Chapitre VI
les stratégies d’adaptation
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 les terres agricoles qui seraient perdues et probablement abandonnées, seraient celles qui souffriraient
d’une forte salinisation des eaux et des sols ainsi que celles qui montreraient un drainage difficile.
 Une reconversion des agriculteurs vers l’aquaculture marine pourrait être envisagée avec un
développement des cages off-Shore, au cas où les capacités trophiques du milieu puissent supporter
d’autres élevages. Mais cette option nécessite d’une part, l’établissement d‘un plan d’aménagement
intégré de la baie, et d’autre part une forte composante de sensibilisation et de formation (MATEE, 2007
in NIAZI, 2007).
 le rechargement artificiel en sable pour réhabiliter les plages érodées. Vu la présence de d’un tissu
urbain préférentiellement à proximité de la mer, ni la réhabilitation ni la fixation des dunes par la
végétation n’est plus possible pour protéger et accroître la résilience naturelle. La seule alternative pour
éviter la disparition des plages au cours du prochain siècle, serait leur alimentation artificielle. Pour
cette opération il faut que le calibre des sédiments d’emprunt doit être légèrement supérieur à celle des
sédiments autochtones, dans le but d’assurer un bon rechargement des plages et de maintenir une largeur
suffisante de celles-ci. De telles initiatives permettraient d’assurer alors leur stabilité, d’atténuer, par
conséquent, l’intensité des impacts d’une élévation accélérée du niveau de mer et les effets conjugués à
ceux des houles de tempêtes épisodiques particulièrement le secteur Est qui a connu une forte érosion
au bout de 48 ans (Résultats du chapitre III).
 la construction de murs de protection et/ou le renforcement par des enrochements pour protéger les
zones urbanisées. L’ajout de structures pour les ouvrages déjà présents à Boumerdes et Ain Taya serait
probablement nécessaire à mesure que s'élève le niveau de la mer. De telle sorte que ces murs
d’enrochement puissent absorber l’énergie supplémentaire des vagues. Il en serait de même pour les
jetées des ports (Djinet et Zemmouri) ; les mesures à apporter consisteraient entre autres à surélever
progressivement la crête des digues jusqu’à une valeur légèrement supérieure au niveau d’inondation
maximum.
Quelques soient les solutions techniques choisies, elles nécessitent impérativement un mécanisme de suiviévaluation, afin d’adapter progressivement les réactions du littoral à des solutions mieux appropriées.
Activités
industrielles
Agriculture
Sur
population
Tourisme
balnéaire
Navigation
et activités
portuaires
Pêche et
aquaculture
Zone côtière « ZC »
Gestion Intégrée des Zones Côtières « GIZC »
Développement Durable « DD »
 La mise en place des mécanismes de
coordination entre les acteurs potentiels
 Sensibilisation
 Renforcement juridique et institutionnel
 La surveillance
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Evaluation des impacts des changements climatiques et des activités anthropiques sur le littoral de la baie de Zemmouri :Vulnérabilité et adaptation - 129/142

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