Partie II
Chapitre V. Contamination de Sparus aurata par les éléments traces
métalliques. Évaluation des risques pour la santé humaine
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Ces corrélations sont dues à la biodisponibilité des éléments traces métalliques étant donné
que Sparus aurata est une espèce euryhaline, ainsi que la proximité des piscicultures du
littoral (mariculture côtière), où le carburant riche en plomb s'échappe des bateaux de pêche
dans les ports et contamine les eaux locales. Yigit et al. (2018) ont rapporté que les éléments
traces chez les poissons présentaient une forte corrélation avec leur milieu de vie.
Le cuivre est essentiel pour la croissance, la reproduction et la performance de nage des
poissons (Grosell 2011), le zinc est un cofacteur de protéines et des réactions métaboliques
(Hogstrand 2011), ainsi que, le Cu et le Zn sont plus accumulable chez les poissons que les
éléments traces métalliques non essentiels (Cd et Pb). L'arsenic est un élément toxique, en
particulier sous sa forme inorganique, il est considéré sans fonction nutritionnelle ou
métabolique connue (Ferrante et al. 2019), ses concentrations diminuent à mesure que le
niveau trophique augmente (McIntyre and Linton 2011). Pour les autres éléments traces
métallique, il n'y a pas de corrélations significatives, probablement en raison des régimes
alimentaires (aliments composés ou carnivores) et de la saison (Ongeri et al. 2012), d’autant
plus il est démontré que certains parasites des poissons peuvent accumuler des éléments traces
métalliques de milieu aquatique (Dural et al. 2011). En bref, les niveaux des éléments traces
métalliques sont tous très différents d'une région à l'autre.
Le Tableau 10 résume les concentrations de l’arsenic, cadmium, cuivre, plomb et de zinc
dans la chair des dorades de la côte Algériennes et celle en méditerranée. Les teneurs en Cd et
Pb mesurées dans la partie comestible de Sparus aurata sauvage et d'élevage sont en accord
étroit avec les rapports précédents en mer Méditerranée, en Turquie (Dolenec et al. 2014), en
Italie (Iamiceli et al. 2015), en Corse (Marengo et al. 2018), cependant, des teneurs plus
élevés d'As dans la daurade d'élevage sont signalés dans notre étude et dans Bouchoucha et al.
(2019) par rapport à Minganti et al. (2010), pour les teneurs de Cu et Zn sont conformes aux
études menées en mer Méditerranée (Tableau 9), mais, ils sont bien en dessous des résultats
de (Dural et al. 2011) en Turquie. Ces différences sont liées aux pratiques d'élevage et à la
composition des aliments, ainsi qu'à la régulation homéostatique et aux processus de
détoxification chez les poissons (Wang and Wang 2016; Morcillo et al. 2018).
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