CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUTION
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Le bar européen est gonochorique, c’est-à-dire les sexes sont séparés. En captivité, la ponte se
fait en manipulant la photopériode et à l’aide d’un traitement hormonal (FAO, 2022).
L’intérêt porté à l’élevage de ces deux types de poissons relève de leur spécificité. Ce sont des
espèces autochtones, qui vivent en méditerrané et donc leur introduction dans les eaux
algérienne n’est pas menaçante en termes de risque de maladie ou de phénomène d’invasion et
aussi, elles n’auront pas de difficultés d’adaptation au milieu en question, ce qui rend plus facile
leur élevage.
III.1.2.3.
Cycle et durée d’élevage des espèces
La durée du cycle de production dépend de la température de l’eau et de la taille commerciale
envisagée. Selon les conditions climatiques algériennes et jusqu’à la taille moyenne de 350 g,
en générale, le cycle du bar a une durée de 14-16 mois et le cycle de la daurade est de durée de
12-14 mois (MPRH, 2014).
Au niveau des fermes piscicoles de l’étude, le cycle de production est de 12 à14 mois pour la
daurade et peut atteindre 18 mois chez le loup (selon le début du cycle).
III.1.2.4.
Taux de mortalité
Chez les fermes aquacoles concernées, la mortalité du cheptel connait un taux variant de 2% à
20%. La moitié de ces exploitations réalisent des taux relativement faibles et qui oscillent entre
2 et 5 % alors que l’autre moitié, ses taux s’élèvent entre 10 et 20%.
En effet, la limite maximale tolérée dans un élevage aquacole peut atteindre les 20% (plus la
mortalité naturelle (10%) , on a la mortalité accidentelle (maladies, mauvaises manipulation,
etc.) Bendag (1995) et au cannibalisme très important chez la Daurade, selon les
recommandations de la circulaire d’élevage élaborée par le ministère de tutelle (MPRH, 2014).
Par contre, la ferme la plus productive actuellement, en l’occurrence la plus grande des fermes
piscicoles marines nationales, enregistre un taux de mortalité de 10% alors que les autres
produisant beaucoup moins qu’elle (jusqu’à la moitié) réalisent des taux de 15 et 20%. Ces
dernières dénotent le manque ou l’absence même d’utilisation de médicaments, en raison de
leur coût d’achat élevé, alors que les maladies apparaissent mêmes à la fin de l’élevage.
Le risque de mortalité est aussi important lors du changement du climat, après le passage vers
la saison estivale.
Néanmoins, en dehors des facteurs naturels, l’un des propriétaires soulève le facteur de la
gestion, notamment hygiénique, qui minimise les mortalités, en assurant le nettoyage des filets,
et la bonne alimentation des poissons.
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