Partie I Chapitre II. Interactions environnement aquaculture
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l'aquaculture pourrait contribuer à hauteur de 5,72% émissions N 2 O anthropique, avec un taux
de croissance annuelle de 7.1% (Hu et al. 2013), il est estimé que le méthane et l’oxyde
nitreux sont collectivement responsables d'environ 20 % du réchauffement climatique prévu
(Bhattacharyya et al. 2013). Enfin, les émissions de gaz à effet de serre de l’aquaculture
restent relativement faibles, 5% pour des émissions agricoles (FAO 2018).
11. Les sels nutritifs
Les élevages de poissons produisent de grandes quantités de déchets, dont le phosphore
inorganique dissous (P) et l'azote (N) qui se concentrent majoritairement autour des cages de
poissons (Mirto et al. 2002; Mantzavrakos et al. 2007). Donc la compréhension des bilans des
sels nutritifs est utile pour une gestion durable des exploitations aquacoles. Les charges en
azote et en phosphore provenant d'une cage en mer dépendent du rapport de la conversion
alimentaire, en se basant sur le facteur de conversion alimentaire, il est montré que 132,5 kg
de N et 25,0 kg de P sont rejetées dans l'environnement pour chaque tonne de poisson
produite (Doglioli et al. 2004).
L’ammoniac est un polluant commun, résultant des apports anthropiques d'azote particulaire
et organique, de l'excrétion des animaux d’élevage et de l’aliment non ingéré (Meinelt et al.
2010). Dans l’élevage de poisson en intensif, l'ammoniac est le paramètre déterminant de la
qualité d'eau (Silva et al. 2012), sa concentration peut y excéder à 46 mg/l (Cheng et al. 2015)
ainsi qu’il est considéré comme indicateur d’une pollution récente (Tovar et al. 2000).
L’ammoniac (l’azote ammoniacal total) est un sous-produit de catabolisme des protéines, en
solution aqueuse se compose de deux formes principales (NH 3 , NH 4
+ ) (Ip et al. 2001) dans les
systèmes d'aquaculture (NH 3 aqueux) est la prédominante espèce d'azote (Paudel et al. 2015),
représentant ainsi environ 70 à 90% de l'azote total excrété (Nobre et al. 2010), le pourcentage
restant est généralement de l'urée pour la majorité des téléostéens marins, il est excrété par les
branchies des poissons soit par diffusion de NH 3 à travers les membranes cellulaire en raison
de sa solubilité lipidique et l’absence de charge, ou comme NH 4
+ via la membrane apicale en
échange du sodium (Na
+ ), son pic d’excrétion est atteint 6h à 8 h après l’alimentation (Nerici
et al. 2012; Sinha et al. 2015). La nature toxique de l'ammoniac semble être similaire chez les
poissons et chez les mammifères (Feldman et al. 2014).
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l'aquaculture pourrait contribuer à hauteur de 5,72% émissions N 2 O anthropique, avec un taux
de croissance annuelle de 7.1% (Hu et al. 2013), il est estimé que le méthane et l’oxyde
nitreux sont collectivement responsables d'environ 20 % du réchauffement climatique prévu
(Bhattacharyya et al. 2013). Enfin, les émissions de gaz à effet de serre de l’aquaculture
restent relativement faibles, 5% pour des émissions agricoles (FAO 2018).
11. Les sels nutritifs
Les élevages de poissons produisent de grandes quantités de déchets, dont le phosphore
inorganique dissous (P) et l'azote (N) qui se concentrent majoritairement autour des cages de
poissons (Mirto et al. 2002; Mantzavrakos et al. 2007). Donc la compréhension des bilans des
sels nutritifs est utile pour une gestion durable des exploitations aquacoles. Les charges en
azote et en phosphore provenant d'une cage en mer dépendent du rapport de la conversion
alimentaire, en se basant sur le facteur de conversion alimentaire, il est montré que 132,5 kg
de N et 25,0 kg de P sont rejetées dans l'environnement pour chaque tonne de poisson
produite (Doglioli et al. 2004).
L’ammoniac est un polluant commun, résultant des apports anthropiques d'azote particulaire
et organique, de l'excrétion des animaux d’élevage et de l’aliment non ingéré (Meinelt et al.
2010). Dans l’élevage de poisson en intensif, l'ammoniac est le paramètre déterminant de la
qualité d'eau (Silva et al. 2012), sa concentration peut y excéder à 46 mg/l (Cheng et al. 2015)
ainsi qu’il est considéré comme indicateur d’une pollution récente (Tovar et al. 2000).
L’ammoniac (l’azote ammoniacal total) est un sous-produit de catabolisme des protéines, en
solution aqueuse se compose de deux formes principales (NH 3 , NH 4
+ ) (Ip et al. 2001) dans les
systèmes d'aquaculture (NH 3 aqueux) est la prédominante espèce d'azote (Paudel et al. 2015),
représentant ainsi environ 70 à 90% de l'azote total excrété (Nobre et al. 2010), le pourcentage
restant est généralement de l'urée pour la majorité des téléostéens marins, il est excrété par les
branchies des poissons soit par diffusion de NH 3 à travers les membranes cellulaire en raison
de sa solubilité lipidique et l’absence de charge, ou comme NH 4
+ via la membrane apicale en
échange du sodium (Na
+ ), son pic d’excrétion est atteint 6h à 8 h après l’alimentation (Nerici
et al. 2012; Sinha et al. 2015). La nature toxique de l'ammoniac semble être similaire chez les
poissons et chez les mammifères (Feldman et al. 2014).
