Chapitre 1 :
Etudes bibliographique
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La plupart des cultures de Tilapia dans le monde se font dans des étangs fertilisés avec
de la nourriture, du fumier ou d’engrais inorganiques. Dans ces conditions, les
organismes alimentaires naturels sont fournis aux poissons avec des quantités
substantielles.
En 1983, Schroeder a utilisé des isotopes stables du carbone sur différentes sources
d’alimentation pour l’O.niloticus. Il a constaté que les aliments naturels contribuent à
la croissance des spécimens dans les étangs avec un pourcentage de 50 à 70%. Dans les
cultures d’étang d’O. niloticus nourries de manière intensive avec des aliments
artificiels, l’analyse de l’estomac a montré que jusqu’à 50% du contenu stomacal de
ces individus est un aliment naturel puisé du milieu.
Cette capacité d’adaptation à divers aliments et déchets est phénoménale et est à la base
de sa haute potentialité pour la pisciculture (TREWAVAS,1983).
7.7.Mécanisme de digestion
La physiologie de la digestion chez O. niloticus a été étudiée par MORIARTY (1973)
dans un article qui fait office de référence. Les détritus et les algues aux parois épaisses,
notamment les cyanobactéries, sont difficilement digérées par la plupart des poissons.
Les Tilapias, en particulier O. niloticus, ont développé des mécanismes permettant leur
digestion. La prise de nourriture déclenche une sécrétion d’acide au niveau de
l’estomac. Neutre le matin, le pH peut ainsi chuter en dessous de 1,4-1,6 au bout de
quelques heures, et cette acidité brise les parois végétales (MORIATY,1973 et). Au
niveau de l’intestin, le pH augmente progressivement ; de5,5 à la sortie de l’estomac,
passe à 8 au niveau de l’anus.
Des enzymes interviennent également pour la digestion des protéines.Une protéase a
été mise en évidence dans la tube digestif, avec une concentration maximale dans
l’estomac (MOREAU, 1988).
D’après MORIARTY (1973), il n’y aurait pas d’activité peptique dans le jus gastrique
d’Oreochromisniloticus, mais un pepsinogéne existerait dans la paroi stomacale.
Egalement la trypsine et la chymotrypsine, actives au milieu alcalin, sont présentes dans
l’intestin (MORIATY,1973).
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