Chapitre 2: Du Bassin Versant au Canyon Sous-marin
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Les morphologies en « V » sont typiquement des structures en incision, érodées en profondeur,
tandis que celles en « U » sont significatives de l’arrêt de l’incision en profondeur pour laisser
place à un élargissement latéral.
La morphologie en V est généralement associée à la zone du plateau continental, tandis que la
morphologie en U est plutôt associée aux zones de pentes continentale (Greene et al., 2002). Le
corps du canyon est essentiellement rectiligne mais peut être localement sinueux (Cronin et al.,
2005) ou méandriforme. Il peut présenter des méandres abandonnés et des dépôts sédimentaires
semblables aux terrasses fluviatiles.
La transition entre le corps et l’embouchure du canyon est marquée par la diminution rapide de la
hauteur des flancs du canyon et de l’inclinaison de la pente.
L’embouchure se situe en pied de la pente continentale. Les canyons développent des
thalwegs larges pouvant atteindre des kilomètres (Exemple : Canyons Nazaré 8-10 km de large,
Arzola et al., 2008) et une hauteur de flancs qui diminue jusqu’à quelques dizaines de mètres (25
– 75 m de profondeur). L’embouchure du canyon exhibe généralement une morphologie en U,
caractéristique de son élargissement latéral. La sinuosité décroit rapidement jusqu’à atteindre des
valeurs de 1 à1.1 typiques de morphologies quasi rectilignes (Arzola et al., 2008). Une des
principales caractéristiques de cette partie du canyon est le développement de systèmes chenauxlevées et lobes turbiditiques (Damuth et al., 1980 ; Droz et al., 2003). Ceci est dû à l’arrivée
directe des sédiments du plateau via le canyon, qui s’accumulent au pied de pente (Posamentier
et Vail, 1988).
B. Le profil longitudinal des canyons sous-marins
Le profil topographique
général d’un canyon sous-marin tend vers un profil d’équilibre,
similaire à celui des réseaux fluviatiles. De ce fait, l’inclinaison de la tête du canyon est forte sur
une petite distance puis diminue dans le corps pour atteindre des valeurs inférieures à 2°
(Fig.2.10) pour se stabiliser dans l’embouchure à une inclinaison généralement inférieure à 1°.
On retrouve cependant trois grands types de profils topographiques des canyons, pouvant être à
tendance concave, linéaire (ou légèrement concave) ou convexe (Covault et al., 2011) (Fig.
2.11). Chaque tendance correspondrait à un type de marge continentale (passive ou active). Les
profils longitudinaux reflètent ainsi généralement l’influence de facteurs tectoniques (uplift /
subsidence) et de processus sédimentaires (dépôt / érosion) (Covault et al., 2011).
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Les morphologies en « V » sont typiquement des structures en incision, érodées en profondeur,
tandis que celles en « U » sont significatives de l’arrêt de l’incision en profondeur pour laisser
place à un élargissement latéral.
La morphologie en V est généralement associée à la zone du plateau continental, tandis que la
morphologie en U est plutôt associée aux zones de pentes continentale (Greene et al., 2002). Le
corps du canyon est essentiellement rectiligne mais peut être localement sinueux (Cronin et al.,
2005) ou méandriforme. Il peut présenter des méandres abandonnés et des dépôts sédimentaires
semblables aux terrasses fluviatiles.
La transition entre le corps et l’embouchure du canyon est marquée par la diminution rapide de la
hauteur des flancs du canyon et de l’inclinaison de la pente.
L’embouchure se situe en pied de la pente continentale. Les canyons développent des
thalwegs larges pouvant atteindre des kilomètres (Exemple : Canyons Nazaré 8-10 km de large,
Arzola et al., 2008) et une hauteur de flancs qui diminue jusqu’à quelques dizaines de mètres (25
– 75 m de profondeur). L’embouchure du canyon exhibe généralement une morphologie en U,
caractéristique de son élargissement latéral. La sinuosité décroit rapidement jusqu’à atteindre des
valeurs de 1 à1.1 typiques de morphologies quasi rectilignes (Arzola et al., 2008). Une des
principales caractéristiques de cette partie du canyon est le développement de systèmes chenauxlevées et lobes turbiditiques (Damuth et al., 1980 ; Droz et al., 2003). Ceci est dû à l’arrivée
directe des sédiments du plateau via le canyon, qui s’accumulent au pied de pente (Posamentier
et Vail, 1988).
B. Le profil longitudinal des canyons sous-marins
Le profil topographique
général d’un canyon sous-marin tend vers un profil d’équilibre,
similaire à celui des réseaux fluviatiles. De ce fait, l’inclinaison de la tête du canyon est forte sur
une petite distance puis diminue dans le corps pour atteindre des valeurs inférieures à 2°
(Fig.2.10) pour se stabiliser dans l’embouchure à une inclinaison généralement inférieure à 1°.
On retrouve cependant trois grands types de profils topographiques des canyons, pouvant être à
tendance concave, linéaire (ou légèrement concave) ou convexe (Covault et al., 2011) (Fig.
2.11). Chaque tendance correspondrait à un type de marge continentale (passive ou active). Les
profils longitudinaux reflètent ainsi généralement l’influence de facteurs tectoniques (uplift /
subsidence) et de processus sédimentaires (dépôt / érosion) (Covault et al., 2011).
