Partie II
Chapitre VII. Vers une mariculture durable : quelques tendances
mondiales
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contrôler l'eutrophisation, avec des rendements de purification de 79 % pour le nitrate et de 77
% pour phosphate. Pour la dégradation des polluants émergents, notamment les stéroïdes et
les résidus de médicaments, le charbon actif, l’ozonation ainsi que des stations utilisant la
microfiltration et l’osmose inverse semble prometteur (Wang 2017 ; Bendjama et al. 2018 ;
Delgado et al. 2019).
8. Les effets de l'aquaculture en comparaison à d'autres industries
Les effets des nutriments dissous provenant des déchets de l'aquaculture sont considérés
comme négligeables par rapport à d'autres intrants, tels que l'industrie ou l'agriculture (Carroll
et al. 2003). En dépit de la dégradation importante sous les cages à poissons, les influences sur
l'environnement disparaissent en grande partie à une distance de 50 à 100 m (Gondwe et al.
2012 ; Farmaki et al. 2014) et après une courte période (4 mois) sans poisson, du coup la
qualité des sédiments s'améliore (Varol 2019), en opposée la toxicité des sédiments porcins
est très élevée par rapport à la pisciculture (Arias-Andrés et al. 2014). La modélisation des
bassins versants au Portugal indique que 55 % de l'azote et 70% des charges en phosphore
proviennent de sources diffuses (Ferreira et al. 2014). La majorité de la production aquacole
est plus efficaces que la pêche (secteur de la pêche) en termes de consommation d'énergie et
d'émissions de dioxyde de carbone (Natale et al. 2013), sachant que les prises marines sont
responsables pour environ 1,2 % de la consommation mondiale de pétrole et de l'émission de
plus de 130 millions de tonnes de CO 2 dans l'atmosphère (Farmery et al. 2014), Nijdam et al.
(2012) ont constaté que les impacts les plus importants par kilogramme de produit ont été
trouvés pour la viande de ruminants, tant en termes d'émissions de gaz à effet de serre que
d'utilisation des sols, de plus les déchets de l'aquaculture sont minéralisables dont la plupart
peut être utilisé par la macrofaune, contrairement aux effluents d'eaux usées et d'autres
industries (Bayle-sempere et al. 2013 ; Greggio et al. 2018).
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