Chapitre VI
les stratégies d’adaptation
116
Stratégies à court et moyen terme
Stratégies à long terme
Ecoplage
consiste à drainer la plage dans la zone du jet de rive pour diminuer le transport de sédiment par la nappe
de retrait. Ce procédé d'origine danoise, a été installé en France, en avril 1999, sur le littoral atlantique,
aux Sables-d'Olonne, ensuite à Villers-sur- mer (Calvados), dans la baie d'Agay et à Saint-Raphaël.
Comme le montre la figure 58, il consiste à enterrer sous la plage un système de drains parallèles au trait
de côte à un niveau défini en fonction des conditions hydrodynamiques spécifiques du site. Ces drains sont
reliés à un collecteur lui-même couplé à une station de pompage. L'eau chargée en grains de sable apportée
par la vague s'écoule par percolation tandis que le sable est retenu sur la plage. Une fois infiltrée l’eau de
mer est ensuite aspirée par la pompe. Le sable se dépose et la plage est asséchée. Une canalisation de
refoulement restitue à la mer l’eau libérée du sédiment, ou peut être réutilisée (piscine, pisciculture...) et
l’engraissement de la plage est alors favorisé. Ce procédé permet de combattre et de maîtriser l’érosion
des plages d’un littoral sans impact négatif sur l’environnement. Il a l’avantage d'être invisible et
totalement silencieux, de ne provoquer aucun impact sur la faune ou la flore, et de ne modifier ni les
courants ni le transit sédimentaire parallèle au rivage. Bien qu’elle elle ne nécessite que peu d’entretien,
cette technique est onéreuse. En absence de marée, par exemple en Méditerranée, l’efficacité du dispositif
est accrue car la zone de déferlement des vagues est toujours la même.
La zone côtière est considérée comme un espace commun où se manifeste l'interaction terre mer à travers des systèmes
écologiques et systèmes de ressources complexes (biotiques, abiotiques) et interagissant avec les communautés
humaines et les activités socioéconomiques. La bande côtière de la zone d’étude a connu un fort chevauchement des
activités socioéconomiques (tourisme balnéaire, les industries, l’aquaculture et la pêche…etc.) qui la rendre très
vulnérable aux risques naturels tel que l’érosion et la submersion marine suit a un bouleversement climatique, donc
l’intégration des stratégies d’atténuation et d’adaptation de ce déséquilibre à long terme est primordiale.
Gestion intégrée des zones côtières un processus dynamique de gestion et d'utilisation durables des zones côtières,
prenant en compte la fragilité des écosystèmes et des paysages, la diversité des activités/usages, leurs interactions, la
vocation maritime de certains d'entre eux, ainsi que leurs impacts à sur la mer et sur la partie terrestre. Parmi ces
objectifs :
Faciliter, par une planification rationnelle des activités, le DD -ZC (conciliant la protection des ZC et
développement) ;
Préserver ZC / bénéfice des générations présentes et futures ;
Garantir l'utilisation durable des ressources naturelles ;
Garantir la préservation de l'intégrité des écosystèmes côtiers ;
Prévenir et/ou réduire les effets des aléas naturels-CC ;
Assurer la cohérence entre les initiatives publiques et privées et entre toutes les décisions des autorités publiques,
aux niveaux national, régional et local.
L’élaboration d’un plan GIZC du littoral de la grande baie de Zemmouri
les stratégies de réponse aux changements climatiques ne pourront être efficaces que dans le cadre plus global d’une
gestion intégrée des zones côtières (GIZC) qui représente un outil incontournable pour le développement durable des
littoraux algériens en général et celui de la baie de Zemmouri en particulier. L’élaboration et la mise en œuvre des
stratégies d’adaptation dans le cadre d’un plan de GIZC, nécessitent une bonne connaissance du fonctionnement
organique du système côtier en question. Celle-ci est conditionnée par la disponibilité des données. La connaissance des
conditions physiques, météorologiques et même les acteurs est très importante pour une gestion durable, valorisation et
protection de la zone d’étude prenant en compte les trois piliers du développement durable (environnement, économie
et la société).
Le renforcement juridique : le littoral de la baie de Zemmouri est fortement dégradé, c’est en majeure
partie à cause de l’absence d’une réglementation sur l’occupation de son espace et l’utilisation de ses
ressources ; Il est donc urgent que la loi ‘Littoral’ et les textes de loi relatifs à l’extraction de sable soit
rigoureusement appliqués. Vu les projections des risques, La loi du littoral devrait interdire la
construction ou l'aménagement de structures en béton ou autres infrastructures – même des routes - dans
Figure 59 : Système d’ECOPLAGE de Carl Linderoth (http://www.atlanpole.fr)(a) et la
mise en place du procédé d’ECOPLAGE dans la baie d'Agay (b) http://www.villesaintraphael.fr
les stratégies d’adaptation
116
Stratégies à court et moyen terme
Stratégies à long terme
Ecoplage
consiste à drainer la plage dans la zone du jet de rive pour diminuer le transport de sédiment par la nappe
de retrait. Ce procédé d'origine danoise, a été installé en France, en avril 1999, sur le littoral atlantique,
aux Sables-d'Olonne, ensuite à Villers-sur- mer (Calvados), dans la baie d'Agay et à Saint-Raphaël.
