Chapitre I :
Généralités
22
III.7. Bioaccumulation des métaux lourds dans les organismes marins
La bioaccumulation est le processus d'assimilation et de concentration des éléments de trace
métalliques dans l'organisme.
Le processus se déroule en trois temps :
III.7.1. L'assimilation
L’exposition aux polluants peut être réalisée à travers deux voies principales : la voie externe,
par contact (par l'air ou l'eau...) qui provoque un phénomène d'adsorption (la substance
toxique reste à la surface), et la voie interne par assimilation ou absorption (Miquel,2001).
III.7.2. La bioaccumulation par l'individu, ou bioconcentration
La bioconcentration est définie comme étant le processus par lequel une substance (ou un
élément) se trouve présente dans un organisme vivant à une concentration supérieure à celle
de son milieu environnant. Tous les métaux lourds en général sont concernés par la
bioconcentration (Ramade,1992).
La bioconcentration présente d’importantes différences d’une espèce aquatique à une autre et
d’un métal à un autre. En effet, les fruits de mer, mollusques et crustacés, et dans une moindre
mesure, certains poissons sont d’excellents « capteurs de polluants ».
Les concentrations de cadmium et de plomb chez les poissons sont de deux à dix fois
inférieures à celles des mollusques et crustacés mais concentrent beaucoup le mercure,
notamment le méthyl mercure. Certains métaux dans certaines espèces induisent des protéines
-les métallothionéines dont l’un des rôles est de « détoxifier » les métaux toxiques
(Miquel,2001).
III.7.3. La bioaccumulation entre individus, ou bioamplification
La bioamplification est le processus par lequel le prédateur concentre une substance (ou un
élément) à un niveau supérieur à celui où il se trouve dans la proie, augmentent au sein de la
chaîne trophique (Casas,2005).
Selon les prédateurs et les métaux, les concentrations peuvent augmenter au fur et à mesure
que l’on progresse dans la chaîne trophique, comme c’est le cas pour le plomb et surtout le
mercure sous sa forme méthylée. Le mercure s’accumule à chaque étape et se retrouve
concentré en bout de chaîne alimentaire, notamment dans les gros poissons piscivores. On
appelle ce phénomène la « bioamplification » ou la « biomagnification » (Miquel,2001).
Généralités
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III.7. Bioaccumulation des métaux lourds dans les organismes marins
La bioaccumulation est le processus d'assimilation et de concentration des éléments de trace
métalliques dans l'organisme.
Le processus se déroule en trois temps :
III.7.1. L'assimilation
L’exposition aux polluants peut être réalisée à travers deux voies principales : la voie externe,
par contact (par l'air ou l'eau...) qui provoque un phénomène d'adsorption (la substance
toxique reste à la surface), et la voie interne par assimilation ou absorption (Miquel,2001).
III.7.2. La bioaccumulation par l'individu, ou bioconcentration
La bioconcentration est définie comme étant le processus par lequel une substance (ou un
élément) se trouve présente dans un organisme vivant à une concentration supérieure à celle
de son milieu environnant. Tous les métaux lourds en général sont concernés par la
bioconcentration (Ramade,1992).
La bioconcentration présente d’importantes différences d’une espèce aquatique à une autre et
d’un métal à un autre. En effet, les fruits de mer, mollusques et crustacés, et dans une moindre
mesure, certains poissons sont d’excellents « capteurs de polluants ».
Les concentrations de cadmium et de plomb chez les poissons sont de deux à dix fois
inférieures à celles des mollusques et crustacés mais concentrent beaucoup le mercure,
notamment le méthyl mercure. Certains métaux dans certaines espèces induisent des protéines
-les métallothionéines dont l’un des rôles est de « détoxifier » les métaux toxiques
(Miquel,2001).
III.7.3. La bioaccumulation entre individus, ou bioamplification
La bioamplification est le processus par lequel le prédateur concentre une substance (ou un
élément) à un niveau supérieur à celui où il se trouve dans la proie, augmentent au sein de la
chaîne trophique (Casas,2005).
Selon les prédateurs et les métaux, les concentrations peuvent augmenter au fur et à mesure
que l’on progresse dans la chaîne trophique, comme c’est le cas pour le plomb et surtout le
mercure sous sa forme méthylée. Le mercure s’accumule à chaque étape et se retrouve
concentré en bout de chaîne alimentaire, notamment dans les gros poissons piscivores. On
appelle ce phénomène la « bioamplification » ou la « biomagnification » (Miquel,2001).
