Chapitre 2: Du Bassin Versant au Canyon Sous-marin
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Un canyon est actif en continue si les écoulements gravitaires chargés en particules y transitent
régulièrement et si les apports fluviatiles parviennent à maintenir la source à proximité du
canyon durant les périodes de haut niveau marin (Babonneau et al., 2002).
En effet, lorsque le canyon est fortement enraciné dans la pente et la plateforme continentale, son
incision et la continuité de l’activité des écoulements turbiditique permettent le maintien de la
connexion entre la tête du canyon et l’embouchure du fleuve durant les périodes de haut niveau
marin (Exemple : Canyon du Zaïre (Babonneau et al., 2002). Cependant, durant les périodes de
haut niveau marin, la dynamique sédimentaire et les processus d’érosion sont plus faibles
énergétiquement que lors de périodes de bas niveau marin (Gaudin et al., 2006). Les
écoulements gravitaires peuvent alors ne pas transiter jusque dans le bassin profond, et leurs
particules peuvent être stockées dans la partie supérieure des canyons (Exemple : Canyon de
Capbreton (Gaudin et al., 2006)).
De plus, sur les marges continentales exposées aux évènements de type Mousson, les apports
sédimentaire sont fortement atténués en période de bas niveau marin. Ces apports existent bien
qu’ils soient réduits. L’activité du canyon et alors moindre (Vagner, 2001). En effet, dans le cas
de marges « tempérées », et en période aride, les périodes de bas ou de haut niveau marin sont
généralement associées à des apports fluviatiles relativement faibles, ce qui implique
relativement une faible activité du canyon (Exemple : Canyon du Nil (Ducassou et al., 2009)).
Par contre, en période humide et durant l’augmentation du niveau marin ou durant une période
de haut niveau marin, les canyons sont très actifs du fait de la grande décharge sédimentaire
fluviatile (Ducassou et al., 2009). Les périodes d’activité des canyons durant les maximums
glaciaires révèlent une cyclicité de 100000 ans au cours des derniers 400000 ans (Baztan et al.,
2005).
Un canyon est inactif si ce transit particulaire n’est pas régulier voire absent, dans le cas d’un
canyon dont la tête est localisée sur le rebord du plateau continental ou confinée à la pente
continentale, ou si elle est déconnectée de sa source d’apports dès le début de la remontée du
niveau marin relatif (Twichell et Roberts, 1982 ; Berné et al., 1999). On parle de « fossilisation
du canyon » si le flux en particules diminue sensiblement, ou s’arrête dans le canyon. Lors du
bas niveau marin suivant, la tête du canyon peut retrouver une connexion directe avec
l’embouchure du fleuve et redevenir actif. Les écoulements gravitaires génèrent alors l’incision
du thalweg (Exemple : Canyon Bourcart dans le Golfe du Lion (Baztan et al., 2005). Dans le cas
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Un canyon est actif en continue si les écoulements gravitaires chargés en particules y transitent
régulièrement et si les apports fluviatiles parviennent à maintenir la source à proximité du
canyon durant les périodes de haut niveau marin (Babonneau et al., 2002).
En effet, lorsque le canyon est fortement enraciné dans la pente et la plateforme continentale, son
incision et la continuité de l’activité des écoulements turbiditique permettent le maintien de la
connexion entre la tête du canyon et l’embouchure du fleuve durant les périodes de haut niveau
marin (Exemple : Canyon du Zaïre (Babonneau et al., 2002). Cependant, durant les périodes de
haut niveau marin, la dynamique sédimentaire et les processus d’érosion sont plus faibles
énergétiquement que lors de périodes de bas niveau marin (Gaudin et al., 2006). Les
écoulements gravitaires peuvent alors ne pas transiter jusque dans le bassin profond, et leurs
particules peuvent être stockées dans la partie supérieure des canyons (Exemple : Canyon de
Capbreton (Gaudin et al., 2006)).
De plus, sur les marges continentales exposées aux évènements de type Mousson, les apports
sédimentaire sont fortement atténués en période de bas niveau marin. Ces apports existent bien
qu’ils soient réduits. L’activité du canyon et alors moindre (Vagner, 2001). En effet, dans le cas
de marges « tempérées », et en période aride, les périodes de bas ou de haut niveau marin sont
généralement associées à des apports fluviatiles relativement faibles, ce qui implique
relativement une faible activité du canyon (Exemple : Canyon du Nil (Ducassou et al., 2009)).
Par contre, en période humide et durant l’augmentation du niveau marin ou durant une période
de haut niveau marin, les canyons sont très actifs du fait de la grande décharge sédimentaire
fluviatile (Ducassou et al., 2009). Les périodes d’activité des canyons durant les maximums
glaciaires révèlent une cyclicité de 100000 ans au cours des derniers 400000 ans (Baztan et al.,
2005).
Un canyon est inactif si ce transit particulaire n’est pas régulier voire absent, dans le cas d’un
canyon dont la tête est localisée sur le rebord du plateau continental ou confinée à la pente
continentale, ou si elle est déconnectée de sa source d’apports dès le début de la remontée du
niveau marin relatif (Twichell et Roberts, 1982 ; Berné et al., 1999). On parle de « fossilisation
du canyon » si le flux en particules diminue sensiblement, ou s’arrête dans le canyon. Lors du
bas niveau marin suivant, la tête du canyon peut retrouver une connexion directe avec
l’embouchure du fleuve et redevenir actif. Les écoulements gravitaires génèrent alors l’incision
du thalweg (Exemple : Canyon Bourcart dans le Golfe du Lion (Baztan et al., 2005). Dans le cas
