Partie I Chapitre II. Interactions environnement aquaculture
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particulier l’appétit, l’assimilation des aliments et la croissance corporelle chez les poissons,
ainsi que la respiration qui est considérablement réduite même à des concentrations élevées
en oxygène dissous dans l'eau (Tirsgaard et al. 2015; Mota et al. 2019; Skov 2019). De ce fait,
la concentration de CO 2 de l'eau de l'aquaculture doit être inférieure à 10 mg / L pour les
espèces sensibles (Hu et al. 2011) et il semblerait que le traitement à la chaux peut non
seulement réduire l'émission de CO 2 des systèmes aquacoles à terre mais aussi faire du
système un puits pour le CO 2 atmosphérique (Chanda et al. 2019).
10. Effet de serre
La conversion des terres côtières en installations aquacoles modifie considérablement les
émissions de gaz à effet de serre (GEF) et contribue pertinemment à la perte de la biodiversité
(Yang et al. 2017). L’aquaculture intensive en bassin est une source importante de dioxyde de
carbone (CO 2 ), de méthane (CH 4 ), et d'oxyde nitreux (N 2 O) (Wu et al. 2018) reconnus comme
les principaux gaz à effet de serre (GES) actifs dans l'atmosphère contribuant au
réchauffement climatique de 60, 25 et 5%, respectivement (Yang et al. 2015).
Les étangs d'aquaculture sont des écosystèmes semi-artificiels (Ma et al. 2018), le flux de CO 2
est probablement lié aux effets de la photosynthèse, de la respiration biologique et de la
minéralisation de la matière organique, contre les flux de N 2 O contrôlés par les interactions
entre la disponibilité du substrat d'azote et le pH, tandis que les émissions de CH 4 sont en
fonction de l’état trophique et la concentration d'oxygène dissous (Yang et al. 2018).
Les bassins d'aquaculture présentent des flux d'émissions de N 2 O beaucoup plus élevés que
les autres écosystèmes aquatiques en raison de l'abondance de l'activité des bactéries
nitrifiantes et dénitrifiantes (Yang et al. 2020b). L'oxyde nitreux (N 2 O) est l'un des principaux
GES atmosphériques à longue durée de vie qui a un potentiel de réchauffement planétaire
environ 265 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO 2 ) sur une échelle de 100 ans
(Yang et al. 2020a). Les émissions directes et potentielles de N 2 O provenant des systèmes
aquacole à recirculation sont estimés à 885 mg de N 2 O/ kg d'aliments pour poisson ou de 1,36
g de N 2 O /kg de production de poisson (Paudel et al. 2015), donc environ 1,3% de l'apport
d'azote est émis sous forme de gaz N 2 O (Hu et al. 2013).
En aquaculture, la production d'aliments (Ghamkhar and Hicks 2020) et le transport d’aliment
et d’autres équipements vers les structures d’élevage au large consomment de l’énergie et
contribuent également aux émissions des gaz à effet de serre (Nijdam et al. 2012). D’ici 2030
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particulier l’appétit, l’assimilation des aliments et la croissance corporelle chez les poissons,
ainsi que la respiration qui est considérablement réduite même à des concentrations élevées
en oxygène dissous dans l'eau (Tirsgaard et al. 2015; Mota et al. 2019; Skov 2019). De ce fait,
la concentration de CO 2 de l'eau de l'aquaculture doit être inférieure à 10 mg / L pour les
espèces sensibles (Hu et al. 2011) et il semblerait que le traitement à la chaux peut non
seulement réduire l'émission de CO 2 des systèmes aquacoles à terre mais aussi faire du
système un puits pour le CO 2 atmosphérique (Chanda et al. 2019).
10. Effet de serre
La conversion des terres côtières en installations aquacoles modifie considérablement les
émissions de gaz à effet de serre (GEF) et contribue pertinemment à la perte de la biodiversité
(Yang et al. 2017). L’aquaculture intensive en bassin est une source importante de dioxyde de
carbone (CO 2 ), de méthane (CH 4 ), et d'oxyde nitreux (N 2 O) (Wu et al. 2018) reconnus comme
les principaux gaz à effet de serre (GES) actifs dans l'atmosphère contribuant au
réchauffement climatique de 60, 25 et 5%, respectivement (Yang et al. 2015).
Les étangs d'aquaculture sont des écosystèmes semi-artificiels (Ma et al. 2018), le flux de CO 2
est probablement lié aux effets de la photosynthèse, de la respiration biologique et de la
minéralisation de la matière organique, contre les flux de N 2 O contrôlés par les interactions
entre la disponibilité du substrat d'azote et le pH, tandis que les émissions de CH 4 sont en
fonction de l’état trophique et la concentration d'oxygène dissous (Yang et al. 2018).
Les bassins d'aquaculture présentent des flux d'émissions de N 2 O beaucoup plus élevés que
les autres écosystèmes aquatiques en raison de l'abondance de l'activité des bactéries
nitrifiantes et dénitrifiantes (Yang et al. 2020b). L'oxyde nitreux (N 2 O) est l'un des principaux
GES atmosphériques à longue durée de vie qui a un potentiel de réchauffement planétaire
environ 265 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO 2 ) sur une échelle de 100 ans
(Yang et al. 2020a). Les émissions directes et potentielles de N 2 O provenant des systèmes
aquacole à recirculation sont estimés à 885 mg de N 2 O/ kg d'aliments pour poisson ou de 1,36
g de N 2 O /kg de production de poisson (Paudel et al. 2015), donc environ 1,3% de l'apport
d'azote est émis sous forme de gaz N 2 O (Hu et al. 2013).
En aquaculture, la production d'aliments (Ghamkhar and Hicks 2020) et le transport d’aliment
et d’autres équipements vers les structures d’élevage au large consomment de l’énergie et
contribuent également aux émissions des gaz à effet de serre (Nijdam et al. 2012). D’ici 2030
