Chapitre II : Matériel et Méthodes
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Deux types de chalut ont été utilisés durant cette campagne selon la région, la profondeur et la
nature du fond : le chalut de fond à deux faces et à grande ouverture verticale noté « GOV » avec
une ouverture horizontale de 18 m et ouverture verticale de 4 à 5 m.
Le deuxième type de chalut est le Lofoten noté « LOF » avec une ouverture horizontale de 17 m
et une ouverture verticale de 2 à 5 m, c’est un chalut de fond modifié, pour pouvoir passer sur les
fonds durs, auxquels a dernier est plus adapté.
2. Méthodes
2.1. Systématique
Pour une étude systématique, différents travaux nous ont permis de faire une identification correcte
des quatre espèces du genre Serranus : Dieuzeide et al. (1959), Bauchot et Pras (1980), Fischer et
al. (1987).
2.1.1. Étude morphologique
Selon Golani et al. (2006), la connaissance de la morphologie des poissons et de la terminologie
morphologique est essentielle pour l'identification des espèces de poissons. Cette morphologie vise
à étudier les formes, mais aussi les caractéristiques externes des êtres vivants (Tercerie et al.,
2021). Il s'agit d'observer, de décrire, et d’analyser les caractéristiques des différentes espèces, ou
d’estimer l’ampleur et la signification des variations de formes au sein de la même espèce tant
pour les études taxonomiques, de la spéciation ou de l’adaptation.
Malgré les travaux effectués par plusieurs auteurs (Dieuzeide et al., 1959 ; Bauchot et Pras, 1980
et Fischer et al., 1987) sur les caractéristiques morphologiques de nombreuses espèces
méditerranéennes, le problème relatif à la systématique de ces dernières reste toujours posé et la
littérature est insuffisante, dont les serrans font partie. Ils se présentent en différents types de
coloration suivant l’âge, le sexe, la saison et le type d’habitat qu’ils fréquentent (Dieuzeide et al.,
1959). De plus, d'après les mêmes auteurs, S. cabrilla peut être confondu avec le serran à queue
noire (S. atricauda), qui présente une ligne longitudinale blanche au-dessus du milieu du corps.
Pour cela, nous avons établi un certain nombre de caractères morphologiques qui serviront de base
pour l’identification des espèces de serrans proposées par différents auteurs, notamment : Paugy
et al. (2004) et Iglesias (2014) , ces caractères sont :
- La forme générale du corps (aplatissement, hauteur…).
- La forme de la tête (hauteur, longueur, forme du museau…).
- La forme des nageoires.
- La coloration des différentes parties du corps.
- Les taches, les macules, les marbrures, et les lisérés (localisation et nombre).
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