Chapitre 3 : Contexte géologique et géodynamique
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importante (environ 6 km) au-dessus du socle (comparée à d’autres zones telles que l’Atlantique
Nord), et la présence d’une grande quantité de sel d’âge messinien, selon des forages en
Méditerranée Occidentale (Ryan et Hsü, 1973 ; Hsü et al., 1973), dont la base s’avère être un
excellent marqueur stratigraphique. Dès lors, on soupçonne un âge miocène pour le bassin, étant
donné la faible épaisseur de sédiments infra-messiniens. La sismique-réfraction permet d’obtenir
des vitesses de propagation pour chaque interface, et ainsi une estimation de la nature du socle : à
savoir océanique, pour le bassin algérien (Falhquist et Hersey, 1969). Pour contraindre l’âge du
bassin, les résultats des interprétations des profils sismiques sont utilisés ainsi que les datations
du volcanisme dans le bassin (13-20 Ma) et des études paléo-magnétiques (Westphal, 1976) ce
qui amène à proposer un âge Oligo-Miocène pour le bassin algérien.
3.3 Scénario d’ouverture du bassin Algérien depuis le Mésozoïque
L’évolution géodynamique des bassins est mise en relation avec la cinématique des plaques
Afrique - Europe. La convergence Afrique - Europe, depuis l’Oligocène, induit l’ouverture du
bassin Algéro-provençal, en position de bassin d’arrière arc, par analogie avec les bassins
arrière-arc dans le Pacifique (Auzende et al., 1978). La migration des blocs AlKaPeCa d’origine
européenne vers le sud (Andrieux et al., 1971 ; Bouillin, 1986), l’accrétion des flyschs, le
charriage des nappes telliennes et finalement celui des blocs AlKaPeCa sur la marge africaine.
L’enchaînement des événements (Figure 1.13) qu’on va décrire dans les prochaines lignes est
une synthèse des dernières études sur l’évolution de la marge. Ces faits sont actuellement admis
par la plupart des auteurs, même s’il subsiste des désaccords sur certains points, notamment au
niveau des âges des événements, de la position initiale du micro-bloc (AlKaPeCa), ou de leurs
déplacements (ampleur, direction) :
La Téthys occidentale s’ouvre à la fin du Trias et pendant le Jurassique (Frizon de
Lamotte et al., 2000).
À partir de la fin du Crétacé, la Téthys maghrébine est progressivement subduite sous le
continent eurasien (Bracène et Frizon de Lamotte, 2002).
A partir de la fin de l’Oligocène (Fig.3.6.a), un prisme d’accrétion (formé des unités de
flyschs) se développe entre les Kabylies et la marge africaine. Ces flyschs correspondent
aux dépôts du Numidien où des dépôts du socle cristallophyllien sont retrouvés remaniés
sous forme de conglomérats (Raymond, 1976).
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importante (environ 6 km) au-dessus du socle (comparée à d’autres zones telles que l’Atlantique
Nord), et la présence d’une grande quantité de sel d’âge messinien, selon des forages en
Méditerranée Occidentale (Ryan et Hsü, 1973 ; Hsü et al., 1973), dont la base s’avère être un
excellent marqueur stratigraphique. Dès lors, on soupçonne un âge miocène pour le bassin, étant
donné la faible épaisseur de sédiments infra-messiniens. La sismique-réfraction permet d’obtenir
des vitesses de propagation pour chaque interface, et ainsi une estimation de la nature du socle : à
savoir océanique, pour le bassin algérien (Falhquist et Hersey, 1969). Pour contraindre l’âge du
bassin, les résultats des interprétations des profils sismiques sont utilisés ainsi que les datations
du volcanisme dans le bassin (13-20 Ma) et des études paléo-magnétiques (Westphal, 1976) ce
qui amène à proposer un âge Oligo-Miocène pour le bassin algérien.
3.3 Scénario d’ouverture du bassin Algérien depuis le Mésozoïque
L’évolution géodynamique des bassins est mise en relation avec la cinématique des plaques
Afrique - Europe. La convergence Afrique - Europe, depuis l’Oligocène, induit l’ouverture du
bassin Algéro-provençal, en position de bassin d’arrière arc, par analogie avec les bassins
arrière-arc dans le Pacifique (Auzende et al., 1978). La migration des blocs AlKaPeCa d’origine
européenne vers le sud (Andrieux et al., 1971 ; Bouillin, 1986), l’accrétion des flyschs, le
charriage des nappes telliennes et finalement celui des blocs AlKaPeCa sur la marge africaine.
L’enchaînement des événements (Figure 1.13) qu’on va décrire dans les prochaines lignes est
une synthèse des dernières études sur l’évolution de la marge. Ces faits sont actuellement admis
par la plupart des auteurs, même s’il subsiste des désaccords sur certains points, notamment au
niveau des âges des événements, de la position initiale du micro-bloc (AlKaPeCa), ou de leurs
déplacements (ampleur, direction) :
La Téthys occidentale s’ouvre à la fin du Trias et pendant le Jurassique (Frizon de
Lamotte et al., 2000).
À partir de la fin du Crétacé, la Téthys maghrébine est progressivement subduite sous le
continent eurasien (Bracène et Frizon de Lamotte, 2002).
A partir de la fin de l’Oligocène (Fig.3.6.a), un prisme d’accrétion (formé des unités de
flyschs) se développe entre les Kabylies et la marge africaine. Ces flyschs correspondent
aux dépôts du Numidien où des dépôts du socle cristallophyllien sont retrouvés remaniés
sous forme de conglomérats (Raymond, 1976).
