Chapitre VI
les stratégies d’adaptation
117
Stabiplage : C’est une autre technique qui consiste à mettre en œuvre des ouvrages en géocomposite
qui, une fois implantés, captent le sable naturellement transporté par les houles, les courants, et les
marées, pour reconstituer la plage, et l’aider à retrouver un équilibre hydrosédimentaire (figure 57). Ces
ouvrages dits « freineurs de transit littoral », sont eux posés perpendiculairement au trait de côte. Un
volume important de matériel sédimentaire est bloqué en amont de la dérive. Mais une fois que les
compartiments sont remplis, les courants vont reprendre la partie excédentaire de ce volume
sédimentaire pour l’exporter alors vers l’aval de la dérive. Les propriétés de souplesse et de perméabilité
de la réalisation permettent de ne pas "faire barrage" au sable comme le ferait une digue, mais plutôt de
gérer les flux de sédiments. L'étude préalable systématiquement menée par Espace Pur (en France)
permet de fabriquer un Stabiplage sur mesure pour chaque problème posé. Cette technique est très
appliquée longitudinalement au pied des dunes. Elle a été utilisée dans plusieurs sites pour la protection
des littoraux à Guilvinec, la dune de Tumiac et la plage dans le Morbihan en France, au Sud du Vietnam
et sur le littoral d'Aghir à Djerba en Tunisie.
Figure 58 : Système de stabiplage
By passing :
C’est une technique douce consiste à utiliser les sédiments d’un endroit qui a un excès du sable a une autre
qui a connu une érosion à travers un matériel spécifique. Les ouvrages de Boumerdes favorisent la
formation du bassin de dissipation en aval du brise lame ou les sédiments s’accumulent en favorisant la
formation des plages à tombolo, donc par cette technique on peut rhabiller les zones érodées.
les zones connues comme "dynamic beach zone » et tout près des oueds afin de minimiser les
conséquences de l'élévation du niveau de la mer.
Le renforcement institutionnel : Sur le plan Institutionnel, il est important de renforcer et/ou mettre en
place des mécanismes de coordination entre les différents acteurs opérant dans la zone côtière, et entre le
pouvoir central et les collectivités locales. Ceci permettrait d’impliquer tous les représentants des
différents secteurs dès la phase de réflexion sur le choix des options d’adaptation. La sensibilisation et
l’implication des communautés côtières tout au long du processus d’adaptation est un gage pour la
réussite des options retenues. En effet, en considérant plusieurs options, à diverses échelles, dans le cadre
de travaux ou de discussions auxquels participeraient les intervenants, permettrait d’obtenir des résultats
fructueux. En outre le choix d’une voie plutôt que de l’autre doit s’inscrire dans une réflexion à long
terme qui doit aboutir à une gestion durable et raisonnée du littoral. Cette réflexion devrait prendre en
compte les actions passées et à venir et leurs conséquences sur le milieu naturel et l’économie. L’adoption
de simples mesures préventives peut permettre, dans certains cas, d’assurer une protection efficace contre
les risques côtiers, sans aménagements particuliers importants. Ces mesures devraient être mises en
œuvre à temps (NIIAZI 2007).
Parmi les stratégies d'adaptation possibles pour toute zone vulnérables à l’élévation du niveau de la
mer, telles qu'elles sont recensées et examinées dans la littérature, figurent la reconnaissance et la
surveillance des dangers d’où la nécessité de créer un outil de connaissance et de suivi : l'observatoire
du littoral.
Cette structure serait organisée autour d’une :
Commission scientifique : chargée de centraliser les données produites par les différents réseaux nationaux de
surveillance des pollutions littorales, de réaliser ses propres analyses en complément et d'assurer une veille
sanitaire.
Commission d’information : chargée de synthétiser les données scientifiques pour les rendre accessibles et
compréhensibles à un large public par le biais d'indices explicites. Elle doit également renseigner sur les risques
sanitaires et la toxicité des différents polluants.
