Chapitre I
SYNTHESES BIBLIOGRAPHIQUES
9
Relations biologiques
I.1.4.2
Les champignons marins vivent aux dépends de substrats organiques comme les terrestres (Liberra
et Lindequist, 1995), ils ont des interactions avec les algues marines, les plantes vasculaires, les
invertébrés, les poissons et les mammifères (Stanley, 1992).
Les relations biologiques des champignons marins avec le monde vivant sont :
Saprotrophes
I.1.4.3
Ils sont responsables de la dégradation des substrats ligneux marins (Cellulose, hémicellulose et
lignine) (kohlmeyer et kohlmeyer, 1995). Ils contribuent à la dégradation des cadavres d’animaux
marins (Sridhar et Prasannarai, 2001).
Parasites
I.1.4.4
C'est le cas des champignons peu évolués qui ne peuvent se reproduire qu'en milieu aquatique,
parasites de végétaux, tels que les algues, ou les animaux, les poissons notamment.
Symbiotes
I.1.4.5
Elles forment un lichen avec les algues ou une mycophycobiose (relation d’intérêt mutuel entre un
champignon et une macro algue) ( kohlmeyer et Kohlmeyer,1979).
Infection fongique des poissons d’élevage
I.1.4.6
L’infection fongique du poisson dépend de plusieurs facteurs, dont le stress, la température de l’eau
et l’état physiologique des poissons. Les densités de poissons élevées, les manipulations, la
présence d’une maladie primaire et les températures élevées de l’eau favorisent la croissance des
champignons, la présence des hormones sexuelles favorise l’apparition d’infections fongiques
(Roberts, 1979).
Les plaques cotonneuses blanches, vue sur le corps des animaux malades, sont formé par les
filaments mycéliens de divers champignons. Le développement des champignons sur les poissons
est vraisemblablement un effet secondaire. En effet, les animaux affaiblis par un processus encore
mal défini, perdent leur résistance naturelle, déjà réduite au moment du frai, et deviennent sensibles
aux différents éléments pathologiques présents dans l'environnement. Les mycoses semblent
irréversibles en milieu naturel. Les poissons sont condamnés à périr à plus ou moins longue
échéance, dès l'apparition des premières atteintes mycéliennes. Les champignons mis en évidence
sur les poissons sont présents dans l'environnement (eau, sédiments, végétation) (Baudouy et
Tuffery, 1973).
Les effets toxicologiques chez les poissons dépendent du type de mycotoxine et de la relation doseexposition, à laquelle les poissons sont soumis. Dans les intoxications subchroniques, on observe
généralement un arrêt de croissance, des altérations de l’état général, des atteintes d’organes
spécifiques impliquant notamment le foie, une immunosuppression combinée à une sensibilité
accrue aux agents pathogènes opportunistes et, pour les aflatoxines, une incidence élevée des
tumeurs hépatiques. Toutefois, des variations importantes de la toxicité sont liées à divers facteurs,
en particulier l’espèce et l’âge du poisson (Caruso, 2013).
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