Comme le montre la figure 58, il consiste à enterrer sous la plage un système de drains parallèles au trait
de côte à un niveau défini en fonction des conditions hydrodynamiques spécifiques du site. Ces drains sont
reliés à un collecteur lui-même couplé à une station de pompage. L'eau chargée en grains de sable apportée
par la vague s'écoule par percolation tandis que le sable est retenu sur la plage. Une fois infiltrée l’eau de
mer est ensuite aspirée par la pompe. Le sable se dépose et la plage est asséchée. Une canalisation de
refoulement restitue à la mer l’eau libérée du sédiment, ou peut être réutilisée (piscine, pisciculture...) et
l’engraissement de la plage est alors favorisé. Ce procédé permet de combattre et de maîtriser l’érosion
des plages d’un littoral sans impact négatif sur l’environnement. Il a l’avantage d'être invisible et
totalement silencieux, de ne provoquer aucun impact sur la faune ou la flore, et de ne modifier ni les
courants ni le transit sédimentaire parallèle au rivage. Bien qu’elle elle ne nécessite que peu d’entretien,
cette technique est onéreuse. En absence de marée, par exemple en Méditerranée, l’efficacité du dispositif
est accrue car la zone de déferlement des vagues est toujours la même.
La zone côtière est considérée comme un espace commun où se manifeste l'interaction terre mer à travers des systèmes
écologiques et systèmes de ressources complexes (biotiques, abiotiques) et interagissant avec les communautés
humaines et les activités socioéconomiques. La bande côtière de la zone d’étude a connu un fort chevauchement des
activités socioéconomiques (tourisme balnéaire, les industries, l’aquaculture et la pêche…etc.) qui la rendre très
vulnérable aux risques naturels tel que l’érosion et la submersion marine suit a un bouleversement climatique, donc
l’intégration des stratégies d’atténuation et d’adaptation de ce déséquilibre à long terme est primordiale.
Gestion intégrée des zones côtières un processus dynamique de gestion et d'utilisation durables des zones côtières,
prenant en compte la fragilité des écosystèmes et des paysages, la diversité des activités/usages, leurs interactions, la
vocation maritime de certains d'entre eux, ainsi que leurs impacts à sur la mer et sur la partie terrestre. Parmi ces
objectifs :
Faciliter, par une planification rationnelle des activités, le DD -ZC (conciliant la protection des ZC et
développement) ;
Préserver ZC / bénéfice des générations présentes et futures ;
Garantir l'utilisation durable des ressources naturelles ;
Garantir la préservation de l'intégrité des écosystèmes côtiers ;
Prévenir et/ou réduire les effets des aléas naturels-CC ;
Assurer la cohérence entre les initiatives publiques et privées et entre toutes les décisions des autorités publiques,
aux niveaux national, régional et local.
L’élaboration d’un plan GIZC du littoral de la grande baie de Zemmouri
les stratégies de réponse aux changements climatiques ne pourront être efficaces que dans le cadre plus global d’une
gestion intégrée des zones côtières (GIZC) qui représente un outil incontournable pour le développement durable des
littoraux algériens en général et celui de la baie de Zemmouri en particulier. L’élaboration et la mise en œuvre des
stratégies d’adaptation dans le cadre d’un plan de GIZC, nécessitent une bonne connaissance du fonctionnement
organique du système côtier en question. Celle-ci est conditionnée par la disponibilité des données. La connaissance des
conditions physiques, météorologiques et même les acteurs est très importante pour une gestion durable, valorisation et
protection de la zone d’étude prenant en compte les trois piliers du développement durable (environnement, économie
et la société).
Le renforcement juridique : le littoral de la baie de Zemmouri est fortement dégradé, c’est en majeure
partie à cause de l’absence d’une réglementation sur l’occupation de son espace et l’utilisation de ses
ressources ; Il est donc urgent que la loi ‘Littoral’ et les textes de loi relatifs à l’extraction de sable soit
rigoureusement appliqués. Vu les projections des risques, La loi du littoral devrait interdire la
construction ou l'aménagement de structures en béton ou autres infrastructures – même des routes - dans
Figure 59 : Système d’ECOPLAGE de Carl Linderoth (http://www.atlanpole.fr)(a) et la
mise en place du procédé d’ECOPLAGE dans la baie d'Agay (b) http://www.villesaintraphael.fr
