b) Morphologie générale :
On ne retrouve pas dans la littérature des descriptions détaillées du phénotype de cet
hybride. Au niveau de notre laboratoire, les échantillons en provenance de la ferme piscicole
d’Ain Skhouna (W. Saida) présentent diverses livrées (coloration corporelle) (Fig.5) des
aspects clairs ou rosâtres avec une dominance de taches noires avec l’absence totale de
coloration rouge.
c) Éthologie :
Les hybrides issus d’O.mossambicus sont décrits comme étant euryhalins et peuvent par
conséquent vivre en milieu estuarien ou même en milieu marin peu profond (Canonico et al.
2005). Il a été démontré (Watanabe et al., 1989 ; El Sayed et Fattah, 2006) que l’hybride
Oreochromis niloticus X Oreochromis mossambicus présente une bonne croissance à des
salinités de 17 à 37 mg/l. D’après ces deux auteurs, cette tolérance serait due à la grande
tolérance des deux parents.
D’autre part, l’hybride mâle est connu pour avoir une croissance relativement plus rapide
que celle des femelles. Ce dimorphisme de croissance est cité par (Manosoroi et al., 2004).
Afin de stimuler la croissance des juvéniles hybrides du tilapia rouge, Shiau et Su (2004)
préconisent l’utilisation d’un facteur de croissance le Myo-Inositol. Des études concernant la
Figure 5: Tilapia rouge Hybride. Laboratoire d’Aquaculture
ISMAL 2008.
Précédent

Investigation préliminaire sur la parasitofaune de trois cichlides d\'Algérie - 20/70

Suivant