Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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Les « canyons régressifs » se caractérisent par un creusement vers le haut de la pente
continentale sous l’impact de glissements répétés à la tête de l’incision (Shepard, 1981 ; Pratson
et Coakley, 1996 ; Green et al., 2007), ces canyons sont confinés sur la pente continentale.
A l’inverse des canyons sous-marin S.S, les canyons régressifs n’ont pas de lien net avec les
processus opérant sur le plateau continental ou avec la présence de systèmes fluviatiles, bien
qu’ils puissent être profonds et avoir des flancs abrupts.
Les ravines (gullies) se différencient des canyons selon un critère de dimensions. En
effet, ce sont majoritairement des conduits érosifs de faible relief situées soit dans la tête des
canyons (Field et al., 1999 ; Garcia et al., 2006 ; Lewis et Barnes, 1999 ; Piper et al., 1999) soit
indépendamment, ceux-ci soit sur le bord du plateau continental ou sur la pente continentale
(Spinelli et Field, 2001 ; Noormets et al., 2009) et leur localisation varie souvent au cours du
temps. Leur distribution peut ne pas être uniformes, avec des alternances de zones avec ou sans
ravines (Noormets et al., 2009). Ce sont des conduits relativement rectilignes, présentant de
faibles profondeurs de l’ordre de 5-50 m et de faibles largeurs de l’ordre de 100-250 m (Field et
al., 1999). Ils ont des morphologies de vallée (transverses) en « V » symétriques (Noormets et
al., 2009). De même que les canyons régressifs, les ravines ne semblent pas être rattachés à un
réseau fluviatile subaérien (Field et al., 1999). L’origine de ces ravines est généralement associée
à des déstabilisations en bordure de plateau continental et des processus d’érosion de forte
énergie (Noormets et al., 2009).
Les Chenaux érosifs (systèmes chenalisés érosifs) sont des voies de by-pass
sédimentaire et sont typiquement érosifs. Ils se trouvent généralement dans les zones de plus
grande inclinaison de la pente continentale lieu d’accélération des écoulements gravitaires
(Galloway, 1998). Ils présentent des profils transverses en « V » ou en « U » avec des terrasses
(O’Connell et al., 1991 ; Galloway, 1998). Ils sont larges, de quelques centaines à plusieurs
centaines de mètres, et leur profondeur varie de dizaines à centaines de mètres, alors que leur
longueur varie de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres (Galloway, 1998).
Les chenaux érosifs sont relativement droits et symétriques (Brami et al., 2000 ; Kneller, 2003)
et leurs levées sont peu développées permettant une migration rapide du chenal et la formation
de morphologies en tresses (Galloway, 1998). Sur des pentes à dominante argileuse, les chenaux
érosifs ont une plus grande stabilité, ils forment plus facilement des levées et ils sont
généralement plus sinueux (Clark et al., 1992). Plus les sédiments sont grossiers, plus les
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Les « canyons régressifs » se caractérisent par un creusement vers le haut de la pente
continentale sous l’impact de glissements répétés à la tête de l’incision (Shepard, 1981 ; Pratson
et Coakley, 1996 ; Green et al., 2007), ces canyons sont confinés sur la pente continentale.
A l’inverse des canyons sous-marin S.S, les canyons régressifs n’ont pas de lien net avec les
processus opérant sur le plateau continental ou avec la présence de systèmes fluviatiles, bien
qu’ils puissent être profonds et avoir des flancs abrupts.
Les ravines (gullies) se différencient des canyons selon un critère de dimensions. En
effet, ce sont majoritairement des conduits érosifs de faible relief situées soit dans la tête des
canyons (Field et al., 1999 ; Garcia et al., 2006 ; Lewis et Barnes, 1999 ; Piper et al., 1999) soit
indépendamment, ceux-ci soit sur le bord du plateau continental ou sur la pente continentale
(Spinelli et Field, 2001 ; Noormets et al., 2009) et leur localisation varie souvent au cours du
temps. Leur distribution peut ne pas être uniformes, avec des alternances de zones avec ou sans
ravines (Noormets et al., 2009). Ce sont des conduits relativement rectilignes, présentant de
faibles profondeurs de l’ordre de 5-50 m et de faibles largeurs de l’ordre de 100-250 m (Field et
al., 1999). Ils ont des morphologies de vallée (transverses) en « V » symétriques (Noormets et
al., 2009). De même que les canyons régressifs, les ravines ne semblent pas être rattachés à un
réseau fluviatile subaérien (Field et al., 1999). L’origine de ces ravines est généralement associée
à des déstabilisations en bordure de plateau continental et des processus d’érosion de forte
énergie (Noormets et al., 2009).
Les Chenaux érosifs (systèmes chenalisés érosifs) sont des voies de by-pass
sédimentaire et sont typiquement érosifs. Ils se trouvent généralement dans les zones de plus
grande inclinaison de la pente continentale lieu d’accélération des écoulements gravitaires
(Galloway, 1998). Ils présentent des profils transverses en « V » ou en « U » avec des terrasses
(O’Connell et al., 1991 ; Galloway, 1998). Ils sont larges, de quelques centaines à plusieurs
centaines de mètres, et leur profondeur varie de dizaines à centaines de mètres, alors que leur
longueur varie de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres (Galloway, 1998).
Les chenaux érosifs sont relativement droits et symétriques (Brami et al., 2000 ; Kneller, 2003)
et leurs levées sont peu développées permettant une migration rapide du chenal et la formation
de morphologies en tresses (Galloway, 1998). Sur des pentes à dominante argileuse, les chenaux
érosifs ont une plus grande stabilité, ils forment plus facilement des levées et ils sont
généralement plus sinueux (Clark et al., 1992). Plus les sédiments sont grossiers, plus les
