Partie I Chapitre II. Interactions environnement aquaculture
Page 31
La farine de poisson est produite par un processus de réduction, où les poissons sont cuits,
presse-séchés et broyés en farine alors que l’huile de poisson est un sous-produit du procédé.
En moyenne 4-5 kg de poisson frais donnera 1 kg de farine et 100 g d’huile de poisson (Tacon
and De Silva 1997). Environ 57 % de la farine de poisson produite est actuellement utilisé
dans l'aquaculture et 36% des capture de la pêche sont utilisées pour la production de la farine
et de l’huile de poisson (FAO 2013).
L’absence de données de fond suggère que l’utilisation des poissons de rebut/poissons de
faible valeur marchande comme aliments aquacoles en Afrique est négligeable puisque 70 %
des captures des petits pélagiques en Afrique sont utilisées pour la consommation humaine et
seulement 30 % est réduite en farine de poisson (Hecht et Jones, 2009).
Globalement, les principales espèces utilisées pour la fabrication de la farine et l’huile de
poisson sont des petites espèces pélagiques telles que l’anchois (Engraulis ringens), le hareng
de l’Atlantique (Clupea harengus harengus), le chinchard du Chili (Trachurus murphyi) ainsi
que le traitement des déchets des industries des produits de la mer (Olsen and Hasan 2012).
Bien que leurs taux de fécondité élevé permettent une récupération rapide, il est à craindre
l’impact de la pression de pêche sur les relations prédateur-proie dans les écosystèmes déjà
stressés (Lopes et al. 2015).
La dépendance accrue du secteur de l’aquaculture sur les pêches de capture marines comme
source d’alimentation est un sujet de préoccupation pour leur gestion (Hardy 2010), puisque
la surface de l'eau de mer nécessaire pour produire la nourriture donnée aux saumons dans les
cages est d'environ 1 km
2 par tonne de saumon (Demirak et al. 2006).
Une alimentation de bonne qualité pourrait atténuer les effets induits par le stress de la salinité
ainsi que l’ammoniac (Sinha et al. 2015) et abouti à un produit de qualité.
La substitution de l’huile de poisson par des huiles végétales terrestres modifie la composition
en acides gras de la chair des poissons (Benítez-Dorta et al. 2013), de ce fait la chair de
poisson d’élevage perd son intérêt nutritionnel étant qu’elle est riche en acide gras n-6 et
pauvre en acide gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 bénéfiques pour la santé humaine, afin
d’éviter que la chair de poisson ne perde son intérêt nutritionnel, la stratégie préconisée est
l’utilisation d’un aliment de finition riche en huiles de poisson à haute teneur en DHA
(L'acide docosahexaénoïque) (Médale et al. 2013), idem l’utilisation de l'huile de poisson à
partir de krill pourrait être aussi une solution (Samuel-fitwi et al. 2013), les flocons
microbiens (biofloc) peuvent servir d’avantage de substitut à la farine de poisson (Bauer et al.
Page 31
La farine de poisson est produite par un processus de réduction, où les poissons sont cuits,
presse-séchés et broyés en farine alors que l’huile de poisson est un sous-produit du procédé.
En moyenne 4-5 kg de poisson frais donnera 1 kg de farine et 100 g d’huile de poisson (Tacon
and De Silva 1997). Environ 57 % de la farine de poisson produite est actuellement utilisé
dans l'aquaculture et 36% des capture de la pêche sont utilisées pour la production de la farine
et de l’huile de poisson (FAO 2013).
L’absence de données de fond suggère que l’utilisation des poissons de rebut/poissons de
faible valeur marchande comme aliments aquacoles en Afrique est négligeable puisque 70 %
des captures des petits pélagiques en Afrique sont utilisées pour la consommation humaine et
seulement 30 % est réduite en farine de poisson (Hecht et Jones, 2009).
Globalement, les principales espèces utilisées pour la fabrication de la farine et l’huile de
poisson sont des petites espèces pélagiques telles que l’anchois (Engraulis ringens), le hareng
de l’Atlantique (Clupea harengus harengus), le chinchard du Chili (Trachurus murphyi) ainsi
que le traitement des déchets des industries des produits de la mer (Olsen and Hasan 2012).
Bien que leurs taux de fécondité élevé permettent une récupération rapide, il est à craindre
l’impact de la pression de pêche sur les relations prédateur-proie dans les écosystèmes déjà
stressés (Lopes et al. 2015).
La dépendance accrue du secteur de l’aquaculture sur les pêches de capture marines comme
source d’alimentation est un sujet de préoccupation pour leur gestion (Hardy 2010), puisque
la surface de l'eau de mer nécessaire pour produire la nourriture donnée aux saumons dans les
cages est d'environ 1 km
2 par tonne de saumon (Demirak et al. 2006).
Une alimentation de bonne qualité pourrait atténuer les effets induits par le stress de la salinité
ainsi que l’ammoniac (Sinha et al. 2015) et abouti à un produit de qualité.
La substitution de l’huile de poisson par des huiles végétales terrestres modifie la composition
en acides gras de la chair des poissons (Benítez-Dorta et al. 2013), de ce fait la chair de
poisson d’élevage perd son intérêt nutritionnel étant qu’elle est riche en acide gras n-6 et
pauvre en acide gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 bénéfiques pour la santé humaine, afin
d’éviter que la chair de poisson ne perde son intérêt nutritionnel, la stratégie préconisée est
l’utilisation d’un aliment de finition riche en huiles de poisson à haute teneur en DHA
(L'acide docosahexaénoïque) (Médale et al. 2013), idem l’utilisation de l'huile de poisson à
partir de krill pourrait être aussi une solution (Samuel-fitwi et al. 2013), les flocons
microbiens (biofloc) peuvent servir d’avantage de substitut à la farine de poisson (Bauer et al.
