Chapitre I :Repères bibliographiques
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Dans certaines zones de pêche, les plus grands prédateurs ont été capturés dans une telle
proportion que leurs stocks n’ont pas pu se reconstituer; on a ainsi observé, dans les
débarquements, que les espèces demersales piscivores, avec une longue durée de vie et un
niveau élevé dans la chaine alimentaire étaient de plus en plus remplacées par des poissons
pélagiques d'un niveau plus bas dans la chaine alimentaire qui se nourrissent de plancton et
d'invertébrés, un phénomène connu sous le nom de «fishing down marine food web » ou
pêcher en descendant la chaîne alimentaire, (Pauly et al., 1998). De nombreux facteurs sont à
l'origine de cette tendance: les différents types de pollution, l'augmentation de la population
humaine côtière, les engins inappropriés et la surexploitation.
Selon la FAO (2016), la surexploitation peut être classée en trois catégories : la pêche
Illicite, la pêche Non déclarée et la pêche Non réglementée (INN), celles ci englobent : la
pêche et les activités connexes en contravention avec la législation nationale, régionale et
internationale; la pêche non déclarée, déclarée de façon erronée; la pêche des navires
étrangers, la pêche par des parties non contractantes dans des aires où la pêche est soumise à
une convention; les activités de pêche dans les zones sans juridiction nationale ou
internationale.
En raison de la pêche INN à travers le monde, de grandes proportions de captures de
poissons ne sont pas comptabilisées (les captures issues de la pêche de loisir, la pêche de
subsistance, les rejets...etc.). Ainsi, la baisse du stock halieutique depuis le pic de production
des années 1990, est beaucoup plus importante que ce que suggèrent les données rapportées
par la FAO (Pauly et Zeller, 2016).
Les prises dites accessoires et les rejets en mer sont considérés comme un problème
majeur qui entrave la bonne gestion des pêcheries. Même s'il est difficile de donner une
définition internationale de la prise accessoire, la pêche d'espèces non spécifiquement ciblées,
liée à la non sélectivité des engins, est incluse dans plusieurs définitions nationales en
Méditerranée et en Mer noire (CGPM, 2017). Ainsi, en 2004, le volume mondial des rejets
étaient estimé entre 7 millions de tonnes et 20 millions de tonnes (FAO, 2011).
Cette surpêche est en plus exacerbée par les changements climatiques qui provoquent la
migration des poissons et la diminution du stock de quelques espèces locales dans certaines
zones (Cheung et al., 2013). Des perturbations dans les paramètres du milieu, dues à ces
changements climatiques (température, salinité, oxygène, régime des vents, mélange verticaux
...etc. ) peuvent ainsi avoir un impact négatif sur les pêcheries: impact direct sur la
reproduction, le comportement et la croissance; impact indirect par la modification des aires
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Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 26/179

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