Chapitre II Matériel et méthodes
19
Parmi les méthodes basées sur la courbe de capture, celle de Powell-Wetherall déjà décrite plus
haut permet l’estimation de Z/K, à partir du K retenu pour l’étude de la croissance, le coefficient
instantané de mortalité totale Z est alors déterminé.
La courbe de capture linéarisée, fondée sur la composition en longueur, utilise les données en
longueur converties en âge à partir de l’équation de von Bertalanffy. La courbe de capture (Ln
(N/Δt)) en fonction de l’âge (t) présente une partie ascendante qui correspond aux individus qui
ne sont pas pleinement recrutés. L’autre partie (descendante) permet l’estimation de Z à partir
de la pente de la droite qui relie les différents points à l’exception de ceux faiblement
représentés en effectifs et proches de la longueur asymptotique L∞ (Sparre et al.,1989).
3-2-Estimation du coefficient de mortalité naturelle M
Chez une population exploitée de poissons, le coefficient instantané de mortalité naturelle M
est l’un des paramètres les plus difficiles à évaluer. Pourtant, une valeur aussi exacte que
possible de M est nécessaire pour mettre en œuvre la plupart des modèles habituels de gestion
des stocks (Ricker, 1980 ; Beverton et Holt, 1957 et 1964 ; Moreau,1980 ; Pauly,1984b)
Le coefficient de mortalité naturelle M exprime la mortalité due à toute cause autre que la pêche
elle-même (maladies, vieillesse…etc), il ne peut donc être estimé que sur des stocks non
exploités, c’est-à-dire indemnes de pêche.
Dans notre étude, la détermination de ce paramètre a été réalisé par plusieurs équations
suggérées par différents auteurs tel que :
3-2-1-Méthode de Djabali et al. (1993)
L’équation de Djabali et al. (1993), déduite de régressions linéaires multiples, est basée sur
les paramètres de croissance et de mortalité de 56 stocks de poissons vivants en Méditerranée
(Djabali et al., 1994).
Log10 M = - 0,0278 – 0,1172 Log10 L∞+ 0,5092 Log10 K
3-2-2-Méthode de Pauly (1980)
La mortalité naturelle chez les poissons est corrélée avec la longévité, donc avec K. De même,
elle est corrélée avec la taille puisque les grands poissons ont, en règle générale, moins de
prédateurs que les petits. Nous pouvons également montrer que la mortalité naturelle chez les
poissons est corrélée avec la température moyenne de leur environnement (Nouar,1985).
L’équation empirique de Pauly est donnée par la formule suivante :
Log10M = -0,0066-0,279 Log10L∞ + 0,6543 Log10K + 0,4634 Log10T
19
Parmi les méthodes basées sur la courbe de capture, celle de Powell-Wetherall déjà décrite plus
haut permet l’estimation de Z/K, à partir du K retenu pour l’étude de la croissance, le coefficient
instantané de mortalité totale Z est alors déterminé.
La courbe de capture linéarisée, fondée sur la composition en longueur, utilise les données en
longueur converties en âge à partir de l’équation de von Bertalanffy. La courbe de capture (Ln
(N/Δt)) en fonction de l’âge (t) présente une partie ascendante qui correspond aux individus qui
ne sont pas pleinement recrutés. L’autre partie (descendante) permet l’estimation de Z à partir
de la pente de la droite qui relie les différents points à l’exception de ceux faiblement
représentés en effectifs et proches de la longueur asymptotique L∞ (Sparre et al.,1989).
3-2-Estimation du coefficient de mortalité naturelle M
Chez une population exploitée de poissons, le coefficient instantané de mortalité naturelle M
est l’un des paramètres les plus difficiles à évaluer. Pourtant, une valeur aussi exacte que
possible de M est nécessaire pour mettre en œuvre la plupart des modèles habituels de gestion
des stocks (Ricker, 1980 ; Beverton et Holt, 1957 et 1964 ; Moreau,1980 ; Pauly,1984b)
Le coefficient de mortalité naturelle M exprime la mortalité due à toute cause autre que la pêche
elle-même (maladies, vieillesse…etc), il ne peut donc être estimé que sur des stocks non
exploités, c’est-à-dire indemnes de pêche.
Dans notre étude, la détermination de ce paramètre a été réalisé par plusieurs équations
suggérées par différents auteurs tel que :
3-2-1-Méthode de Djabali et al. (1993)
L’équation de Djabali et al. (1993), déduite de régressions linéaires multiples, est basée sur
les paramètres de croissance et de mortalité de 56 stocks de poissons vivants en Méditerranée
(Djabali et al., 1994).
Log10 M = - 0,0278 – 0,1172 Log10 L∞+ 0,5092 Log10 K
3-2-2-Méthode de Pauly (1980)
La mortalité naturelle chez les poissons est corrélée avec la longévité, donc avec K. De même,
elle est corrélée avec la taille puisque les grands poissons ont, en règle générale, moins de
prédateurs que les petits. Nous pouvons également montrer que la mortalité naturelle chez les
poissons est corrélée avec la température moyenne de leur environnement (Nouar,1985).
L’équation empirique de Pauly est donnée par la formule suivante :
Log10M = -0,0066-0,279 Log10L∞ + 0,6543 Log10K + 0,4634 Log10T
