Chapitre I :Repères bibliographiques
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1 REPERES BIBLIOGRAPHIQUES
Selon le rapport de la convention sur la diversité biologique (S/CDB, 2014), les
populations sauvages de vertébrés ont en moyenne chuté d’un tiers (31 %) à l’échelle
mondiale entre 1970 et 2006. De plus en 2009, 47 677 espèces avaient été évaluées et 36 %
étaient considérées comme menacées d’extinction.
De même, la vulnérabilité d'une espèce est étroitement liée à la vulnérabilité de son
habitat, et dans la majorité des cas, si le stock de certaines espèces est en déclin, c'est dû à la
destruction de leur habitat. Cette relation directe de cause à effet, a amené la convention sur la
diversité biologique à recommander la réduction des pressions directes exercées sur la
diversité biologique et à encourager son utilisation durable. En 2010, cette même convention
(S/CDB, 2010), a estimé que la superficie des paysages particuliers comme les prairies
d'herbiers à phanérogames marines a diminué de 29 % depuis le 19ème siècle, ces dernières,
elles même considérées comme habitat.
Comme dit précédemment, parmi les pressions les plus importantes dans le milieu marin,
on citera : la surexploitation des stocks halieutiques, la pollution marine par les macro-déchets
et la formation de litière sous-marine anthropique et les changements climatiques.
- Pression de la surexploitation sur les ressources marines
La pêche est l'une des activités les plus anciennes de l'homme (Yellen et al., 1995). Selon
la FAO, (2018), "En 2015, environ 17 pour cent des protéines animales consommées dans le
monde provenaient du poisson. En outre, le poisson fournissait, à environ 3,2 milliards de
personnes, près de 20 % de leur apport moyen en protéines animales". Selon ce même
rapport, en 2016, quelques 40,3 millions de personnes travaillaient, à temps plein, à temps
partiel ou ponctuellement, dans le secteur de la pêche et 171 millions de tonnes de poisson ont
été produites en 2016 dans le monde. Ces stocks halieutiques sont de plus en plus exploités, et
la proportion de stocks biologiquement durables diminue constamment. Pour la Commission
Générale des Pêches pour la Méditerranée, la Méditerranée et la mer noire où la pêche,
majoritairement artisanale, et constituant une activité économique importante, génère une
valeur totale des débarquements de plus de 3 milliards US$, une valeur totale des exportations
de 25 milliards US$ et un emploi total à bord des navires d'environ 250 000 personnes
(CGPM, 2017). Dans ce même rapport, 90% des stocks évalués scientifiquement sont
considérés comme étant surexploités.
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1 REPERES BIBLIOGRAPHIQUES
Selon le rapport de la convention sur la diversité biologique (S/CDB, 2014), les
populations sauvages de vertébrés ont en moyenne chuté d’un tiers (31 %) à l’échelle
mondiale entre 1970 et 2006. De plus en 2009, 47 677 espèces avaient été évaluées et 36 %
étaient considérées comme menacées d’extinction.
De même, la vulnérabilité d'une espèce est étroitement liée à la vulnérabilité de son
habitat, et dans la majorité des cas, si le stock de certaines espèces est en déclin, c'est dû à la
destruction de leur habitat. Cette relation directe de cause à effet, a amené la convention sur la
diversité biologique à recommander la réduction des pressions directes exercées sur la
diversité biologique et à encourager son utilisation durable. En 2010, cette même convention
(S/CDB, 2010), a estimé que la superficie des paysages particuliers comme les prairies
d'herbiers à phanérogames marines a diminué de 29 % depuis le 19ème siècle, ces dernières,
elles même considérées comme habitat.
Comme dit précédemment, parmi les pressions les plus importantes dans le milieu marin,
on citera : la surexploitation des stocks halieutiques, la pollution marine par les macro-déchets
et la formation de litière sous-marine anthropique et les changements climatiques.
- Pression de la surexploitation sur les ressources marines
La pêche est l'une des activités les plus anciennes de l'homme (Yellen et al., 1995). Selon
la FAO, (2018), "En 2015, environ 17 pour cent des protéines animales consommées dans le
monde provenaient du poisson. En outre, le poisson fournissait, à environ 3,2 milliards de
personnes, près de 20 % de leur apport moyen en protéines animales". Selon ce même
rapport, en 2016, quelques 40,3 millions de personnes travaillaient, à temps plein, à temps
partiel ou ponctuellement, dans le secteur de la pêche et 171 millions de tonnes de poisson ont
été produites en 2016 dans le monde. Ces stocks halieutiques sont de plus en plus exploités, et
la proportion de stocks biologiquement durables diminue constamment. Pour la Commission
Générale des Pêches pour la Méditerranée, la Méditerranée et la mer noire où la pêche,
majoritairement artisanale, et constituant une activité économique importante, génère une
valeur totale des débarquements de plus de 3 milliards US$, une valeur totale des exportations
de 25 milliards US$ et un emploi total à bord des navires d'environ 250 000 personnes
(CGPM, 2017). Dans ce même rapport, 90% des stocks évalués scientifiquement sont
considérés comme étant surexploités.
