Introduction
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Introduction
Le poisson est un aliment connu pour sa valeur nutritive, c'est pour cela sa consommation
mondiale ne cesse d'augmenter (Ouabdesselam et al.,2020). Il est considéré comme une
source importante de nutriments essentiels (Ghaly et al., 2013).
La composition particulière de la chair de poisson, sa richesse en protéines hautement
digestibles, en minéraux notamment en phosphore et en iode, en vitamines en particulier la
vitamine D, et en acides gras polyinsaturés de la série (n-3), tels que l’acide
eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), en font un aliment aux
caractéristiques nutritionnelles uniques parmi les produits d’origine animale (Bendadeche
,2012).
Toutefois, l'environnement aquatique est le réceptacle des rejets industrielles et des eaux
usées rejetées en mer sans traitement, ils constituent les principales sources de contamination
des poissons par des agents chimiques dont les métaux lourds, physiques et biologiques qui
peuvent contrecarrer leurs effets bénéfiques et risquent de porter atteinte à la santé humaine
(Mehouel ,2020).
Les bactéries et virus rencontrés sur la plupart des plages de baignade algériennes engendrent
de grands risques aux baigneurs et aux consommateurs de fruits de mer et des poissons :
diarrhées, vomissements, maladies cutanées et respiratoires, gastro-entérites, dysenteries,
hépatites (Benadda, 2019).
La contamination par les métaux lourds est considérée comme un problème sérieux compte
tenu de leur toxicité et de leur pouvoir cumulatif dans la chaîne trophique. Ainsi l’évaluation
du niveau de contamination métallique dans les organismes marins permet de rendre compte
de la qualité de ces zones côtières (Nakib, 2010). Les intoxications aux métaux lourds les
plus importantes et les plus graves qu’a connus le monde ont souvent été liées à la
consommation de poisson, ce dernier peut contenir des concentrations élevées en métaux
lourds, souvent en quantités supérieur aux limites autorisés (Mehouel ,2016).
De nombreuses études ont été développées en Algérie pour l’évaluation quantitative et
qualitative de différents polluants minéraux et organiques, bioaccumulés chez certains
organismes marins provenant de plusieurs sites de la côte algérienne. Certaines ont révélées
des concentrations extrêmement élevées en métaux lourds (Hg, Cd, Pb, Fe, Zn, Cu, Mn, Ni,
Mg), composés organochlorés (PCB et Pesticides chlorés) et hydrocarbures polyaromatiques
(chrysène, phénanthrène), dépassant souvent les normes tolérées et les seuils références
(Benguedda- Rahal, 1993; Benguedda- Rahal et al., 1994 a, b; Bouderbala et boutiba ,
1997; Merbouh , 1998 ; Taleb et Boutiba, 1999 ; Bachir Bouiadjra et al., 2000; Begoug et
Touarsi, 2000; Aoudjit, 2001; Bensahla- Talet, 2001 ; Belhoucine, 2005; Benamar, 2005;
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Estimation de la teneur en mercure, métaux lourds et qualitémicrobiologique de quelques espèces de poissons dans la région Algéroise, effets potentiels santé-environnement. - 12/104

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