Function and metabolism
De même, les acides linoléique et linolénique, précurseurs des polyinsaturés des séries (n-6) et (n-3), accusent respectivement une diminution de 33 % et une augmentation de 360 % en eau douce par rapport
à l’eau de mer. Quant aux acides eicosapentaénoïque (C20:5) et docosahexaénoïque (C22:6), ils subissent respectivement des augmentations
de 240 % et 48 % .
Remarque : Pour le calcul des teneurs, nous avons tenu compte de tous les acides
gras y compris ceux qui sont faiblement représentés.
Discussion
Letude sur les lipides des muscles blanc et rouge de Liza aurata a permis de confirmer que le muscle rouge est plus riche en acides gras que
le muscle blanc (El Cafsi, 1998); en effet, il est six fois plus riche que
le muscle blanc du poisson d’eau de mer (37 ‰) et neuf fois plus riche
que le muscle blanc du poisson des eaux de la retenue du barrage ( 1,7 ‰).
Ces résultats sont conformes à ceux trouvés chez la truite arc-en-ciel
(Léger et al., 1980) et chez le saumon et le carrelet (Johnston & Moon,
1980 ; Johnston, 1981).
Cette richesse du poisson des eaux de la retenue du barrage en acides
gras, malgré sa conformité avec ce qui a été décrit dans la littérature
scientifique, peut être discutée en considérant trois facteurs, à savoir la
salinité, la température de l’eau er l'alimentation disponible.
La salinité de l’eau a, certes, une action sur le métabolisme lipidique des
poissons aussi bien in vivo (Meister, 1971 ; Ackman et al., 1975 ; Chérif
etal., 1984; El Cafsi et al., 1987; Bell et al., 1997; El Cafsi, 1998;
Zwingelstein et al., 1998) qu’in vitro (Tocher et al., 1994). Pour Henderson & Tocher (1987), les poissons d’eau douce ou vivant en eau douce
sont capables d’élonger et de désaturer le C18:3 (n-3) en C22:6 (n-3)
alors que, pour Sargent et al. (1989), les poissons marins qui ne possèdent pas la Δ5-désaturase ou qui ont une très lente activité de cette
désaturase, trouvent les acides gras polyinsaturés et notamment les acides
eicosapentaénoïque C2():5 (n-3) et docosahexaénoïque C22:6 (n-3) dans
leur alimentation naturelle.
Par ailleurs, Sargent et al. (1993) estiment que la faible activité de la
Δ5-désaturase chez les poissons marins reflète l’abondance des acides
eicosapentaénoïque (C20:5) et docosahexaénoïque (C22:6) dans la chaîne
alimentaire marine.
Pour Hanson et al. (1985) et Bell et al. (1994), la chaîne alimentaire
des poissons d’eau douce tend à être pauvre en C22:6 mais elle est riche
en 08:2 (n-6) et 08:3 (n-3). Cela oblige les poissons à désaturer et
à élonger les acides gras en C18 précurseurs des acides gras polyinsaturés comme le C22:6, qui joue un rôle physiologique important.
Le muge élevé à basse salinité (retenue de barrage) pourrait subir l’action de plusieurs facteurs à la fois :
- la faible salinité de l'eau : elle peut avoir une action sur la composition
et la nature des acides gras musculaires. En effet, une étude comparative
135
De même, les acides linoléique et linolénique, précurseurs des polyinsaturés des séries (n-6) et (n-3), accusent respectivement une diminution de 33 % et une augmentation de 360 % en eau douce par rapport
à l’eau de mer. Quant aux acides eicosapentaénoïque (C20:5) et docosahexaénoïque (C22:6), ils subissent respectivement des augmentations
de 240 % et 48 % .
Remarque : Pour le calcul des teneurs, nous avons tenu compte de tous les acides
gras y compris ceux qui sont faiblement représentés.
Discussion
Letude sur les lipides des muscles blanc et rouge de Liza aurata a permis de confirmer que le muscle rouge est plus riche en acides gras que
le muscle blanc (El Cafsi, 1998); en effet, il est six fois plus riche que
le muscle blanc du poisson d’eau de mer (37 ‰) et neuf fois plus riche
que le muscle blanc du poisson des eaux de la retenue du barrage ( 1,7 ‰).
Ces résultats sont conformes à ceux trouvés chez la truite arc-en-ciel
(Léger et al., 1980) et chez le saumon et le carrelet (Johnston & Moon,
1980 ; Johnston, 1981).
Cette richesse du poisson des eaux de la retenue du barrage en acides
gras, malgré sa conformité avec ce qui a été décrit dans la littérature
scientifique, peut être discutée en considérant trois facteurs, à savoir la
salinité, la température de l’eau er l'alimentation disponible.
La salinité de l’eau a, certes, une action sur le métabolisme lipidique des
poissons aussi bien in vivo (Meister, 1971 ; Ackman et al., 1975 ; Chérif
etal., 1984; El Cafsi et al., 1987; Bell et al., 1997; El Cafsi, 1998;
Zwingelstein et al., 1998) qu’in vitro (Tocher et al., 1994). Pour Henderson & Tocher (1987), les poissons d’eau douce ou vivant en eau douce
sont capables d’élonger et de désaturer le C18:3 (n-3) en C22:6 (n-3)
alors que, pour Sargent et al. (1989), les poissons marins qui ne possèdent pas la Δ5-désaturase ou qui ont une très lente activité de cette
désaturase, trouvent les acides gras polyinsaturés et notamment les acides
eicosapentaénoïque C2():5 (n-3) et docosahexaénoïque C22:6 (n-3) dans
leur alimentation naturelle.
Par ailleurs, Sargent et al. (1993) estiment que la faible activité de la
Δ5-désaturase chez les poissons marins reflète l’abondance des acides
eicosapentaénoïque (C20:5) et docosahexaénoïque (C22:6) dans la chaîne
alimentaire marine.
Pour Hanson et al. (1985) et Bell et al. (1994), la chaîne alimentaire
des poissons d’eau douce tend à être pauvre en C22:6 mais elle est riche
en 08:2 (n-6) et 08:3 (n-3). Cela oblige les poissons à désaturer et
à élonger les acides gras en C18 précurseurs des acides gras polyinsaturés comme le C22:6, qui joue un rôle physiologique important.
Le muge élevé à basse salinité (retenue de barrage) pourrait subir l’action de plusieurs facteurs à la fois :
- la faible salinité de l'eau : elle peut avoir une action sur la composition
et la nature des acides gras musculaires. En effet, une étude comparative
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