3 – INTRODUCTION À LA CINÉTIQUE ENZYMATIQUE - RÉACTIONS À UN SUBSTRAT ET UN PRODUIT
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K
k
k
kK
kK
P
A
A
P
mP
mA
==
=
−
∞
∞
2
2
[]
[]
[3.98]
où K est la constante d’équilibre de la réaction. Cette équation constitue un résultat
important, connu sous le nom de relation de HALDANE (HALDANE, 1930). Ces égalités sont vérifiées pour n’importe quel mécanisme décrit par l’équation [3.81] et
pas seulement pour le mécanisme simple à deux étapes de MICHAELIS et MENTEN.
Les équations de vitesse plus complexes, telles que celles qui seront décrites pour
des réactions à plusieurs substrats, conduisent à des relations de HALDANE plus
complexes, mais parmi ces équations il en existe toujours au moins une qui relie les
paramètres cinétiques et la constante d’équilibre globale de la réaction.
John Burdon Sanderson HALDANE (1892-1964)
HALDANE a laissé son nom associé à au moins deux éléments importants de l’enzymologie.
Avec G.E. BRIGGS, il a démontré que les réactions enzymatiques suivent les lois de la
thermodynamique et a introduit le concept d’état stationnaire dans le traitement des
cinétiques enzymatiques. En utilisant des approches mathématiques, il a calculé les
vitesses auxquelles les réactions enzymatiques se déroulent et a laissé son nom associé
à une équation encore largement utilisée (équation [3.98]).
La carrière scientifique d’HALDANE, peut-être plus encore que celles de Victor HENRI et
de Leonor MICHAELIS, est un exemple frappant de multi-disciplinarité qui prouve que le
transfert de compétence entre disciplines est extrêmement rentable. En plus de ses
qualités scientifiques, HALDANE avait également de grandes qualités de vulgarisateur et
il a écrit de nombreux articles afin de faire connaître à l’homme de la rue les avancées
scientifiques et techniques du début du XX
e siècle.
HALDANE naît à Oxford, dans une ancienne famille écossaise. Son père est le célèbre
physiologiste largement reconnu pour ses travaux de physiologie respiratoire, qui a mis
en évidence l’effet létal du monoxyde de carbone, qui a démontré que le monoxyde de
carbone se fixe sur l’hémoglobine et empêche celle-ci de remplir pleinement son rôle
de transporteur de l’oxygène et qui, avec J.G. PRIESTLEY, a promu l’idée selon laquelle la
ventilation pulmonaire est contrôlée par la pression partielle de dioxyde de carbone
dans le sang artériel. C’est lui qui va initier son fils à la physiologie.
Après une éducation à Eton, il étudie les mathématiques et la biologie à Oxford et quitte
l’université sans qualification scientifique. En 1919, il commence à enseigner la physiologie
au New College à Oxford, marchant ainsi dans les traces de son père, mais il commence,
dès cette époque, à s’intéresser à la liaison des gènes. En 1921, il accepte un poste sous
la direction de Frederick HOPKINS dans le département de Biochimie à Cambridge. Là, il
se concentre sur l’étude des enzymes et publie une présentation globale du mécanisme
d’action des enzymes dans son livre Enzymes (1932) mais il continue ses travaux de
génétique et commence également à publier ses premiers travaux sur les mathématiques
de la sélection naturelle. J.B.S. HALDANE doit en effet une grande partie de sa notoriété à
sa participation avec R.A. FISHER et S. WRIGHT à la synthèse des théories de DARWIN et
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où K est la constante d’équilibre de la réaction. Cette équation constitue un résultat
important, connu sous le nom de relation de HALDANE (HALDANE, 1930). Ces égalités sont vérifiées pour n’importe quel mécanisme décrit par l’équation [3.81] et
pas seulement pour le mécanisme simple à deux étapes de MICHAELIS et MENTEN.
Les équations de vitesse plus complexes, telles que celles qui seront décrites pour
des réactions à plusieurs substrats, conduisent à des relations de HALDANE plus
complexes, mais parmi ces équations il en existe toujours au moins une qui relie les
paramètres cinétiques et la constante d’équilibre globale de la réaction.
John Burdon Sanderson HALDANE (1892-1964)
HALDANE a laissé son nom associé à au moins deux éléments importants de l’enzymologie.
Avec G.E. BRIGGS, il a démontré que les réactions enzymatiques suivent les lois de la
thermodynamique et a introduit le concept d’état stationnaire dans le traitement des
cinétiques enzymatiques. En utilisant des approches mathématiques, il a calculé les
vitesses auxquelles les réactions enzymatiques se déroulent et a laissé son nom associé
à une équation encore largement utilisée (équation [3.98]).
La carrière scientifique d’HALDANE, peut-être plus encore que celles de Victor HENRI et
de Leonor MICHAELIS, est un exemple frappant de multi-disciplinarité qui prouve que le
transfert de compétence entre disciplines est extrêmement rentable. En plus de ses
qualités scientifiques, HALDANE avait également de grandes qualités de vulgarisateur et
il a écrit de nombreux articles afin de faire connaître à l’homme de la rue les avancées
scientifiques et techniques du début du XX
e siècle.
HALDANE naît à Oxford, dans une ancienne famille écossaise. Son père est le célèbre
physiologiste largement reconnu pour ses travaux de physiologie respiratoire, qui a mis
en évidence l’effet létal du monoxyde de carbone, qui a démontré que le monoxyde de
carbone se fixe sur l’hémoglobine et empêche celle-ci de remplir pleinement son rôle
de transporteur de l’oxygène et qui, avec J.G. PRIESTLEY, a promu l’idée selon laquelle la
ventilation pulmonaire est contrôlée par la pression partielle de dioxyde de carbone
dans le sang artériel. C’est lui qui va initier son fils à la physiologie.
Après une éducation à Eton, il étudie les mathématiques et la biologie à Oxford et quitte
l’université sans qualification scientifique. En 1919, il commence à enseigner la physiologie
au New College à Oxford, marchant ainsi dans les traces de son père, mais il commence,
dès cette époque, à s’intéresser à la liaison des gènes. En 1921, il accepte un poste sous
la direction de Frederick HOPKINS dans le département de Biochimie à Cambridge. Là, il
se concentre sur l’étude des enzymes et publie une présentation globale du mécanisme
d’action des enzymes dans son livre Enzymes (1932) mais il continue ses travaux de
génétique et commence également à publier ses premiers travaux sur les mathématiques
de la sélection naturelle. J.B.S. HALDANE doit en effet une grande partie de sa notoriété à
sa participation avec R.A. FISHER et S. WRIGHT à la synthèse des théories de DARWIN et
