Chapitre I
SYNTHESES BIBLIOGRAPHIQUES
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L’étude de Barghoorn et Linder (1994) est probablement celle qui a créé un nouvel intérêt pour la
mycologie marine (kohlmeyer et kohlmeyer, 1979 ; Jones, 2011). En examinant des échantillons de
bois immergés en continu dans l'eau de mer ou exposés aux marées dans les mangroves, ils ont
observés des champignons similaires à la morphologie des micromycètes terrestres mais adaptés
aux conditions marines (Barghoorn et Linder, 1944). Grâce à ces travaux, le nombre de
champignons marins décrits a augmenté chaque année (Kohlmeyer et kohlmeyer, 1979).
La plupart des premières tentatives pour décrire les champignons marins et leur diversité se
concentre sur les espèces associées aux plantes et aux algues qui forment des structures
macroscopiques reproductives remarquables, ainsi que sur celles qui conviennent à l’isolement sur
culture (kohlmeyer et kohlmeyer, 1979 ; Jones, 2011), cet échantillonnage ciblé (milieu marin),
principalement côtière, a conduit à la perception du champignons marins appauvri par rapport aux
champignons terrestres largement limité aux substrats végétaux. Récemment, les recherches
environnementales basées sur l’ADN ont permis d’apercevoir des zones marines peux visibles et
incluant une diversité fongique dans un ensemble plus large d’habitats, y compris ceux des animaux
hôtes, la colonne d’eau et les sédiments. (Gutiérrez et al., 2011).
Selon kohlmeyer et kohlmeyer (1979), les champignons marins sont tous des champignons
récupérés plusieurs fois dans les habitats marins, parce que :
1) Ils sont capables de croître et/ou de former des spores en milieu marin (sur le substrat).
2) Ils sont formés des relations symbiotiques avec d'autres organismes marins.
3) Ils montrent qu'ils s'adaptent et évoluent au niveau génétique ou à une activité
métabolique en milieu marin.
Afin d'étudier le rôle et l'influence des champignons dans le milieu marin, kohlmeyer et kohlmeyer
(1979) ont proposé deux concepts dans la définition de l'écologie, champignons marins obligatoires
et facultatifs (Cf. Tableau 5):
Tableau 5: Champignons marins obligatoires et facultatifs.
Répartition géographique et biotope
I.1.4.1
L’écologie des champignons marins, leurs préférences pour les habitats et les facteurs qui
influencent et affectent leur croissance dans l’océan sont examinés. Notamment, l’effet des habitats,
disponibilité des substrats pour la colonisation, répartition géographique, température, salinité, et
compétition d’inhibition.
D’autres incluant les éléments organiques dissous, la disponibilité de l’oxygène, les polluants, la
pression hydrostatique, la spécificité de substrat, la température et l’amplitude des marées et peutêtre même la lumière (Booth et Kenkel, 1986). La diversité des espèces de champignons marins est
donc contrôlée par un mélange de facteurs d’interaction.
Champignons marins obligatoires
Champignons marins facultatifs
- Se
développent
et
sporulent
exclusivement dans les environnements
marins et les estuaires.
- Provenant des habitas terrestres et des
milieux aquatiques d’eau douce.
- Capables de se développer et de
sporuler dans les milieux marins.
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