CHAPITRE I : GENERALITES
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marché de consommation humaine (pêche minotière : poissons de petite taille, présence
d’arêtes). Les procédés industriels de cuisson, de pressage, d’ajout de solubles et de séchage,
permettent de préserver la valeur biologique de la farine de poisson pour l’alimentation animale,
mais il faut quatre à cinq tonnes de poisson frais entier pour produire une tonne de farine de
poisson. La qualité des farines de poissons peut varier de façon importante selon l’espèce,
l’origine et les procédés mis en œuvre dans sa fabrication. Les meilleures farines de poisson
contiennent de 66 à 72 % de protéines hautement digestibles. Elles peuvent aussi contenir
jusqu’à 12 % d’huile riche en acides gras longs polyinsaturés (AGPI) de la série oméga 3, ainsi
que des minéraux et oligo-éléments. Son contenu énergétique élevé (20-22 kJ/g MS) et l’absence
de facteurs antinutritionnels sont d’autres atouts en faveur de cet ingrédient (Burel C, 2017).
Certaines études ont également montré que parmi les sources de protéines animales, il y a
également, les sous-produits animaux terrestres, notamment les farines de sous-produits avicoles,
les farines de sang, les farines de plumes hydrolysées et les farines de viande et d'os. Cependant,
malgré leur teneur élevée en protéines, ces ingrédients peuvent être déficients en un ou plusieurs
AAE, dont les plus limitants sont principalement la lysine, l'isoleucine et la méthionine
(Tshinyama A, 2018).
L’intérêt de l’utilisation principale des matières première d’origine végétale, outre leur moindre
coût par rapport à celles d’origine animale et leur impact positif sur la pêche fourrage, réside
dans leur apport en vitamine B. Néanmoins, leur teneur en Acides Gras Polyinsaturés à Longue
Chaîne (AGPILC) est infime et elles présentent une moins bonne appétence que les matières
premières d’origine animale. Par ailleurs, elles apportent de l’amidon, mal digéré par les
poissons. En revanche, un traitement thermique le rend plus digestible et lui offre des qualités
liantes (Audic, 2006 in François P et al., 2015).
I.4.1 Sélection des matières premières
Couvrir les besoins nutritionnels des espèces est la première des conditions, cependant, la
formulation des aliments aquacoles sera un compromis entre de nombreux autres principes de
base.
Les matières premières de l’aliment fabriqué dans cette étude ont été choisies selon :
 Les besoins nutritionnels de l’espèce ciblée ;
 Leurs valeurs nutritives;
 La disponibilité, généralement on cherche les matières premières locales ;
 Le prix ;
 La digestibilité ;
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Contribution à l’élaboration d’un aliment composé destiné à l’élevage du loup de mer Dicentrachus labrax (Linnaeus, 1758) - 16/60

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