Chapitre I :Repères bibliographiques
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Les macro-déchets impactent non seulement les organismes marins mais impactent aussi
leurs habitats. Ainsi, les plages de sable utilisées par les tortues, pendant leur période de
ponte, se trouvent envahies par des déchets. Aussi, lorsque les débris s'accumulent dans le
milieu marin, ils peuvent enchevêtrer les espèces de coraux durs ramifiées, ce qui entraîne
leur fragmentation, et leur abrasion, ceci provoque une réduction potentielle de l'hétérogénéité
de l'habitat et offre ainsi un milieu ouvert pour l'installation de macro-algues. (NOAA, 2016).
- Impact des Changements climatiques sur les ressources marines
Les changements climatiques, en particulier, l'élévation de la température des eaux peut
avoir une conséquence sur les périodes de reproduction et/ou les migrations de certaines
espèces, les durées des phases de croissance, les fréquences des infestations parasitaires et les
apparitions de nouvelles maladies. Les espèces les plus vulnérables sont les espèces sessiles
ou peu mobiles, longévives, à taux de croissance faible et à faible fécondité (PNUE-PAMCAR/ASP, 2010). Selon ce rapport, "les espèces de coralligènes ont montré des détériorations
très rapides, qui s’expliquent probablement en grande partie par le blanchissement généralisé
des systèmes récifaux des régions tropicales de 1998, une année caractérisée par une
température océanique exceptionnellement élevée".
La Méditerranée, est considérée par le Groupe Intergouvernemental d'Expertise sur les
Changements climatiques (GIEC) comme parmi les zones les plus vulnérables aux
changements climatiques, (IPPC, 2007). Certains auteurs (Bruslé et Quignard, 2004; Calvo et
al., 2011; Psomadakis et al., 2012) parlent de tendance à la méridionalisation de la
Méditerranée comme conséquence directe de l'élévation de la température. Cette tendance se
traduit par la disparition ou la raréfaction des espèces sténothermes « froides » en migrant
vers le pôle ou en latitude plus septentrionale, et l'augmentation de l’abondance des espèces
thermophiles méditerranéennes et allochtones, notamment dans la partie nord-ouest du bassin
méditerranéen. Sur la côte algérienne, une synthèse des travaux réalisés entre 1834 et 2017 (
Grimes et al., 2018) a permis d'identifier soixante dix espèces allochtones constituées de :
55.7% d'espèces exotiques (espèces dont l'introduction est anthropique), 25.7 % d'espèces
expansives (espèces qui élargissent leur aire de répartition par voie naturelle), 15.7 %
d'espèces dont l'origine est incertaine, et 2.9% d'espèces errantes. Dans cette même synthèse il
a été relevé une dominance nette des poissons (38.57%) suivi des macrophytes (30 %). 20 %
de ces espèces sont considérées comme espèces installées. Concernant les micro-algues, Illoul
et al., (2012), ont signalé la prolifération du genre tropical toxique Ostreopsis le long de la
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Les macro-déchets impactent non seulement les organismes marins mais impactent aussi
leurs habitats. Ainsi, les plages de sable utilisées par les tortues, pendant leur période de
ponte, se trouvent envahies par des déchets. Aussi, lorsque les débris s'accumulent dans le
milieu marin, ils peuvent enchevêtrer les espèces de coraux durs ramifiées, ce qui entraîne
leur fragmentation, et leur abrasion, ceci provoque une réduction potentielle de l'hétérogénéité
de l'habitat et offre ainsi un milieu ouvert pour l'installation de macro-algues. (NOAA, 2016).
- Impact des Changements climatiques sur les ressources marines
Les changements climatiques, en particulier, l'élévation de la température des eaux peut
avoir une conséquence sur les périodes de reproduction et/ou les migrations de certaines
espèces, les durées des phases de croissance, les fréquences des infestations parasitaires et les
apparitions de nouvelles maladies. Les espèces les plus vulnérables sont les espèces sessiles
ou peu mobiles, longévives, à taux de croissance faible et à faible fécondité (PNUE-PAMCAR/ASP, 2010). Selon ce rapport, "les espèces de coralligènes ont montré des détériorations
très rapides, qui s’expliquent probablement en grande partie par le blanchissement généralisé
des systèmes récifaux des régions tropicales de 1998, une année caractérisée par une
température océanique exceptionnellement élevée".
La Méditerranée, est considérée par le Groupe Intergouvernemental d'Expertise sur les
Changements climatiques (GIEC) comme parmi les zones les plus vulnérables aux
changements climatiques, (IPPC, 2007). Certains auteurs (Bruslé et Quignard, 2004; Calvo et
al., 2011; Psomadakis et al., 2012) parlent de tendance à la méridionalisation de la
Méditerranée comme conséquence directe de l'élévation de la température. Cette tendance se
traduit par la disparition ou la raréfaction des espèces sténothermes « froides » en migrant
vers le pôle ou en latitude plus septentrionale, et l'augmentation de l’abondance des espèces
thermophiles méditerranéennes et allochtones, notamment dans la partie nord-ouest du bassin
méditerranéen. Sur la côte algérienne, une synthèse des travaux réalisés entre 1834 et 2017 (
Grimes et al., 2018) a permis d'identifier soixante dix espèces allochtones constituées de :
55.7% d'espèces exotiques (espèces dont l'introduction est anthropique), 25.7 % d'espèces
expansives (espèces qui élargissent leur aire de répartition par voie naturelle), 15.7 %
d'espèces dont l'origine est incertaine, et 2.9% d'espèces errantes. Dans cette même synthèse il
a été relevé une dominance nette des poissons (38.57%) suivi des macrophytes (30 %). 20 %
de ces espèces sont considérées comme espèces installées. Concernant les micro-algues, Illoul
et al., (2012), ont signalé la prolifération du genre tropical toxique Ostreopsis le long de la
