CHAPITRE IV DISCUSSION
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ne diffère pas d’un mois à un autre. Par contre, au niveau des feuilles, des variations sont observées
sans pour autant déterminer un cycle saisonnier bien distinct (BURKE et al., 1996). Au contraire,
sur cette même espèce, VICHKOVITTEN et al., (2007) ont rapporté des variations saisonnières
du stockage de l’amidon dans les feuilles et dans les rhizomes.
TOUCHETTE et BURKHOLDER (2000), ont rapporté dans leur travail de synthèse que l’amidon
peut atteindre jusqu’à un tiers du total en hydrates de carbone non structuraux chez Z. noltii et 90
% chez Halophila ovalis. Selon ALCOVERRO et al. (1999), l’amidon chez Z. marina ne
représente que 5 % des réserves totales en hydrates de carbone non structuraux tous tissus
confondus. Quant à BURKE et al. (1996), ils ont rapporté des teneurs en amidon allant jusqu’à
140 mg.gPS
-1
dans les racines, soit 65 % des hydrates de carbone non structuraux totaux de la
plante. Dans la présente étude, l’amidon présente un pourcentage moyen de 15.78 % et 30 % des
hydrates de carbone non structuraux totaux respectivement, dans les rhizomes et dans les feuilles.
Compte tenu de ces différences de profil de d’amidon entre études, espèces, et malgré une
application rigoureuse du protocole de mesure, une vérification de la validité des résultats obtenus
pour l’amidon (particulièrement dans les feuilles) a été nécessaire. Des échantillons, après
gélatinisation et après digestion enzymatique (cfr Matériel et méthodes), ont été colorés au lugol
et ont été observés au microscope. L’observation après gélatinisation montre pour les rhizomes
beaucoup de cellules déchirées (effet mécanique du broyage) avec des grains d’amidon à la fois
dans les cellules et dans la suspension. Pour les feuilles, la grande majorité des cellules demeurent
intactes après broyage à l’azote liquide et on n’observe pas de grains d’amidon en dehors des
cellules. Après digestion, l’absence quasi-totale de grains d’amidon dans les échantillons de
rhizomes a confirmé leur digestion. Au contraire, dans les feuilles, seul le contenu en amidon d’une
bonne partie des cellules avait effectivement bien été digéré. Ces observations confirment que la
gélatinisation ainsi que la digestion enzymatique ont bien eu lieu pour les rhizomes et les feuilles.
Elles suggèrent par ailleurs que la teneur en amidon dans les feuilles a été sous-estimée et qu’il est
nécessaire d’adopter une méthode de broyage plus efficace pour les feuilles.
IV.4. Variation bathymétrique des paramètres biométriques et physiologiques
Afin de mieux interpréter les résultats obtenus, il convient de préciser que le profil a été réalisé
entre 26 juin et 09 juillet 2015.
De manière synthétique, la diminution générale des paramètres biométriques en fonctions de la
profondeur est liée à la diminution parallèle de la température et de la lumière qui influencent la
croissance et la production de l’herbier (PIRC, 1986). Les valeurs maximales des paramètres
biométriques sont mesurées à 10 m, ce qui est conforme à ce qui a été décrit par GOBERT (2002).
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ne diffère pas d’un mois à un autre. Par contre, au niveau des feuilles, des variations sont observées
sans pour autant déterminer un cycle saisonnier bien distinct (BURKE et al., 1996). Au contraire,
sur cette même espèce, VICHKOVITTEN et al., (2007) ont rapporté des variations saisonnières
du stockage de l’amidon dans les feuilles et dans les rhizomes.
TOUCHETTE et BURKHOLDER (2000), ont rapporté dans leur travail de synthèse que l’amidon
peut atteindre jusqu’à un tiers du total en hydrates de carbone non structuraux chez Z. noltii et 90
% chez Halophila ovalis. Selon ALCOVERRO et al. (1999), l’amidon chez Z. marina ne
représente que 5 % des réserves totales en hydrates de carbone non structuraux tous tissus
confondus. Quant à BURKE et al. (1996), ils ont rapporté des teneurs en amidon allant jusqu’à
140 mg.gPS
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dans les racines, soit 65 % des hydrates de carbone non structuraux totaux de la
plante. Dans la présente étude, l’amidon présente un pourcentage moyen de 15.78 % et 30 % des
hydrates de carbone non structuraux totaux respectivement, dans les rhizomes et dans les feuilles.
Compte tenu de ces différences de profil de d’amidon entre études, espèces, et malgré une
application rigoureuse du protocole de mesure, une vérification de la validité des résultats obtenus
pour l’amidon (particulièrement dans les feuilles) a été nécessaire. Des échantillons, après
gélatinisation et après digestion enzymatique (cfr Matériel et méthodes), ont été colorés au lugol
et ont été observés au microscope. L’observation après gélatinisation montre pour les rhizomes
beaucoup de cellules déchirées (effet mécanique du broyage) avec des grains d’amidon à la fois
dans les cellules et dans la suspension. Pour les feuilles, la grande majorité des cellules demeurent
intactes après broyage à l’azote liquide et on n’observe pas de grains d’amidon en dehors des
cellules. Après digestion, l’absence quasi-totale de grains d’amidon dans les échantillons de
rhizomes a confirmé leur digestion. Au contraire, dans les feuilles, seul le contenu en amidon d’une
bonne partie des cellules avait effectivement bien été digéré. Ces observations confirment que la
gélatinisation ainsi que la digestion enzymatique ont bien eu lieu pour les rhizomes et les feuilles.
Elles suggèrent par ailleurs que la teneur en amidon dans les feuilles a été sous-estimée et qu’il est
nécessaire d’adopter une méthode de broyage plus efficace pour les feuilles.
IV.4. Variation bathymétrique des paramètres biométriques et physiologiques
Afin de mieux interpréter les résultats obtenus, il convient de préciser que le profil a été réalisé
entre 26 juin et 09 juillet 2015.
De manière synthétique, la diminution générale des paramètres biométriques en fonctions de la
profondeur est liée à la diminution parallèle de la température et de la lumière qui influencent la
croissance et la production de l’herbier (PIRC, 1986). Les valeurs maximales des paramètres
biométriques sont mesurées à 10 m, ce qui est conforme à ce qui a été décrit par GOBERT (2002).
