Chapitre 3 : Contexte géologique et géodynamique
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hypothèses mixtes (effondrement et mouvements horizontaux) ont été émises par plusieurs
auteurs dont Glangeaud (1968) qui propose un modèle d’évolution géodynamique, à savoir
l’existence d’une distension au Trias qui écarte les Kabylie du continent européen, formant ainsi
le bassin Algéro-provençal. A l’Oligocène, le rapprochement entre l’Europe et l’Afrique permet
alors l’expulsion des flyschs et la création des nappes telliennes. A l’Oligocène supérieur, la
surrection de la Téthys provoque le glissement des séries Eocènes et Numidiennes. A la fin du
Miocène, une grande partie de la Méditerranée Occidentale est émergée, puis au PlioQuaternaire, se seraient produit un effondrement catastrophique du bassin méditerranéen et le
retour des eaux. Cette hypothèse mixte sera rapidement écartée dès lors que des profils sismiques
auront montré la profondeur du socle, bien trop faible pour être triasique. Néanmoins, elle
introduit pour la première fois le concept du déplacement des Kabylie par le sud avec l'ouverture
concomitante du bassin Algéro-provençal.
Les dernières hypothèses, actuellement les plus réalistes, utilisent les développements de la
théorie de la tectonique des plaques, d’où l’appellation « mobilistes ». Dès 1969, des auteurs
(Ryan, 1969) suggèrent des ouvertures de bassins en Méditerranée Occidentale par dérive de
blocs, et présence de dorsale. Le Pichon et al. (1971) suggèrent d’ailleurs que le socle est de
nature océanique. Auzende (1978) proposent un modèle d’évolution géodynamique impliquant la
fermeture des bassins océaniques mésozoïques téthysiens par subduction de ceux-ci, et
l’ouverture conjointe du bassin Algéro-provençal. Il explique en outre le paradoxe
« compression-distension » par la création du bassin en arrière-arc derrière une subduction, par
analogie avec les bassins arrière-arc dans le Pacifique. Il déduit un début de subduction du Sud
vers le Nord vers 76 Ma.
Plusieurs modèles d’ouverture ont été proposés pour expliquer l’ouverture du bassin de la
Méditerranée occidentale. Les reconstitutions à partir des anomalies magnétiques de l’Atlantique
Nord (Olivet et al., 1984 ; Dewey et al., 1989) mettent bien en évidence les mouvements de la
plaque africaine depuis le Mésozoïque. D’autres auteurs s’appuient essentiellement sur les
données géologiques terrestres (Wezel, 1970 ; Cohen, 1980) et d’autres proposent des modèles
beaucoup plus globaux, ne tenant pas forcément compte de l’ensemble des données géologiques
disponibles (Dercourt, 1970 ; Tapponnier, 1977). Ainsi l’apparition de techniques telles que la
sismique-réflexion et la sismique-réfraction apportent de précieuses données sur la structure des
bassins en Méditerranée Occidentale. On identifie une épaisseur sédimentaire relativement peu
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hypothèses mixtes (effondrement et mouvements horizontaux) ont été émises par plusieurs
auteurs dont Glangeaud (1968) qui propose un modèle d’évolution géodynamique, à savoir
l’existence d’une distension au Trias qui écarte les Kabylie du continent européen, formant ainsi
le bassin Algéro-provençal. A l’Oligocène, le rapprochement entre l’Europe et l’Afrique permet
alors l’expulsion des flyschs et la création des nappes telliennes. A l’Oligocène supérieur, la
surrection de la Téthys provoque le glissement des séries Eocènes et Numidiennes. A la fin du
Miocène, une grande partie de la Méditerranée Occidentale est émergée, puis au PlioQuaternaire, se seraient produit un effondrement catastrophique du bassin méditerranéen et le
retour des eaux. Cette hypothèse mixte sera rapidement écartée dès lors que des profils sismiques
auront montré la profondeur du socle, bien trop faible pour être triasique. Néanmoins, elle
introduit pour la première fois le concept du déplacement des Kabylie par le sud avec l'ouverture
concomitante du bassin Algéro-provençal.
Les dernières hypothèses, actuellement les plus réalistes, utilisent les développements de la
théorie de la tectonique des plaques, d’où l’appellation « mobilistes ». Dès 1969, des auteurs
(Ryan, 1969) suggèrent des ouvertures de bassins en Méditerranée Occidentale par dérive de
blocs, et présence de dorsale. Le Pichon et al. (1971) suggèrent d’ailleurs que le socle est de
nature océanique. Auzende (1978) proposent un modèle d’évolution géodynamique impliquant la
fermeture des bassins océaniques mésozoïques téthysiens par subduction de ceux-ci, et
l’ouverture conjointe du bassin Algéro-provençal. Il explique en outre le paradoxe
« compression-distension » par la création du bassin en arrière-arc derrière une subduction, par
analogie avec les bassins arrière-arc dans le Pacifique. Il déduit un début de subduction du Sud
vers le Nord vers 76 Ma.
Plusieurs modèles d’ouverture ont été proposés pour expliquer l’ouverture du bassin de la
Méditerranée occidentale. Les reconstitutions à partir des anomalies magnétiques de l’Atlantique
Nord (Olivet et al., 1984 ; Dewey et al., 1989) mettent bien en évidence les mouvements de la
plaque africaine depuis le Mésozoïque. D’autres auteurs s’appuient essentiellement sur les
données géologiques terrestres (Wezel, 1970 ; Cohen, 1980) et d’autres proposent des modèles
beaucoup plus globaux, ne tenant pas forcément compte de l’ensemble des données géologiques
disponibles (Dercourt, 1970 ; Tapponnier, 1977). Ainsi l’apparition de techniques telles que la
sismique-réflexion et la sismique-réfraction apportent de précieuses données sur la structure des
bassins en Méditerranée Occidentale. On identifie une épaisseur sédimentaire relativement peu
