d’inhibition dans la figure 5.7, et un exemple de résultats expérimentaux est
présenté dans la figure 5.8.
5.4. RELATION ENTRE LES CONSTANTES D’INHIBITION
ET LA CONCENTRATION DE DEMI-INHIBITION
En biochimie, il est habituel de rapporter les caractéristiques d’un inhibiteur en
termes du type d’inhibition impliqué et des constantes d’inhibition, comme nous
l’avons fait jusqu’à présent dans ce chapitre. D’un point de vue mécanique, il s’agit
de l’approche appropriée, puisqu’elle se rapporte directement au mécanisme
d’inhibition qui est impliqué. Néanmoins, l’inhibition des enzymes est également
d’une importance cruciale en pharmacologie, et pour des raisons évidentes, les
pharmacologistes sont beaucoup plus intéressés par les effets de l’inhibition que
par le mécanisme cinétique. En conséquence, il est très courant en pharmacologie
de caractériser un inhibiteur par la concentration [] I 0.5 qui réduit la vitesse de la
réaction dans les conditions utilisées à 50% de la vitesse en absence d’inhibiteur.
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