Chapitre III : Résultats et discussion
42
- Le taux de l’humidité qui est en faveur de la daurade sauvage par rapport au produit de
la ferme MEDAQUAFISH montre un écart avoisinant les 10%, l’alimentation est
possiblement la cause majeure de cet écart ;
- La teneur en matière grasse élevée chez les poissons issus des cages vis-à-vis de leurs
homologues pêchés dans la même région où les cages sont installées. Ils présentent une
différence d’environ 5,5%, le principal suspect qui a causé cette divergence est la
composition de l’aliment distribué à la phase finale du grossissement et qui est riche en
lipides (voir annexe). La stratégie de l’alimentation devrait, être remise en question ;
- La quantité minérale de la chair de la daurade royale montre une similitude chez les
deux concurrents, restera donc le traitement de l’aspect qualitatif.
- Le pourcentage des protéines penche légèrement en faveur du poisson issu de l’activité
piscicole.
En globalité nos deux daurades ne paraissent pas si différentes plus que ça, même si en
évaluant de près nos résultats on remarque clairement que la daurade d’élevage est plus
grasse et donc moins hydratée que celle issue de la pêche.
Niveau ressenti, le consommateur remarquera peut-être un goût légèrement plus amer à
cause des lipides présents en plus grande quantité pour la daurade d’élevage. Il est
nécessaire de pousser de plus en plus les études sur la nature de ces lipides. Des études ont
démontré qu’il s’agit d’AGPLI. En contrepartie de cette forte teneur en matière grasse, la
daurade d’élevage confère un plus gros apport en protéines ce qui est, rappelons-le, une des
principales raisons qui nous pousse à consommer du poisson. De ce fait la daurade
d’élevage concurrencera fortement la daurade sauvage.
Précédent

Etude biologique préliminaire de la composition chimique de la chair de la daurade royale Sparus aurata (Linné, 1758) de la région centre de la côte Algérienne. - 49/58

Suivant