Partie I Chapitre II. Interactions environnement aquaculture
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2. Métaux traces
La pollution par les éléments traces métalliques dans l’environnement aquatiques est due aux
activités anthropiques, tels que l'exploitation minière, les eaux usées, le transport maritime,
les activités agricoles et aquacoles (Soro et al. 2009; Maas et al. 2010; Zhang et al. 2015b)
ainsi que les processus naturels (Zhang et al. 2016). L’accumulation des métaux traces dans
l’environnement est un sérieux problème en raison de leur persistance à long terme et leur
bioamplification à différents niveaux trophiques ce qui menace la santé publique (Cherfi et al.
2015; Fahssi and Chafi 2015; Iamiceli et al. 2015). Des concentrations élevées en métaux ont
été rapportées dans les zones où les établissements aquacoles sont amarrés (Yohannes et al.
2013; Farmaki et al. 2014), cependant les poissons sauvages agrégeant autour des cages de la
ferme accumulent un plus grand nombre de ces éléments que les poissons d'élevage (Qiu
2015b), ce phénomène est dû au fait que les poissons sauvages sont plus actifs et expriment
donc plus de protéines qui ont une forte affinité pour les métaux et par la théorie de la dilution
due à l’effet de la croissance comme les poissons d’élevages croient plus vite que les
congénères sauvages (Yoo et al. 2019).
3. L’utilisation des poissons sauvages comme aliment
L’aquaculture a une tendance croissante à dépendre des aliments composés (FAO 2016). Le
taux de production totale des aliments industriels aquacoles composés a augmenté de 15 à
20% depuis 2008 (Tacon et al. 2012). Les ingrédients clés couramment utilisés dans les
aliments aquacoles sont :
a) sources de protéines : farine de poisson, farine de soja, différents tourteaux et farines des
graines oléagineuses,
b) sources d’énergie/glucide : divers céréales et sous-produits de céréales,
c) et des lipides/huiles : l’huile de poisson et les huiles végétales (Tacon et Hasan, 2007).
L’aquaculture est aujourd’hui le plus grand utilisateur de la farine et de l’huile de poisson
raison que ces produits sont des constituants essentiels de régimes alimentaire pour la
production intensive de poissons carnivores (Oliva-Teles et al. 2015), où une tonne d'aliments
pour poissons contient 660 kg de farine de poisson et 110 kg de l’huile de poisson (Samuelfitwi et al. 2013).
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