Commission juridique : chargée de faire appliquer la législation en vigueur et avoir un rôle de conseil auprès
des élus et des industries pour dégager des solutions environnementales adaptées
les stratégies d’adaptation
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Stabiplage : C’est une autre technique qui consiste à mettre en œuvre des ouvrages en géocomposite
qui, une fois implantés, captent le sable naturellement transporté par les houles, les courants, et les
marées, pour reconstituer la plage, et l’aider à retrouver un équilibre hydrosédimentaire (figure 57). Ces
ouvrages dits « freineurs de transit littoral », sont eux posés perpendiculairement au trait de côte. Un
volume important de matériel sédimentaire est bloqué en amont de la dérive. Mais une fois que les
compartiments sont remplis, les courants vont reprendre la partie excédentaire de ce volume
sédimentaire pour l’exporter alors vers l’aval de la dérive. Les propriétés de souplesse et de perméabilité
de la réalisation permettent de ne pas "faire barrage" au sable comme le ferait une digue, mais plutôt de
gérer les flux de sédiments. L'étude préalable systématiquement menée par Espace Pur (en France)
permet de fabriquer un Stabiplage sur mesure pour chaque problème posé. Cette technique est très
appliquée longitudinalement au pied des dunes. Elle a été utilisée dans plusieurs sites pour la protection
des littoraux à Guilvinec, la dune de Tumiac et la plage dans le Morbihan en France, au Sud du Vietnam
et sur le littoral d'Aghir à Djerba en Tunisie.
Figure 58 : Système de stabiplage
By passing :
C’est une technique douce consiste à utiliser les sédiments d’un endroit qui a un excès du sable a une autre
qui a connu une érosion à travers un matériel spécifique. Les ouvrages de Boumerdes favorisent la
formation du bassin de dissipation en aval du brise lame ou les sédiments s’accumulent en favorisant la
formation des plages à tombolo, donc par cette technique on peut rhabiller les zones érodées.
les zones connues comme "dynamic beach zone » et tout près des oueds afin de minimiser les
conséquences de l'élévation du niveau de la mer.
Le renforcement institutionnel : Sur le plan Institutionnel, il est important de renforcer et/ou mettre en
place des mécanismes de coordination entre les différents acteurs opérant dans la zone côtière, et entre le
pouvoir central et les collectivités locales. Ceci permettrait d’impliquer tous les représentants des
différents secteurs dès la phase de réflexion sur le choix des options d’adaptation. La sensibilisation et
l’implication des communautés côtières tout au long du processus d’adaptation est un gage pour la
réussite des options retenues. En effet, en considérant plusieurs options, à diverses échelles, dans le cadre
de travaux ou de discussions auxquels participeraient les intervenants, permettrait d’obtenir des résultats
fructueux. En outre le choix d’une voie plutôt que de l’autre doit s’inscrire dans une réflexion à long
terme qui doit aboutir à une gestion durable et raisonnée du littoral. Cette réflexion devrait prendre en
compte les actions passées et à venir et leurs conséquences sur le milieu naturel et l’économie. L’adoption
de simples mesures préventives peut permettre, dans certains cas, d’assurer une protection efficace contre
les risques côtiers, sans aménagements particuliers importants. Ces mesures devraient être mises en
œuvre à temps (NIIAZI 2007).
Parmi les stratégies d'adaptation possibles pour toute zone vulnérables à l’élévation du niveau de la
mer, telles qu'elles sont recensées et examinées dans la littérature, figurent la reconnaissance et la
surveillance des dangers d’où la nécessité de créer un outil de connaissance et de suivi : l'observatoire
du littoral.
Cette structure serait organisée autour d’une :
Commission scientifique : chargée de centraliser les données produites par les différents réseaux nationaux de
surveillance des pollutions littorales, de réaliser ses propres analyses en complément et d'assurer une veille
sanitaire.
Commission d’information : chargée de synthétiser les données scientifiques pour les rendre accessibles et
compréhensibles à un large public par le biais d'indices explicites. Elle doit également renseigner sur les risques
sanitaires et la toxicité des différents polluants.
Commission juridique : chargée de faire appliquer la législation en vigueur et avoir un rôle de conseil auprès
des élus et des industries pour dégager des solutions environnementales adaptées
