Chapitre I :Repères bibliographiques
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de répartition à cause de : la disponibilité de la nourriture, l'abondance des prédateurs, la
compétition inter et intra-spécifiques (Cushing et Dickson, 1977; Brander, 2010).
- Effets des macro-déchets sur les ressources marines
Les déchets dans les milieux aquatiques continentaux et maritimes sont définis comme
étant : « tout matériau ou objet fabriqué et utilisé au profit de l’humanité qui est directement
ou indirectement, volontairement ou involontairement jeté ou abandonné dans les milieux
aquatiques »; en sont exclus les éléments d’origine naturelle non transformée (IFREMER,
2010).
Ces déchets qui se retrouvent dans les océans mondiaux et les mers régionales,
représentent un problème inquiétant à cause de ses nombreuses incidences négatives sur
l’environnement, la société et la santé. (Cheshire et al., 2009; UNEP/MAP, 2015). Les débris
marins, constitués principalement de plastique (Derraik, 2002; Allsopp et al., 2006;
UNEP/MAP, 2015) subissent des processus de transformations physiques, chimiques et
biologiques lents et complexes nuisant à l'écosystème marin (Wang et al., 2016). Les effets
directs (physiques) de ces déchets sur la biodiversité marine sont très néfastes (Moore, 2008;
Thevenon et al., 2014; Wang et al., 2016). En premier lieu, on notera la strangulation et
l'ingestion par les organismes marins qui prennent ces débris pour de la nourriture
provoquant, de ce fait, des suffocations et des blocages intestinaux. Ainsi, les tortues marines,
26 espèces de cétacés et 44% d'oiseaux marins, en ont été victimes (Moore et al., 2008).
Ajouté à cela, il a été démontré dans des études antérieures (Rochman et al., 2013), que les
poissons ingérant des fragments de plastique où sont adsorbés des polluants chimiques
montrent des signes de stress plus accentués que ceux qui ingèrent des fragments de plastique
vierges de tout polluant. En deuxième lieu, l'effet indirect (interaction), qui désignent
l'utilisation des déchets flottants ou qui se trouvent sur le fond, comme abris et/ou comme
transport d'espèces qui se déplacent sur de longue distance, en colonisant leur surface. Ces
espèces peuvent être des espèces invasives; macro-algues, invertébrés et poissons (Thevenon
et al., 2014; Deudero et Alomar, 2015; Wang et al., 2016). Ainsi, Gall et Thompson (2015)
estiment que 693 espèces dont des oiseaux, ont été victimes d'enchevêtrement ou d'ingestion
de débris marins. Dans leur synthèse, Deudero et Alomar (2015) comptent 134 espèces
marines influencées à la fois par l'ingestion / enchevêtrement (effets directs) et la colonisation
/ flottement (interactions) en mer Méditerranée.
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