Chapitre III : Résultats et discussion
53
Cette valeur est plus élevée que celles obtenues par l'ensemble des auteurs : Guesmi et Hennous
(2021) (39,88%) pour la crevette Parapenaeus longirostris, Haddab et Kortbi (2020) (37,49%),
Kefil (2020) (32,6%) pour le mélange de Parapenaeus longirostris et Aristeus antennatus et
Oulhiz (2018) (28,09%) pour Aristeus antennatus. Ce qui révèle la richesse en éléments
minéraux de notre échantillon.
La composition biochimique globale des coproduits de crustacés fluctue selon l'espèce, le sexe,
l'âge, la saison et les conditions environnementales. De plus, ces variations peuvent être
observées chez un même individu. Les crevettes perdent progressivement leur carapace au fur
et à mesure de leur croissance en raison de la taille de celle-ci devenue inadaptée à leur corps,
et à la suite de chaque mue, elles se trouvent alors dans la nécessité de reconstruire leur nouvel
exosquelette, constitué à partir des minéraux absorbés dans le milieu naturel.
III.2.3. Teneur en protéine totales
La teneur en protéines de l’échantillon analysé est de 7,13 %. Ce pourcentage avoisine celui
révélé par Guesmi et Hennous (2021) soit 8, 11%. En revanche, il est largement inférieur à
celui reporté par Haddab et Kortbi (2020) (28,96%), par Kefil (2020) (24,26%) et par Oulhiz
(2018) avec une teneur de 30,63 %.
Ce résultat est dû probablement à un décorticage et un nettoyage très poussé de la matière
première. En effet, toute la chair collée à la carapace et au telson a été extraite afin de faciliter
et d'optimiser l'étape de déprotéinisation. Néanmoins, il est à signaler que dans l’échantillon
traité, les têtes étaient prédominantes et il a été démontré dans une étude que les têtes de
crevettes ont une teneur en protéines qui atteint 57% (Randriamahatody, 2011).
Ainsi, chez les animaux aquatiques, il arrive fréquemment que des variations de la composition
biochimique de la chair et des coproduits soient observées chez un même individu, des
différences peuvent être constatées dans la région près de la tête par rapport à celle de la queue.
III.2.4. Teneur en lipides totaux
La teneur en lipides des coproduits de notre échantillon est presque du même ordre que celle
trouvée par Oulhiz 2018 (4,82%, 3,22% respectivement) pour la même espèce. En revanche,
elle est plus faible que celles relevées par Guesmi et Hennous (2021) pour Parapenaeus
longirostris, par Haddab et Kortbi (2020), et par Kefil (2020) pour le mélange de Parapenaeus
longirostris et Aristeus antennatus (11,04%, 6,99% et 8,7% respectivement).
Précédent

Valorisation biotechnologique des coproduits de crustacés: étude de l\'efficacité du traitement avec du chitosane de l\'irradiation UV dans l\'élimination de Légionella pneumophila - 67/104

Suivant