Chapitre III :
Résultats et discussions
65
Et d’autres facteurs peuvent aussi influencer la variation des niveaux de contamination des
poissons par les métaux lourds, comme la durée d'exposition des poissons aux contaminants
dans l'eau, les concentrations de contaminants dans la colonne d'eau, la manipulation et le
traitement, la zone de capture, le transport et le stockage, la température, la salinité, le pH , la
saison (lessivage des sols par les fortes pluies) et la présence des ligands dans le milieu marin
influencent aussi la bioaccumulation des métaux lourds et elle dépend aussi de l’élément trace
concerné (taille moléculaire, spéciation chimique, biodisponibilité, etc.).
En effet, les métaux dont la cinétique d’absorption est supérieure à la cinétique d’élimination
ont tendance à s’accumuler dans l’organisme. Une faible élimination des éléments traces est
en général due à leur séquestration par les métallothionéines (Ouro-Sama et al., 2014).
Afin de bien visualiser notre travail, nous avons opté pour une étude comparative des mêmes
espèces de poissons, utilisé comme indicateur biologique pour déterminer le niveau de
contamination dans différents secteurs de la côte Algérienne (Tableau N°19).
Concernant le rouget de roche, nous remarquons que le taux de cadmium et du plomb dans la
chair et le foie est relativement similaire à ceux de Merabet Borsali (2007) à Oran, par contre
le Zinc enregistré un taux supérieur par cette auteure a ceux qu’on a trouvé ce qui reflète
l’importance des fluctuations de ces métaux au cours du temps et dans l’espace.
Pour la sardine nos résultats au niveau de la chair ne dépassent pas le seuil limite pour le Cd,
Hg et Pb à l’inverse de Mehouel (2016), alors qu’en 2020 ces résultats sont toujours
supérieure aux nôtres, mais inférieur aux seuils limites, sachant que c’est la même région et la
même espèce ont montrés une contamination du milieu au cours du temps. Les teneurs
enregistrés en zinc et cadmium dans la chair chez Sahbaoui (2015) à Tlemcen sont
supérieures aux nôtres, en revanche la teneur en cuivre obtenus est supérieure, on peut
déduire que cette différenciation est liée à la zone de pêche. Les teneurs trouvés chez
Mansouri & Khenache (2016) à Bejaia sont supérieurs aux nôtres.
Pour le pageot, nous constatons que les teneurs en Hg, Cd et Pb dans les organes (Foie, chair
musculaire et gonades) sont inférieures à ceux reportés par Attaf (2020) à Tipaza, et la teneur
en Cd dans le foie et les gonades sont supérieures à ceux reporté par Bouayad (2016) à
Tlemcen.
On déduit que les niveaux de contamination des poissons ciblés comme nous le montrent les
études antérieures sont très variables d’une région à une autre et d’un auteur à un autre.
Résultats et discussions
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Et d’autres facteurs peuvent aussi influencer la variation des niveaux de contamination des
poissons par les métaux lourds, comme la durée d'exposition des poissons aux contaminants
dans l'eau, les concentrations de contaminants dans la colonne d'eau, la manipulation et le
traitement, la zone de capture, le transport et le stockage, la température, la salinité, le pH , la
saison (lessivage des sols par les fortes pluies) et la présence des ligands dans le milieu marin
influencent aussi la bioaccumulation des métaux lourds et elle dépend aussi de l’élément trace
concerné (taille moléculaire, spéciation chimique, biodisponibilité, etc.).
En effet, les métaux dont la cinétique d’absorption est supérieure à la cinétique d’élimination
ont tendance à s’accumuler dans l’organisme. Une faible élimination des éléments traces est
en général due à leur séquestration par les métallothionéines (Ouro-Sama et al., 2014).
Afin de bien visualiser notre travail, nous avons opté pour une étude comparative des mêmes
espèces de poissons, utilisé comme indicateur biologique pour déterminer le niveau de
contamination dans différents secteurs de la côte Algérienne (Tableau N°19).
Concernant le rouget de roche, nous remarquons que le taux de cadmium et du plomb dans la
chair et le foie est relativement similaire à ceux de Merabet Borsali (2007) à Oran, par contre
le Zinc enregistré un taux supérieur par cette auteure a ceux qu’on a trouvé ce qui reflète
l’importance des fluctuations de ces métaux au cours du temps et dans l’espace.
Pour la sardine nos résultats au niveau de la chair ne dépassent pas le seuil limite pour le Cd,
Hg et Pb à l’inverse de Mehouel (2016), alors qu’en 2020 ces résultats sont toujours
supérieure aux nôtres, mais inférieur aux seuils limites, sachant que c’est la même région et la
même espèce ont montrés une contamination du milieu au cours du temps. Les teneurs
enregistrés en zinc et cadmium dans la chair chez Sahbaoui (2015) à Tlemcen sont
supérieures aux nôtres, en revanche la teneur en cuivre obtenus est supérieure, on peut
déduire que cette différenciation est liée à la zone de pêche. Les teneurs trouvés chez
Mansouri & Khenache (2016) à Bejaia sont supérieurs aux nôtres.
Pour le pageot, nous constatons que les teneurs en Hg, Cd et Pb dans les organes (Foie, chair
musculaire et gonades) sont inférieures à ceux reportés par Attaf (2020) à Tipaza, et la teneur
en Cd dans le foie et les gonades sont supérieures à ceux reporté par Bouayad (2016) à
Tlemcen.
On déduit que les niveaux de contamination des poissons ciblés comme nous le montrent les
études antérieures sont très variables d’une région à une autre et d’un auteur à un autre.
