Chapitre I
Généralités
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bombe à retardement à l’instar des hydrates de méthane accumulés dans les fonds océaniques
(Pergent et al., 2014; Belshe et al., 2017).
De plus, la remontée rapide du niveau de la mer est à l’origine d’une diminution de la lumière
disponible pour les herbiers profonds où la lumière est un facteur limitant (limite inférieure).
Ainsi, l’augmentation de hauteur de la colonne d’eau, au cours de la dernière décennie
(estimée en moyenne à 2cm) se traduit par une diminution moyenne de la lumière de 0,06%
au niveau de cette limite. Cette augmentation de la hauteur de la colonne d’eau peut entrainer,
à elle seule, un recul linéaire compris entre 0.4 et 2.9 m par décennie de la position de la
limite inférieure en fonction de la pente (Pergent et al., 2015 ; Barralon et al., 2017).
Aussi les anomalies thermiques enregistrées depuis quelques années, pourraient entrainer une
baisse de la vitalité de l’herbier de Posidonie et donc une diminution de leur efficacité. Ainsi,
dans l’archipel des Baléares, les deux anomalies thermiques de 2003 et 2006, qui ont entrainé
une augmentation importante de la température des eaux estivales, se sont traduites, par une
augmentation de la mortalité des faisceaux (Marbà et Duarte, 2010). De même, le long du
littoral de la Région PACA, Mayot et al. (2005) avaient enregistré une diminution de la
vitalité de la Posidonie en profondeur suite à la période de réchauffement des eaux de l’été
1999 qui avait également conduit à une forte mortalité d’invertébrés benthiques.
Inversement, cette température pourrait potentiellement induire des épisodes de floraison
(DiazAlmela et al., 2007) et constituer un moyen très efficace de brassage génétique pour
l’espèce (Ballesteros et al., 2005 ; Procaccini et al., 2007).
I.15 Règlementation et protection de l’espèce
Peu de textes réglementaires visent directement à la protection des espèces marines autres que
les tortues, les oiseaux et les mammifères, et ce même si des progrès notables ont été
Protégée par les conventions de Berne en 1979 et de Barcelone adoptée en 1976, les herbiers
de posidonie ont été identifiés comme Habitat prioritaire au titre de Directive européenne de
1992 « Habitat, faune, flore ». En dehors des conventions internationales, il convient d’ajouter
la Directive Habitats (92/94 CEE/Habitats naturels) du 21 mai 1992, qui constitue la base
juridique de la politique de conservation des habitats naturels de la faune et de la flore
sauvage et du maintien de la biodiversité sur le territoire de l’Union Européenne. C’est au
niveau de son annexe 1 que les herbiers à Posidonia oceanica sont recensés en tant qu’habitat
prioritaire (Platini, 2000 ; Boudouresque et al., 2006).
En Algérie elle est protégée par Loi relative à la protection et la valorisation du littoral (n°0202 du 22 Dhou el Kaada 1422, correspondant au 5 février 2002 (Journal officiel n°10 du 12
février 2002). Le décret indique : «L’occupation, et l’utilisation des sols littoraux doivent
préserver les espaces terrestres et marins remarquables ou nécessaires au maintien des
équilibres naturelles. Sont concernés par la présente disposition,… les îlots et les îles et tous
autres sites d’intérêt écologique ou de valeur scientifiques sur le littoral, tels que les récifs
coralliens, les herbiers sous marins et les formes ou formations côtières sous marine »
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Analyse comparée des paramètres de vitalité de l\'herbier à Posidonia oceanica (L) Delile de la côte algérienne - 24/98

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