Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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chenaux érosifs sont larges et moins leur incision est profonde (Galloway, 1998). L’origine des
chenaux est principalement associée aux écoulements turbulents possédant une grande capacité
érosive.
ii.
Les systèmes de pentes constructifs: sont des systèmes en accrétion dominés par le
dépôt de sédiments allochtones, et regroupent les hémipélagites, les deltas de bordure de
plateforme, les chenaux-levées et les rides de contourites (Galloway, 1998).
Les hémipélagites sont des sédiments fins typiques des environnements de grandes
profondeurs. Ils contiennent généralement un mélange de matériaux biogènes pélagiques,
carbonatés ou siliceux (> 10%), de matériaux terrigènes ou volcano-clastiques (> 10 %) selon la
nature de la source (rivière, action éolienne, retombées volcaniques) (Stow et Tabrez, 1998). Ils
se déposent par la combinaison d’une décantation verticale et d’une lente advection latérale. La
taille des grains est fortement dépendante de la composition, bien que les grains soient
généralement fins (5-35 μm en moyenne) et peu triés (Stow et Tabrez, 1998). Les taux de
sédimentation varient typiquement de moins de 5 cm/10
3 an à plus de 20 cm/10
3 an, alors que les
plus forts taux de sédimentation, de l’ordre de 100 cm/10
3 an.
Les deltas de bordure de plateforme se construisent à la transition entre le plateau
continental et la pente continentale, et sont formés par régression forcée (Posamentier et al.,
1992 ; Porebski et Steel, 2003). Ce sont des structures appartenant au cortège de bas niveau
marin, bien qu’ils puissent se former en contexte de haut niveau marin (Coleman et al., 1998), ils
sont les principaux vecteurs de la progradation des marges continentale (Porebski et Steel, 2006).
Les systèmes de chenaux-levées sont des systèmes chenalisés constructifs (Galloway,
1998). Ils marquent la transition entre les structures purement érosives et les structures plus
aggradantes en base de pente continentale et se mettent en place sur le glacis et le bassin profond.
Ils sont très sinueux, voire méandriformes (Galloway, 1998 ; Kneller, 2003 ; Abreu et al., 2003),
et présentent des morphologies de vallée en « U » ou à fond plat (Galloway, 1998).
Le fond de ces chenaux-levées est souvent incisé par un chenal interne ou thalweg relativement
étroit, et la présence de levées internes (Babonneau et al., 2002 ; Deptuck et al., 2003) et de
terrasses (Nakajima et al., 1998). Le chenal est en aggradation et peut migrer latéralement
(Kneller, 2003). Les chenaux peuvent être bordés d’accumulations peu élevées et dissymétriques
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chenaux érosifs sont larges et moins leur incision est profonde (Galloway, 1998). L’origine des
chenaux est principalement associée aux écoulements turbulents possédant une grande capacité
érosive.
ii.
Les systèmes de pentes constructifs: sont des systèmes en accrétion dominés par le
dépôt de sédiments allochtones, et regroupent les hémipélagites, les deltas de bordure de
plateforme, les chenaux-levées et les rides de contourites (Galloway, 1998).
Les hémipélagites sont des sédiments fins typiques des environnements de grandes
profondeurs. Ils contiennent généralement un mélange de matériaux biogènes pélagiques,
carbonatés ou siliceux (> 10%), de matériaux terrigènes ou volcano-clastiques (> 10 %) selon la
nature de la source (rivière, action éolienne, retombées volcaniques) (Stow et Tabrez, 1998). Ils
se déposent par la combinaison d’une décantation verticale et d’une lente advection latérale. La
taille des grains est fortement dépendante de la composition, bien que les grains soient
généralement fins (5-35 μm en moyenne) et peu triés (Stow et Tabrez, 1998). Les taux de
sédimentation varient typiquement de moins de 5 cm/10
3 an à plus de 20 cm/10
3 an, alors que les
plus forts taux de sédimentation, de l’ordre de 100 cm/10
3 an.
Les deltas de bordure de plateforme se construisent à la transition entre le plateau
continental et la pente continentale, et sont formés par régression forcée (Posamentier et al.,
1992 ; Porebski et Steel, 2003). Ce sont des structures appartenant au cortège de bas niveau
marin, bien qu’ils puissent se former en contexte de haut niveau marin (Coleman et al., 1998), ils
sont les principaux vecteurs de la progradation des marges continentale (Porebski et Steel, 2006).
Les systèmes de chenaux-levées sont des systèmes chenalisés constructifs (Galloway,
1998). Ils marquent la transition entre les structures purement érosives et les structures plus
aggradantes en base de pente continentale et se mettent en place sur le glacis et le bassin profond.
Ils sont très sinueux, voire méandriformes (Galloway, 1998 ; Kneller, 2003 ; Abreu et al., 2003),
et présentent des morphologies de vallée en « U » ou à fond plat (Galloway, 1998).
Le fond de ces chenaux-levées est souvent incisé par un chenal interne ou thalweg relativement
étroit, et la présence de levées internes (Babonneau et al., 2002 ; Deptuck et al., 2003) et de
terrasses (Nakajima et al., 1998). Le chenal est en aggradation et peut migrer latéralement
(Kneller, 2003). Les chenaux peuvent être bordés d’accumulations peu élevées et dissymétriques
