CHAPITRE IV DISCUSSION
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d’économiser de l’énergie (conversion d’amidon) et d’améliorer les chances de survie en cas de
stress environnemental (BURKE et al., 1996).
L’évolution saisonnière des sucres solubles suit, dans les feuilles et rhizomes, la même tendance
décrite par PIRC (1988, 1985) pour P. oceanica : leurs concentrations augmentent en période
estivale et début de l’automne et diminuent en période hivernale. Les valeurs maximales sont
atteintes entre août et octobre (250.10 ± 83.70 mg.gPS
-1
pour les rhizomes en juillet 2016 et de
65.20 ± 8.10 mg.gPS
-1
pour les feuilles en août 2015). Entre octobre 2015 et mars 2016, les
concentrations en sucres solubles dans les feuilles et dans les rhizomes diminuent jusqu’à atteindre
des valeurs minimales de 24.50 ± 8.20 mg.gPS
-1
et 148.70 ± 32.60 mg.gPS
-1
respectivement.
L’évolution de l’amidon dans les rhizomes suit un profil saisonnier bien marqué (Figure III.7) qui
correspond à ce qui a déjà été décrit dans la littérature pour P. oceanica (PIRC, 1985 et 1989).
Cette évolution est semblable à celle des sucres solubles aussi bien dans les rhizomes que dans les
feuilles (r=0.76 et r=0.72, respectivement).
La relation étroite existant entre le faisceau de feuilles et le rhizome se traduit par la forte
corrélation entre les sucres solubles dans les feuilles et les hydrates de carbone dans les rhizomes.
Ainsi, les espèces avec un niveau élevé de sucres dans les feuilles vont accumuler plus de sucres
dans les rhizomes. Dans leur travail de synthèse bibliographique reprenant les données publiées
de 24 études portant sur 18 espèces de magnoliophytes marines, TOUCHETTE et
BURKHOLDER (2000) rapportèrent des corrélations similaires entre teneurs en hydrates de
carbone non structuraux dans le feuilles et rhizomes.
La diminution simultanée des sucres solubles et de l’amidon dans les rhizomes à partir d’octobre
2015 jusqu’à mars 2016 traduit leur remobilisation et consommation durant la période hivernale
où l’activité photosynthétique est réduite (Figure III.5). De précédents travaux menés sur P.
oceanica et Z. marina impliquèrent de fait ces réserves dans le processus d’hivernage (P.
oceanica : PIRC 1989 et 1985, Z. noltii : GOVERS et al., 2014 ; Z. marina : BURKE et al., 1996
et ALCOVERRO et al., 1999). De même, ALCOVERRO et al. (2001) ont montré que les périodes
de stockage et de déplétion des réserves en hydrates de carbone totaux chez P. oceanica
correspondent aux périodes de bilan carbone respectivement positif et négatif. Ainsi, notre étude
montre que le bilan carbone positif en période estivale permet son accumulation et son stockage
sous forme de sucres solubles et d’amidon à la fois dans les rhizomes et les feuilles. De la fin de
l’automne au printemps, quand le bilan carbone de P. oceanica est négatif (ALCOVERRO et al.,
2001), les concentrations en sucres solubles et en amidon diminuent fortement en réponse aux
besoins internes de la plante en carbone pour la respiration et la croissance.
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d’économiser de l’énergie (conversion d’amidon) et d’améliorer les chances de survie en cas de
stress environnemental (BURKE et al., 1996).
L’évolution saisonnière des sucres solubles suit, dans les feuilles et rhizomes, la même tendance
décrite par PIRC (1988, 1985) pour P. oceanica : leurs concentrations augmentent en période
estivale et début de l’automne et diminuent en période hivernale. Les valeurs maximales sont
atteintes entre août et octobre (250.10 ± 83.70 mg.gPS
-1
pour les rhizomes en juillet 2016 et de
65.20 ± 8.10 mg.gPS
-1
pour les feuilles en août 2015). Entre octobre 2015 et mars 2016, les
concentrations en sucres solubles dans les feuilles et dans les rhizomes diminuent jusqu’à atteindre
des valeurs minimales de 24.50 ± 8.20 mg.gPS
-1
et 148.70 ± 32.60 mg.gPS
-1
respectivement.
L’évolution de l’amidon dans les rhizomes suit un profil saisonnier bien marqué (Figure III.7) qui
correspond à ce qui a déjà été décrit dans la littérature pour P. oceanica (PIRC, 1985 et 1989).
Cette évolution est semblable à celle des sucres solubles aussi bien dans les rhizomes que dans les
feuilles (r=0.76 et r=0.72, respectivement).
La relation étroite existant entre le faisceau de feuilles et le rhizome se traduit par la forte
corrélation entre les sucres solubles dans les feuilles et les hydrates de carbone dans les rhizomes.
Ainsi, les espèces avec un niveau élevé de sucres dans les feuilles vont accumuler plus de sucres
dans les rhizomes. Dans leur travail de synthèse bibliographique reprenant les données publiées
de 24 études portant sur 18 espèces de magnoliophytes marines, TOUCHETTE et
BURKHOLDER (2000) rapportèrent des corrélations similaires entre teneurs en hydrates de
carbone non structuraux dans le feuilles et rhizomes.
La diminution simultanée des sucres solubles et de l’amidon dans les rhizomes à partir d’octobre
2015 jusqu’à mars 2016 traduit leur remobilisation et consommation durant la période hivernale
où l’activité photosynthétique est réduite (Figure III.5). De précédents travaux menés sur P.
oceanica et Z. marina impliquèrent de fait ces réserves dans le processus d’hivernage (P.
oceanica : PIRC 1989 et 1985, Z. noltii : GOVERS et al., 2014 ; Z. marina : BURKE et al., 1996
et ALCOVERRO et al., 1999). De même, ALCOVERRO et al. (2001) ont montré que les périodes
de stockage et de déplétion des réserves en hydrates de carbone totaux chez P. oceanica
correspondent aux périodes de bilan carbone respectivement positif et négatif. Ainsi, notre étude
montre que le bilan carbone positif en période estivale permet son accumulation et son stockage
sous forme de sucres solubles et d’amidon à la fois dans les rhizomes et les feuilles. De la fin de
l’automne au printemps, quand le bilan carbone de P. oceanica est négatif (ALCOVERRO et al.,
2001), les concentrations en sucres solubles et en amidon diminuent fortement en réponse aux
besoins internes de la plante en carbone pour la respiration et la croissance.
