Chapitre 2: Du Bassin Versant au Canyon Sous-marin
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Figure 2. 12 : Blocs diagrammes schématiques mettant en évidence les caractères
morphologiques des canyons des marges actives et des marges passives. (D’après Harris et
Whiteway, 2011)
Les différents types de canyons décrits précédemment peuvent également se répartir suivant un
degré de maturité allant des canyons dits « matures » aux canyons dits « juvéniles » (Twichell et
Roberts, 1982 ; Farre et al., 1983 ; Goff, 2001).
Les canyons matures sont généralement larges, isolés, dendritiques dans la zone de la
tête et méandriformes vers le bas de la pente, (Farre et al., 1983 ; Pratson et Coakley, 1996 ;
Popescu et al., 2004 ; Harris et Whiteway, 2011).
Ils incisent profondément le plateau continental et peuvent être en connexion directe avec un
système fluviatile subaérien. Ils présentent généralement un profil topographique concave le long
duquel le gradient de pente décroit avec la distance au plateau continental (Goff, 2001 ; Mitchell,
2005 ; Covault et al., 2011).
Ils seraient principalement associés avec les marges actives immatures présentant un plateau
continental étroit et un arrière-pays très proche, favorisant ainsi le transit des particules du
plateau vers le bassin, indépendamment des variations eustatiques. Les dépôts turbiditique
accumulés à l’embouchure des canyons matures proviennent en grande partie du remaniement
des particules sédimentaires du plateau continental. Ils peuvent également alterner avec des
dépôts de déstabilisation dus à l’action érosive continue des flancs et du fond du canyon par des
écoulements gravitaires (Goff, 2001).
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Figure 2. 12 : Blocs diagrammes schématiques mettant en évidence les caractères
morphologiques des canyons des marges actives et des marges passives. (D’après Harris et
Whiteway, 2011)
Les différents types de canyons décrits précédemment peuvent également se répartir suivant un
degré de maturité allant des canyons dits « matures » aux canyons dits « juvéniles » (Twichell et
Roberts, 1982 ; Farre et al., 1983 ; Goff, 2001).
Les canyons matures sont généralement larges, isolés, dendritiques dans la zone de la
tête et méandriformes vers le bas de la pente, (Farre et al., 1983 ; Pratson et Coakley, 1996 ;
Popescu et al., 2004 ; Harris et Whiteway, 2011).
Ils incisent profondément le plateau continental et peuvent être en connexion directe avec un
système fluviatile subaérien. Ils présentent généralement un profil topographique concave le long
duquel le gradient de pente décroit avec la distance au plateau continental (Goff, 2001 ; Mitchell,
2005 ; Covault et al., 2011).
Ils seraient principalement associés avec les marges actives immatures présentant un plateau
continental étroit et un arrière-pays très proche, favorisant ainsi le transit des particules du
plateau vers le bassin, indépendamment des variations eustatiques. Les dépôts turbiditique
accumulés à l’embouchure des canyons matures proviennent en grande partie du remaniement
des particules sédimentaires du plateau continental. Ils peuvent également alterner avec des
dépôts de déstabilisation dus à l’action érosive continue des flancs et du fond du canyon par des
écoulements gravitaires (Goff, 2001).
