Marine lipids
réalisée au laboratoire entre deux groupes de muges immatures (Liza
aurata) ayant la même longueur totale (20 ±1,5 cm), le même âge
(1 + /an) et le même lieu de capture (lac nord de Tunis) a révélé des variations au niveau des acides gras musculaires après un séjour des poissons
durant quatre semaines dans des aquariums dont les salinités sont différentes : 37 ‰ et 5 ‰ (El Cafsi, 1998);
- les régimes alimentaires différents entre la retenue du barrage de Sidi
Salem et le lac nord de Tunis pourrait également avoir une répercussion sur la nature et surtout sur la qualité des acides gras musculaires.
Ainsi, Kaushik (1990) a mis en évidence l’influence des lipides alimentaires sur la composition corporelle de la truite arc-en-ciel ;
- enfin, la température de l’eau pourrait également avoir une influence
sur les acides gras musculaires du muge. En effet, Roche & Pérès ( 1984)
ont mis en évidence l’influence de la variation de la température du milieu
sur la composition lipidique des tissus hépatiques, musculaires et intestinaux du loup (Dicentrarchus labrax).
L’ensemble de ces trois facteurs pourrait également modifier les activités enzymatiques et en particulier celle de la Δ5-désaturase.
En ce qui concerne le pourcentage des acides gras, les muges élevés
dans les eaux de la retenue du barrage possèdent des taux plus proches
cle ceux recommandés par les nutritionnistes pour prévenir les maladies cardiovasculaires (Richard & Charbonnier, 1994). En effet, d’après
ces auteurs, avoir un apport alimentaire très élevé en acides gras polyinsaturés n’est pas nécessairement bénéfique, mais il faut avoir un
apport équilibré entre les acides gras saturés (30 %), monoinsaturés
(50 %) et polyinsaturés (20 %).
Dans le tableau, on voit bien que le muscle blanc, qui constitue la
majeure partie consommable du poisson, présente un apport en acides
gras saturés comparable pour les deux sortes de poissons : 37 % (eau
de mer) et 40 % (eau douce).
Pour les acides gras monoinsaturés, nous trouvons 20 % pour les poissons d’eau de mer alors que, pour les poissons d’eau douce, la teneur
est de 32 %. Cette augmentation de la teneur musculaire de Liza aurata en acides gras monoinsaturés aux basses salinités est particulièrement intéressante lorsqu’on sait que ces acides gras, d’une façon générale et le C18:l en particulier, possèdent un eftet vasoprotecteur certain (Keys et al., 1984). L’augmentation de la masse du C18:1 en passant de l’eau de mer à l’eau douce est de 200 % au niveau du muscle
blanc et de 450 % au niveau du muscle rouge. Le 08:1 est l’acide
gras prépondérant de l’huile d’olive clont les effets bénéfiques sont largement connus (Grundy, 1989).
Pour les polyinsaturés, le muscle blanc tles muges d’eau de mer contient
43 % alors que celui des poissons d’eau douce n’en contient que 28 pour
cent. Cette clernière valeur est beaucoup plus proche de celle préconisée par les nutritionnistes (20 %). Ainsi, le muge d’eau douce semble
être mieux placé que celui d’eau tle mer en sachant que, parmi les acides
gras polyinsaturés, c’est le DHA (C22:6) qui est le plus intéressant.
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réalisée au laboratoire entre deux groupes de muges immatures (Liza
aurata) ayant la même longueur totale (20 ±1,5 cm), le même âge
(1 + /an) et le même lieu de capture (lac nord de Tunis) a révélé des variations au niveau des acides gras musculaires après un séjour des poissons
durant quatre semaines dans des aquariums dont les salinités sont différentes : 37 ‰ et 5 ‰ (El Cafsi, 1998);
- les régimes alimentaires différents entre la retenue du barrage de Sidi
Salem et le lac nord de Tunis pourrait également avoir une répercussion sur la nature et surtout sur la qualité des acides gras musculaires.
Ainsi, Kaushik (1990) a mis en évidence l’influence des lipides alimentaires sur la composition corporelle de la truite arc-en-ciel ;
- enfin, la température de l’eau pourrait également avoir une influence
sur les acides gras musculaires du muge. En effet, Roche & Pérès ( 1984)
ont mis en évidence l’influence de la variation de la température du milieu
sur la composition lipidique des tissus hépatiques, musculaires et intestinaux du loup (Dicentrarchus labrax).
L’ensemble de ces trois facteurs pourrait également modifier les activités enzymatiques et en particulier celle de la Δ5-désaturase.
En ce qui concerne le pourcentage des acides gras, les muges élevés
dans les eaux de la retenue du barrage possèdent des taux plus proches
cle ceux recommandés par les nutritionnistes pour prévenir les maladies cardiovasculaires (Richard & Charbonnier, 1994). En effet, d’après
ces auteurs, avoir un apport alimentaire très élevé en acides gras polyinsaturés n’est pas nécessairement bénéfique, mais il faut avoir un
apport équilibré entre les acides gras saturés (30 %), monoinsaturés
(50 %) et polyinsaturés (20 %).
Dans le tableau, on voit bien que le muscle blanc, qui constitue la
majeure partie consommable du poisson, présente un apport en acides
gras saturés comparable pour les deux sortes de poissons : 37 % (eau
de mer) et 40 % (eau douce).
Pour les acides gras monoinsaturés, nous trouvons 20 % pour les poissons d’eau de mer alors que, pour les poissons d’eau douce, la teneur
est de 32 %. Cette augmentation de la teneur musculaire de Liza aurata en acides gras monoinsaturés aux basses salinités est particulièrement intéressante lorsqu’on sait que ces acides gras, d’une façon générale et le C18:l en particulier, possèdent un eftet vasoprotecteur certain (Keys et al., 1984). L’augmentation de la masse du C18:1 en passant de l’eau de mer à l’eau douce est de 200 % au niveau du muscle
blanc et de 450 % au niveau du muscle rouge. Le 08:1 est l’acide
gras prépondérant de l’huile d’olive clont les effets bénéfiques sont largement connus (Grundy, 1989).
Pour les polyinsaturés, le muscle blanc tles muges d’eau de mer contient
43 % alors que celui des poissons d’eau douce n’en contient que 28 pour
cent. Cette clernière valeur est beaucoup plus proche de celle préconisée par les nutritionnistes (20 %). Ainsi, le muge d’eau douce semble
être mieux placé que celui d’eau tle mer en sachant que, parmi les acides
gras polyinsaturés, c’est le DHA (C22:6) qui est le plus intéressant.
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