Chapitre I
Généralités
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affectée par cette modification et cela est manifesté par sa régression au niveau de
l’embouchure des fleuves par exemple.
Les apports en nutriments : P. oceanica peut atteindre un niveau de vitalité très
élevé dans une mer considérée oligotrophe. Cependant l’enrichissement du milieu en
nutriments induit par l’homme entraine la prolifération des épiphytes, qui entrent en
compétition avec la lumière, facteur limitant pour la croissance de la plante.
Les apports en contaminants : les rejets anthropiques véhiculent des détergents, des
hydrocarbures, des pesticides, des herbicides, des “métaux lourds” et des
composants des peintures “anti-fouling”, qui réduisent la vitalité des herbiers à
Posidonia oceanica.
b) Directes : ces causes affectent en générale des secteurs localisés du littoral, notamment :
Les aménagements : le recouvrement par les aménagements littoraux et la
modification des flux sédimentaires (exploitation des sables ou aménagement littoral)
sont d'importantes menaces sur l'herbier (Ruiz et Romero, 2003).
La compétition avec des espèces introduites : La Caulerpa taxifolia qui colonise
presque tous les types de substrats, en particulier les mattes mortes et les prairies à P.
oceanica ; Caulerpa racemosa, la deuxième chlorophyte introduite en Méditerranée,
et dont l'expansion est extraordinairement rapide.
Chalutage : Le raclement continu des chaluts de pêche arrache un nombre important
de faisceaux, et participe ainsi à la réduction de la couverture moyenne du fond par
l’herbier, à l’accroissement de la masse de la litière et à l’érosion de la matte. Ce
procédé mélange le fond, modifiant ainsi les taux de sédimentation (Sánchez-Jerez,
1994 ; González-Correa et al., 2005).
Plaisance et ancrage : Les dégradations dues aux activités de plaisance sont liées,
d’une part, au déversement des macro-déchets directement dans le milieu marin
(Moreteau, 1981), d’autre part, à la pollution apportée par les détergents, les
hydrocarbures, les peintures antifouling et les rejets des eaux usées (Vincente et
Chabert, 1981). Enfin, l’action mécanique directe des ancres et des systèmes de
mouillage collectif sur les fonds constitue la plus grosse menace pour les herbiers.
L’aquaculture : son impact sur Posidonia oceanica est hautement variable et dépend
d’interactions complexes entre un grand nombre de processus, tels que la réduction
des radiations lumineuses, l’augmentation de la turbidité de la colonne d’eau,
l’augmentation des teneurs en matière organique
Utilisation d’explosifs : (ex : pêche a la dynamite) est interdites entre 0 et 50m de
profondeur et/ou à moins de 3 milles nautiques de la côte dans toutes les législations
nationales et internationales, car elle peut causer la mortalité des feuilles a posidonie.
I.14 Impact des changements climatiques sur les herbiers à posidonie
La principale conséquence du changement climatique sur la capacité de fixation et surtout de
séquestration du carbone est la diminution de leur capacité de fixation et de séquestration du
carbone. La conservation de ces puits constitue un défi majeur car leur dégradation, et la
remobilisation concomitante du carbone qu’ils contiennent, pourraient constituer une véritable
Généralités
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affectée par cette modification et cela est manifesté par sa régression au niveau de
l’embouchure des fleuves par exemple.
Les apports en nutriments : P. oceanica peut atteindre un niveau de vitalité très
élevé dans une mer considérée oligotrophe. Cependant l’enrichissement du milieu en
nutriments induit par l’homme entraine la prolifération des épiphytes, qui entrent en
compétition avec la lumière, facteur limitant pour la croissance de la plante.
Les apports en contaminants : les rejets anthropiques véhiculent des détergents, des
hydrocarbures, des pesticides, des herbicides, des “métaux lourds” et des
composants des peintures “anti-fouling”, qui réduisent la vitalité des herbiers à
Posidonia oceanica.
b) Directes : ces causes affectent en générale des secteurs localisés du littoral, notamment :
Les aménagements : le recouvrement par les aménagements littoraux et la
modification des flux sédimentaires (exploitation des sables ou aménagement littoral)
sont d'importantes menaces sur l'herbier (Ruiz et Romero, 2003).
La compétition avec des espèces introduites : La Caulerpa taxifolia qui colonise
presque tous les types de substrats, en particulier les mattes mortes et les prairies à P.
oceanica ; Caulerpa racemosa, la deuxième chlorophyte introduite en Méditerranée,
et dont l'expansion est extraordinairement rapide.
Chalutage : Le raclement continu des chaluts de pêche arrache un nombre important
de faisceaux, et participe ainsi à la réduction de la couverture moyenne du fond par
l’herbier, à l’accroissement de la masse de la litière et à l’érosion de la matte. Ce
procédé mélange le fond, modifiant ainsi les taux de sédimentation (Sánchez-Jerez,
1994 ; González-Correa et al., 2005).
Plaisance et ancrage : Les dégradations dues aux activités de plaisance sont liées,
d’une part, au déversement des macro-déchets directement dans le milieu marin
(Moreteau, 1981), d’autre part, à la pollution apportée par les détergents, les
hydrocarbures, les peintures antifouling et les rejets des eaux usées (Vincente et
Chabert, 1981). Enfin, l’action mécanique directe des ancres et des systèmes de
mouillage collectif sur les fonds constitue la plus grosse menace pour les herbiers.
L’aquaculture : son impact sur Posidonia oceanica est hautement variable et dépend
d’interactions complexes entre un grand nombre de processus, tels que la réduction
des radiations lumineuses, l’augmentation de la turbidité de la colonne d’eau,
l’augmentation des teneurs en matière organique
Utilisation d’explosifs : (ex : pêche a la dynamite) est interdites entre 0 et 50m de
profondeur et/ou à moins de 3 milles nautiques de la côte dans toutes les législations
nationales et internationales, car elle peut causer la mortalité des feuilles a posidonie.
I.14 Impact des changements climatiques sur les herbiers à posidonie
La principale conséquence du changement climatique sur la capacité de fixation et surtout de
séquestration du carbone est la diminution de leur capacité de fixation et de séquestration du
carbone. La conservation de ces puits constitue un défi majeur car leur dégradation, et la
remobilisation concomitante du carbone qu’ils contiennent, pourraient constituer une véritable
