GENERALITE SUR LA CHITINE
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE
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conditions optimales de déprotéinisation par la chymotrypsine et la papaïne, autour
de pH 8 à 40 °C. A partir de coproduits de crevettes prétraités, les teneurs en
protéines résiduelles sont de 1,3 % et 2,8 % respectivement.
Parmi les protéases étudiées pour leur capacité à déprotéiniser les coproduits
de crustacés, les alcalases ont intéressé Synowiecki et Al-Khateeb (2000). Les
conditions optimales d’activités se situent autour de pH 8,5 et 55 °C et le substrat
(exosquelette de crevettes) est pré-déminéralisé. Après 4 h d’hydrolyse enzymatique
et des étapes de rinçage/blanchiment, la fraction chitineuse récupérée présente des
teneurs résiduelles en protéines et cendres de 4,45 % et 1,56 % respectivement.
Beaney et al. (2005) comparent l’extraction chimique à une extraction par
fermentation lactique. A partir de ses travaux, les teneurs en protéines résiduelles
sont de 2,1 % et 11,9 % par voie chimique et enzymatique respectivement, soit 5,6
fois moindre. L’élimination des minéraux est quasi-complète par la voie chimique et
de 68 % par fermentation lactique. Le degré de déminéralisation semble être
amélioré par la réduction des tailles. De plus, après désacétylation, le poids
moléculaire et le degré d’acétylation ne présente pas de différences significatives
(Beaney et al. 2005).
II-4 Le chitosane
Le chitosane est un polysaccharide provenant de la désacétylation de la
chitine, un composé grandement similaire à la cellulose. On retrouve la chitine dans
plusieurs écosystèmes
puisqu’elle
est
une
composante
fondamentale
de
l’exosquelette des invertébrés marins (crabe, crevette, homard, etc.) et des insectes, e
n plus d’être une molécule structurante
chez
les champignons
et les
levures
(Ruhsing Pan et al., 1999). Après la cellulose, la chitine est le composé organique le
plus abondant dans la nature. Au niveau de sa disponibilité, on estime à plus 150
millions de tonne la quantité de chitine pouvant être recyclée annuellement, une
chitine qui provient essentiellement des usines de transformation des produits de la
mer (Chavasit et Torres, 1990).
La chitine et le chitosane se différencient par la proportion des unités acétylées
présentes dans le copolymère, appelée aussi le degré d’acétylation (noté DA). Bien
que le terme « chitosane » soit habituellement limité à toute chitine suffisamment
N-désacétylée pour être soluble en milieu acide dilué, il n’existe pas de
nomenclature officielle proposant la limite précise entre les deux termes.
En
conséquence, nous appellerons chitosane tout échantillon avec des degrés
d’acétylation résiduels (DA) ≤30% (Seng, 1988).
Le chitosane possède un degré d’acétylation qui varie de 5 à 30% avec un
poids moléculaire entre 100 000 à 1 000 000 Da. Il peut se présenter sous forme
amorphe, semi-cristalline ou cristalline. Le chitosane peut former des liaisons avec
des molécules chargées négativement comme les acides gras, les acides biliaires, les
phospholipides, les protéines, les polysaccharides tels que les carraghénanes, les
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