CHAPITRE IV DISCUSSION
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Des études sur l’effet d’un ombrage expérimental sur la physiologie et morphologie de P. oceanica
confirment l’importance des réserves en hydrates de carbone. SERRANO et al., 2011 rapportèrent
que la réduction expérimentale de la lumière au printemps et en été avait des conséquences
importantes sur la physiologie et la morphologie (diminution de la production, de la densité) de
l’herbier alors que la même perturbation durant la période hiver-automne n’avait aucun effet
significatif. Ce résultat confirme ceux de RUIZ et ROMERO (2001). Ces derniers mesurèrent
qu’en réduisant la lumière durant les saisons favorables à l’accumulation de réserves, les
concentrations en amidon dans les rhizomes de P. oceanica étaient inférieures de 60 % par rapport
aux concentrations en conditions normales. Ceci avait pour effet le déclin de l’herbier en hiver et
en automne.
Le maximum de concentration en sucres solubles dans les feuilles et les rhizomes ainsi que le
maximum d’amidon dans les rhizomes coïncident avec le pic de la croissance foliaire (croissance
maximale en août et minimale en mars) mesurée par GOBERT (2002) dans l’herbier étudié en
Baie de Calvi. Cela tend à confirmer que la production photosynthétique en cette période est
supérieure à la demande en carbone pour la croissance. BURKE et al. (1996) rapportèrent
également que les périodes de croissance optimales chez Z. marina (étude menée dans la baie de
Chincoteague, USA) correspondaient à des périodes d’accumulation d’hydrates de carbone non
structuraux de réserves.
L’activité photosynthétique est fortement corrélée à la lumière (r=0.77) et modestement à la
température (r=0.60). De précédentes études ont discuté l’importance de ces deux facteurs
abiotiques, généralement corrélés et présentant des profils saisonniers similaires (LEE et al.,
2007), sur l’activité photosynthétique des magnoliophytes marines. Le cycle saisonnier des teneurs
en hydrates de carbone non structuraux de la 3
ème
feuille (amidon exclu) et du rhizome sont
modestement à fortement corrélés (r=0.65-0.76) à la température, et celui des sucres solubles de
la 3
ème
feuille est modestement corrélé (r=0.55) à son activité photosynthétique. De la température
dépend non seulement la photosynthèse mais aussi la respiration des plantes et donc leur bilan
carbone, ces processus physiologiques étant étroitement imbriqués (LEE et al., 2007).
L’amidon mesuré au niveau de la 3
ème
feuille ne présente pas ce cycle annuel, contrairement à ce
qui a été décrit par PIRC (1985 et 1989). Néanmoins les concentrations mesurées dans le présent
travail sont du même ordre de grandeur que celles publiées par PIRC (1985) pour des faisceaux de
P. oceanica prélevées à 15m de profondeur, soit entre 12 et 20 mg.gPS
-1
.
De telles observations de l’amidon dans les feuilles et rhizomes ont également été rapportées chez
d’autres espèces de magnoliophytes marines. Ainsi, chez Z. marina, l’amidon dans les rhizomes
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Des études sur l’effet d’un ombrage expérimental sur la physiologie et morphologie de P. oceanica
confirment l’importance des réserves en hydrates de carbone. SERRANO et al., 2011 rapportèrent
que la réduction expérimentale de la lumière au printemps et en été avait des conséquences
importantes sur la physiologie et la morphologie (diminution de la production, de la densité) de
l’herbier alors que la même perturbation durant la période hiver-automne n’avait aucun effet
significatif. Ce résultat confirme ceux de RUIZ et ROMERO (2001). Ces derniers mesurèrent
qu’en réduisant la lumière durant les saisons favorables à l’accumulation de réserves, les
concentrations en amidon dans les rhizomes de P. oceanica étaient inférieures de 60 % par rapport
aux concentrations en conditions normales. Ceci avait pour effet le déclin de l’herbier en hiver et
en automne.
Le maximum de concentration en sucres solubles dans les feuilles et les rhizomes ainsi que le
maximum d’amidon dans les rhizomes coïncident avec le pic de la croissance foliaire (croissance
maximale en août et minimale en mars) mesurée par GOBERT (2002) dans l’herbier étudié en
Baie de Calvi. Cela tend à confirmer que la production photosynthétique en cette période est
supérieure à la demande en carbone pour la croissance. BURKE et al. (1996) rapportèrent
également que les périodes de croissance optimales chez Z. marina (étude menée dans la baie de
Chincoteague, USA) correspondaient à des périodes d’accumulation d’hydrates de carbone non
structuraux de réserves.
L’activité photosynthétique est fortement corrélée à la lumière (r=0.77) et modestement à la
température (r=0.60). De précédentes études ont discuté l’importance de ces deux facteurs
abiotiques, généralement corrélés et présentant des profils saisonniers similaires (LEE et al.,
2007), sur l’activité photosynthétique des magnoliophytes marines. Le cycle saisonnier des teneurs
en hydrates de carbone non structuraux de la 3
ème
feuille (amidon exclu) et du rhizome sont
modestement à fortement corrélés (r=0.65-0.76) à la température, et celui des sucres solubles de
la 3
ème
feuille est modestement corrélé (r=0.55) à son activité photosynthétique. De la température
dépend non seulement la photosynthèse mais aussi la respiration des plantes et donc leur bilan
carbone, ces processus physiologiques étant étroitement imbriqués (LEE et al., 2007).
L’amidon mesuré au niveau de la 3
ème
feuille ne présente pas ce cycle annuel, contrairement à ce
qui a été décrit par PIRC (1985 et 1989). Néanmoins les concentrations mesurées dans le présent
travail sont du même ordre de grandeur que celles publiées par PIRC (1985) pour des faisceaux de
P. oceanica prélevées à 15m de profondeur, soit entre 12 et 20 mg.gPS
-1
.
De telles observations de l’amidon dans les feuilles et rhizomes ont également été rapportées chez
d’autres espèces de magnoliophytes marines. Ainsi, chez Z. marina, l’amidon dans les rhizomes
