Chapitre I
Généralités
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9. Connaissance des algues en Algérie
Les premières études sur les algues benthiques de l'Algérie sont essentiellement dues aux
travaux deMontagne (1838 ; 1846 ; 1848 ; 1856), Debray (1893 ; 1897) in Ould Ahmed (1994
et 2015). Ces travaux ont par la suite été complétés principalement par J. Feldmann
(1931à1961) et Feldmann- Mazoyer (1941) .D’autres études plus récentes sur la flore algale
des côtes algériennes ont été réalisées par : Perret-Boudouresque et Seridi (1989), Seridi (1990
et 2007), Ould Ahmed (1994 et 2015), Kadari Méziane (1994), Ould Ahmed et al. (2013) et Ould
Ahmed et al. (2019).
Actuellementnous dénombrons plus de 500 espèces et variété d’espèces d’algues sur les côtes
algériennes.
10. Caractéristiques nutritionnelles des algues
La valeur nutritionnelle des algues peut s’expliquer en grande partie par la présence conjointe
detrois grandes catégories de composants (fibres, minéraux et protéines) mais également par la
présence de métabolites présentant des propriétés antioxydants et anties radicalaires tels que les
caroténoïdes, les polyphénols, les vitamines ou les acides gras polyinsaturés (Marfaing, 2004).
Comme tous les végétaux, la composition des algues est variable selon l’espèce et son
environnementde croissance (Banerjee et al., 2009). Les algues sont reconnues pour leur valeur
nutritionnelle élevée. Elles sont entre autres une excellente source de glucides, de protéines, de
vitamines et de minéraux (MacArtain et al., 2007).
10.1 Les protéines
Le taux de protéines chez les algues varie considérablement selon les espèces et des facteurs
abiotiques comme la saison (Galland-Irmouli et al., 1999).
La fraction protéique des algues brunes est faible (3-15 % du poids sec), comparativement aux
fractions protéiques des algues vertes et rouges (10-47 % du poids sec) (Rupérez et SauraCalixto, 2001).
La plupart des algues brunes industriellement exploitées (Laminaria digitata, Ascophylum
nodosum,Fucus vesiculosus et Himanthalia elongata) ont une teneur en protéines inférieur à 15
% de la matière sèche excepté pour l’espèce Undaria pinnatifida (Wakamé) qui possède un
niveau protéique variable de (11 à 24%) (MS) (Fleurence, 1999).
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