Partie I Chapitre II. Interactions environnement aquaculture
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L’hyperammoniémie induit à une gamme d’effets écotoxicologiques sur les poissons en
endommageant les branchies et affectant l'efficacité des échanges gazeux (Randall and Tsui
2002), ainsi que la stimulation de la libération des hormones corticostéroïdes dans la
circulation veineuse, ce qui inhibe leurs croissances (Milla et al. 2009), elle est responsable
aussi de la modification dans le métabolisme énergétique, perturbation de l'équilibre ionique,
dommage de l’ADN (Sinha et al. 2015), l’augmentation de la vulnérabilité à la maladie, et
même la mortalité (Seo et al. 2020). Le NH 4
+ est considéré comme non toxique en raison de
son incapacité à pénétrer dans les membranes cellulaires cependant le nitrite converti
l'hémoglobine en méthémoglobine qui n’est pas capable de transporter l'oxygène (Jensen
2003). Comme l’ammoniaque est une substance toxique pour l'environnement, il doit être
éliminé. Pour faire, l'échange perpétuel de l'eau est l’approche la plus courante pour éviter son
excès, par contre dans les structures à système recyclé, il est éliminé par nitrification via
l'oxydation biologique par les bactéries nitrifiantes de l'ammoniac en nitrites, et ensuite en
nitrate moins toxique (John et al. 2020). L’ajout aussi de chlorure de sodium est généralement
appliqué en aquaculture afin de minimiser les effets indésirables de NO 2 car le Cl
- est en
concurrence avec le NO 2
- pour le même canal ionique (Meinelt et al. 2010).
Quant au phosphore, Le poisson l’utilise pour satisfaire ses différents besoins que sont les
réactions de phosphorylation et le développement de tissu osseux, lorsque sa disponibilité
dépasse ses besoins, le surplus est éliminé dans les urines et par les branchies (kaushik 2005).
En aquaculture, le phosphore contenu dans les aliments est le principal facteur de pollution
(Saviolo Osti et al. 2020). Le phosphore est l'un des nutriments qui contribuent le plus à
l'eutrophisation des eaux (Chikhaoui et al. 2008). En milieu marin, il est présent sous la forme
d'orthophosphates (Buhmann and Papenbrock 2013), considérée comme un paramètre fiable
pour déterminer l'étendue spatiale des déchets particulaires (Sanz-lázaro et al. 2011), sa
disponibilité est due aux transports atmosphériques (Karydis and Kitsiou 2012), lessivage des
terres agricoles et les eaux usées domestiques et industrielles (La Jeunesse et al. 2002;
Oladoja et al. 2015). Tandis que son accumulation dans les eaux d’élevage aquacole n’a pas
d’effets néfastes sur la santé de l’élevage, il semblerait avoir des effets positifs même sur le
rendement de la production (Bussel et al. 2013) mais aussi un puissant prédicteur de la
mortalité des herbiers marins due à la pisciculture (Díaz-Almela et al. 2008).
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L’hyperammoniémie induit à une gamme d’effets écotoxicologiques sur les poissons en
endommageant les branchies et affectant l'efficacité des échanges gazeux (Randall and Tsui
2002), ainsi que la stimulation de la libération des hormones corticostéroïdes dans la
circulation veineuse, ce qui inhibe leurs croissances (Milla et al. 2009), elle est responsable
aussi de la modification dans le métabolisme énergétique, perturbation de l'équilibre ionique,
dommage de l’ADN (Sinha et al. 2015), l’augmentation de la vulnérabilité à la maladie, et
même la mortalité (Seo et al. 2020). Le NH 4
+ est considéré comme non toxique en raison de
son incapacité à pénétrer dans les membranes cellulaires cependant le nitrite converti
l'hémoglobine en méthémoglobine qui n’est pas capable de transporter l'oxygène (Jensen
2003). Comme l’ammoniaque est une substance toxique pour l'environnement, il doit être
éliminé. Pour faire, l'échange perpétuel de l'eau est l’approche la plus courante pour éviter son
excès, par contre dans les structures à système recyclé, il est éliminé par nitrification via
l'oxydation biologique par les bactéries nitrifiantes de l'ammoniac en nitrites, et ensuite en
nitrate moins toxique (John et al. 2020). L’ajout aussi de chlorure de sodium est généralement
appliqué en aquaculture afin de minimiser les effets indésirables de NO 2 car le Cl
- est en
concurrence avec le NO 2
- pour le même canal ionique (Meinelt et al. 2010).
Quant au phosphore, Le poisson l’utilise pour satisfaire ses différents besoins que sont les
réactions de phosphorylation et le développement de tissu osseux, lorsque sa disponibilité
dépasse ses besoins, le surplus est éliminé dans les urines et par les branchies (kaushik 2005).
En aquaculture, le phosphore contenu dans les aliments est le principal facteur de pollution
(Saviolo Osti et al. 2020). Le phosphore est l'un des nutriments qui contribuent le plus à
l'eutrophisation des eaux (Chikhaoui et al. 2008). En milieu marin, il est présent sous la forme
d'orthophosphates (Buhmann and Papenbrock 2013), considérée comme un paramètre fiable
pour déterminer l'étendue spatiale des déchets particulaires (Sanz-lázaro et al. 2011), sa
disponibilité est due aux transports atmosphériques (Karydis and Kitsiou 2012), lessivage des
terres agricoles et les eaux usées domestiques et industrielles (La Jeunesse et al. 2002;
Oladoja et al. 2015). Tandis que son accumulation dans les eaux d’élevage aquacole n’a pas
d’effets néfastes sur la santé de l’élevage, il semblerait avoir des effets positifs même sur le
rendement de la production (Bussel et al. 2013) mais aussi un puissant prédicteur de la
mortalité des herbiers marins due à la pisciculture (Díaz-Almela et al. 2008).
